ROLEPLAY


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#1 [fr] 

Le message suivant se retrouva placardé dans toutes les villes et tribus des pays fyros, zoraies et trykers. Un exemplaire fut même égaré sur la porte de l'étable du camp maraudeur :
Habitantes de tout Atys ! Le prince Aniro cherche l'âme sœur !

Toutes les homines sont des princesses.

Si vous aussi, vous savez que la royauté est faite pour vous ;
Si vous aussi, vous avez des idées pour améliorer le royaume et dépoussiérer une politique vieillissante ;
Si vous aussi, vous êtes la plus belle et que vous voulez danser toute la nuit.

Alors présentez-vous le 2h - Tria, Germinally 9, 2nd AC 2615 à la Rotoa d'Avalae, avec votre plus belle tenue, et un poème en 8 vers maximum, qui démontre l'étendue de vos talents et votre capacité à régner sur le cœur des matis.


Par contre, dans le pays Matis, c'est une autre affiche qui était apposée, imitant autant que possible les papiers officiels :
Sujets matis,
Les prétendantes au mariage avec le Karin Aniro seront présentées le 2h - Tria, Germinally 9, 2nd AC 2615 à la Rotoa d'Avalae. Venez avec vos plus beaux habits pour saluer et encourager celle qui sera votre future reine !

Edited 2 times | Last edited by Feinigan (2 months ago)

#2 [fr] 

Feinigan courait de partout et s'amusait comme un fou. Organiser un mariage (ou du moins une recherche de mariée), c'était presque aussi amusant que d'arnaquer les clampins de Fairhaven ou de taquiner les homins louches dans les Primes. Choisir les tissus des robes valait bien une chasse au Dragon, et trouver un discours d'ouverture à la hauteur des exigences matisses était presque au même niveau que de comprendre les délires des trytonnistes. Ouais, c'était la fête !

Il espérait que de nombreuses homines et homins viendraient se mettre en scène dans l'espoir de recevoir un baiser du Prince Aniro. Avec un peu de chance, ce dernier tomberait amoureux d'une trykette, et alors le mariage pourrait se faire chez Ba'Naer, et ce serait alors une façon somptueuse d'avoir enfin la tournée promise par le barman.

Mais même sans ça, ce serait un grand moment.

Que le Prince ne se déplace pas ne traversa pas un instant l'esprit du tryker. Comment pouvait-on résister à l'appel du destin ? Il serait là, c'était sûr et certain. De toute façon, jamais la bureaucratie matisse n'aurait le temps de vérifier que son évènement était bien officiel et validé par les bonnes personnes. Et au pire, si les gardes débarquaient, il trouverait bien comment les faire participer aux réjouissances.

L'un de ses clients lui signala que sa condition de "poème" était "une plaie".
- Écrire des poèmes, se plaignit le matis, c'est un vrai travail ! Ça ne s'invente pas comme ça ! À quoi va ressembler ma prétendante si elle ne trouve rien à dire ?

Feinigan réfléchit un instant avant de trouver la solution. Un aller-retour plus tard, il revenait avec une grosse sacoche pleine de parchemins.
- J'ai un client qui était prolifique en poèmes. Jusque là, je ne voyais pas trop ce que je pouvais en faire...

Les deux se mirent à éplucher le tas de papier, y allant de divers commentaires qui auraient fait rougir de honte et de désespoir l'auteur original. Trop sombre, trop dépressif, trop mystique, trop bizarre, trop long, trop compliqué, trop ceci ou cela ; mais dans le lot, il y en avait quand même quelques uns qui pouvaient s'adapter ou se détourner pour l'occasion présente.

Le client en garda un pour lui en échange d'une somme rondelette. Après son départ, Feinigan consulta la sélection d'un regard pensif.
- Et une nouvelle façon de me faire des dappers... Rien n'arrête le commerce, même pas l'amour !

#3 Multilingual 

Multilingual | [Français] | English | Deutsch

La Maison Royale dénonce le prétendu concours de prétendantes aux abords d'Avalae.
Les organisateurs de cette mascarade encourront de sévères sanctions.
Sujets matis, le Karin compte sur votre vigilance !

Last edited by Ghost of Atys (2 months ago)

#4 [fr] 

- On murmure que tu vas encore droit dans les ennuis, Feinigan…
- Quoi ? Je me tiens loin de Dyron, j’y suis pas retourné depuis plusieurs semaines !
- Je ne parle pas de ça. Et ça devrait se compter en mois, pas en semaine, bougre de bodoc.

Murmure soupira. Elle adorait le tryker, mais elle était toujours aussi étonnée de le trouver encore en vie. Cette fois-ci, elle allait faire ce qu’elle pouvait pour lui éviter un mauvais sort.
- Laisse tomber Dyron. Et laisse tomber ton truc avec les matis, surtout.
- An, certainement pas. J’ai commandé plein de bhyr, elle doit traverser la masure de l’hérétique à l’heure actuelle. J’ai réussi à trouver un stock de feu d’artifice à moitié prix, j’ai même trouvé un décorateur qui s’ennuyait et qui avait un stock de lampions ayant à peine servi. Sans parler de tous les aller-retour pour les robes des demoiselles qui ont fait appel à mon expertise. Ça va être une super fête, et puis ça décoincera un peu les princes. Un peu de compassion, quoi ! T’imagines, passer ta vie enfermé dans une maison-arbre, entouré de gens ayant un balai dans le derrière, sans jamais profiter de tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ? Là, ils auront au moins une soirée à draguer, boire et danser.
- C’est pas des trykers, Feinigan. Le balai, c’est la plus haute expression de leur plaisir. Là, à vouloir leur apporter un peu de fun, tu vas finir sur un bûcher.
- N’importe quoi. Ça ne se fait plus depuis des siècles.
- Tu me fais confiance, ou pas ?

Feinigan contempla Murmure d’un air dubitatif. La trykette avait comme toujours son casque rose solidement vissé sur son crâne, rendant impossible de voir la tête qu’elle faisait. Faire confiance à cette intrigante était un drôle de choix. Mais il la connaissait depuis tout petit et savait que ses conseils n’étaient jamais mauvais, même si la distillation de ses infos obéissait parfois à des raisons obscures.
- Explique-moi au moins.

Alors Murmure lui raconta ce que son réseau d’espions avait remonté. Feinigan n’en croyait pas ses oreilles :
- Quoi, la maison royale entretient encore réellement une police secrète ? Moi qui les croyais à peine capables de tirer du vin de pissenlit…
- Oy, et tous les citoyens d’un peu d’importance ont été prévenus que s’ils allaient à ta fête, ça allait mal tourner. C’était assez menaçant pour que ça soit pris au sérieux.
- Ça explique pourquoi l’autre mégère m’a claqué la porte au nez hier, alors qu’avant ça elle m’avait arrosé de dappers pour que sa protégée soit en bonne position…
- Les seuls qui viendront, Fei, ça sera de pauvres clampins qui seront sacrifiés, et puis évidement la police en question, pour tous vous attraper pour crime de lèse-majesté ou un truc comme ça.
- Mais je ne fais rien de mal, au contraire ! Je pourrais même demander à être citoyen matis après une si belle action !
- C’est pas des citoyens, c’est des sujets. Ils ont pas de libre arbitre… ils doivent juste se conformer à la volonté de leurs supérieurs. Et les supérieurs ont visiblement pas envie qu’un petit aventurier fasse un remake de miss Atys version "qui veut épouser le prince" à deux pas de leurs villes.

Feinigan tempêta encore un peu, avant de s’asseoir, abattu.
- Même les maraudeurs sont plus jouasses.
- On reparle de la fois où t’as passé la semaine attaché en plein soleil et sans manger ?

Feingan ronchonna encore un peu, puis se secoua.
- Bon, tant pis. T’as raison, je vais pas risquer ma graine de vie pour quelques culs serrés, et puis si certains de mes invités se font mettre en taule, ça sera encore pire. Tu sais que j’avais convaincu une matisagoo de participer ?
- Ho la la…
- Ouais, je vais lui faire cadeau de la robe je crois, ça m’évitera des soucis en plus. Allez, je vais leur faire passer le message que c’est annulé, et puis je vais retourner dans les Primes. C’est que j’ai des contrats lucratifs à honorer. C’est pas tout de s’amuser… faut parfois bosser aussi.

Quelque temps plus tard, un message était épinglé sur la rotoa d’Avendale :
Vous qui venez pour voir la fine fleur du pays matis
Passez votre chemin, il ne reste que des adventices
Les jardiniers trop zélés ont préféré tout brûler
Plutôt que de prendre le risque de venir s’amuser

C’était probablement un peu trop subtil pour qui n’était pas matis, mais Feinigan n’avait pas pu résister au plaisir d’un dernier vers avant de reprendre la route. De toute façon, les personnes les plus importantes avaient été prévenues directement par izam.

Last edited by Feinigan (2 months ago) | Reason: coquilles

#5 [fr] 

Canillia est devant la Rotoa.

Elle découvre avec horreur la blessure infligée à la Filirae plante.

Elle se demande qui peut avoir oser une telle infamie .

Elle décroche l'épingle avec une infinis délicatesse, s'excusant auprès du Noble végétal.
Elle entreprend de soigner la plaie en maudissant le "Bestia" qui a osé ce sacrilège.

Puis, finalement, elle lit le "torche fondement".

la Nindën fronce les sourcils:

"....adventices!!! comment ose-t-il traiter les Filirae Matissae du royaume de mauvaise herbes...."

l'homine déchire un pacte pour se rendre rapidement au palais afin d'y remettre le document et rapporter qu'un individue a osé blesser la Rotoa d'Avalae

Edited 2 times | Last edited by Canillia (2 months ago)

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