ROLEPLAY - Ryzom Community Forum https://app.ryzom.com//app_forum/ Wed, 01 Feb 2023 08:49:45 +0000 ryApp::FeedBuilder 15 ROLEPLAY - Ryzom Community Forum https://app.ryzom.com:443/app_forum//images/rz_ryzom_logo-144x47.png https://app.ryzom.com//app_forum/ <![CDATA[kün geyum (le grand voyage) : récit du périple sur la route d'Oflovak jusqu'aux Anciennes Terres]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32012/52#207988 Mon, 30 Jan 2023 11:02:58 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207988
— Mange, déjà.

Eeri ne se fit pas prier. Elle prit une grande poignée de viande séchée, qu’elle engloutit aussi sec, avec une gorgée de shooki. Le regard du matis se posa un moment sur la voute de la caverne, puis il reprit la parole.

— Je te connais, sans te connaitre. Et je te dois quelques explications. Les Trytonistes sont tolérés ici. Tout dépend des Clans, on va dire. Dans tous les cas, nous sommes avant tout des Maraudeurs, mais nous n'oublions pas nos convictions. Beaucoup d’entre nous viennent des Nouvelles Terres, quelques anciens ont toujours vécu ici. Je t'ai connue quand tu n'étais qu'une jeune recrue, à l’époque. Je me souviens de la réunion que l’on avait eue, avant de te recruter. Tu sais ce que c'est, les anciens savent toujours qui ils recrutent, alors que les jeunes ne connaissent pas les plus vieux. Mais je suis parti depuis une vingtaine d’années de Jena, déjà.

Eeri écoute le matis, bouche-bée.

— …après la mort de notre chef. Ocyx Écarlate.
— Lopy…
— Lopy, oui… Ça sentait très mauvais pour nous. L’Empire Fyros avait fait tomber des têtes, alors qu’avant le Désert était encore un endroit sûr… Sa mort a été le signe que la Karavan avait trouvé sa trace, et osait agir sur le territoire de l'Empire.
— Beaucoup ont cru que ça venait du Royaume.
— Le royaume et les sujets matis sont fous, mais pas à ce point. Ils n'auraient pas été jusque là par simple vengeance. Une mort aussi subite ne peut venir que de l’une des Puissances. Nous sommes quelques anciens à avoir pris alors la décision de partir des Nouvelles Terres, après avoir rejoint les maraudeurs. Nous pensions que nous trouverions plus de réponses.

Eeri repose sa chope et la nourriture qu’elle a en main.

— Je suis désolé, continue Aride. Tu ne t’attendais sans doute pas à entendre parler de ça ici. Je sais que tu le connaissais bien.
— J’ai eu une enfant de lui… Née après sa disparition... J'avais peur, je l'ai cachée. Enfin… Je l’ai confiée, mais l’homine qui devait s’en occuper a disparu. J’avais peur.
— Ça a été un bouleversement pour beaucoup d’entre nous.

Après quelques minutes de dialogue, Aride se leva et reposa son verre de vin.

— Maintenant, essaie de manger et de te reposer.
— Cet endroit est sûr, demanda Eeri?
— Oui. Nous avons repris ici nos vieilles habitudes d’aménager des cachettes par endroits. C’est aussi pratique, à cause des kitins. Il y a beaucoup de cavernes, à Citadelles. Si les sbires de la Régente nous cherchent, ils leur faudra deux jours pour tout retourner.
— Qui ça ?
— La Régente. Elle administre la Citadelle et aide les Clans à s'organiser contre les Kitins.
— C'est donc la cheffe des Maraudeurs ?
— Non, les Maraudeurs n'ont pas de chefs.
— C'est ce qui me semblait oui. C'est peut-être même elle qui m'a interrogée... Enfin, bref. Akep. Vraiment.
— Ne me remercie pas trop vite. J’ai du assommer et attacher l’un des gardes pour te libérer. Ça veut dire qu’ils vont te rechercher, dès qu’ils s’en rendront compte. Avec un peu de chance, après le départ de ton compagnon.
— Ils le laissent donc prendre la route de Coriolis?
— Oui. Par le sommet de la dorsale.
— Il penseront sans doute que je ne le suivrai pas. Nous sommes fâchés. Mais je le suivrai.
— Si c’est ce que tu veux, tu n'auras sans doute que peu de répit après son départ. De toute façon, dans ton cas, rester à Citadelle serait du suicide. Demain matin, je t’amènerai une autre armure, tu passeras plus inaperçue. Maintenant, je vais devoir te laisser et rejoindre ceux de mon clan, avant que mon absence ne paraisse suspecte. Sois prête à l'aube.]]>
Eeri
<![CDATA[Canillia Altae Di Sylengi homine aux doigts agiles]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/30323/47#207961 Wed, 25 Jan 2023 11:17:10 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207961 carnet de notes

[...] je suis dans le Désert et à Pyr depuis quelques saisons.
Je dois avouer que c'est fascinant de voir tout ce qu'on peut apprendre quand on n'est pas soit-même...

Si on exclue les bains, le bar du vieux Lidyx est le site le plus intéressant. Il s'y passe toujours quelque chose.

Lidyx amoureux s'est fait piqué le cadeau qu'il destinait à sa belle.
On a dus arpenté le désert des mines de sciure à Thesos en passant par le cañon interdit.
On a tué des Perce Ecorce jusqu’à ce que leur chef cause (la Légionnaire Naveruss est plutôt efficace).
On a fait pression sur une vendeur ambulant qui recèle à l'occasion.
On a finalement atterris chez Pecus Cegrips : le vieux pote de la couturière.
Il avait acquis en toute bonne foi, pour sa Légitime épouse, le bijou volé.
On a dus en négocier la restitution assez durement, je crois...

Bon, tout cela est bien romantique mais ne m'a pas beaucoup fait avancer.

Par contre, à force de picoler et d’offrir des tournées, j'ai fini par croiser la bonne personne.
Cette homin un fin pilier du bar aurait bien connu le vieux Galdor.
Ils ont partagé des beuveries mémorables avec un troisième homin dont il a tue le nom par respect de la position social que celui-ci aurait atteint.

Je sais seulement que c'est un vrai Patriote en vue qui est "super Fort" et a un caractère de varynx!

Bref je sens que je ne suis plus très loin.
Je pressens qu'il y a un lien entre Galdor et cet inconnu "puissant".
ce vieux pochard finira bien par me lâcher le morceau...

je saurais l'y aider au besoin [...]


]]>
Canillia
<![CDATA[Lettres à mon enfant.]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32105/28#207958 Tue, 24 Jan 2023 13:13:43 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207958
[…] Pom a froid, elle ne sent plus ses membres. La poussière accumulée sur son visage la fait tousser.
Elle essaye de bouger mais ne parvient qu'à provoquer une intense douleur. Comme lorsqu'on est resté immobile trop longtemps…

La nuit est absolue, il n'y a aucune lumière. Au bout d'un temps infini elle réalise que ses yeux chassieux sont collés.
Après d'épuisants efforts elle parvient à les ouvrir.
Dans la pénombre elle perçois les provisions suspendues.
Elles sont proches, mais restent hors de sa portée.

Elle se concentre sur ses orteils et essaie de les faire bouger.

Petit à petit, la sève afflue douloureusement dans ses jambes.

Elle s'occupe alors des doigt puis de ses bras…

cela prend un temps infini avant qu'elle ne puisse envisager le moindre mouvement.
Son corps a oublié qu'il savait bouger : il lui fait payer sa longue négligence.
Sa tête est comme prise dans un étau, ses lèvres et sa langue sont sèches et râpeuses.

Elle frissonne.


Dans un effort surhomin elle parvient à s'asseoir dans le hamac instable qui bouge au moindre de ses mouvements.

Elle tend la main vers sa survie, elle y est presque.

Elle se penche, sa main effleure presque l'outre quand subitement elle perd l'équilibre et se retrouve éjectée comme par un jeune toub sauvage.
Elle voit au ralenti le sol s'approcher d'elle…


« Al toub… »



Quand elle ouvre à nouveau les yeux elle reconnait le vortex de la Porte des Vents.
Sans armes ni armure, les Puissances l'ont transportée comme elle était.
En attendant que ses forces reviennent totalement, elle se demande combien de temps s'est écoulé depuis l'injection.
Elle cherche son carnet pour noter toutes les informations qu'elle à pu glaner mais réalise qu'il est resté là bas avec toutes ses affaires.

Étrangement, elle ne se sent plus seule […]




——o§O§o——

Lexique

]]>
Peatpom
<![CDATA[Héritage]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32518/1#207948 Sun, 22 Jan 2023 21:36:48 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207948
Tout était en place. Tout ce qu’il devait faire avait été fait. Il n’y avait plus qu’à agir, à donner le coup d’envoi. Le plan était simple dans sa mise en œuvre, complexe dans ses implications ; au-delà d’un certain stade, il se refusait à prédire quoi que ce soit. Mais les chances qu’il avait de s’en sortir vivant étaient, quoi qu’il arrive, extrêmement faibles. Alors, quitte à mourir, autant le faire d’une façon qui aurait un peu d’impact. Un sacrifice n’a aucune utilité s’il se fait discrètement.

Il se demandait si les deux fyrettes avaient transmis son « offre ». Probablement pas. Quand bien même, aucun risque que Nikuya et les siens acceptent. Ça ne méritait pas de s’y attarder…

Repenser aux messagères lui remémora Eeri. Quel dommage que la fyrette ait croisé son chemin si tard ; mais leur collaboration avait été fructueuse. Eeri avait eu une belle vie, elle avait même trouvé le temps de faire des enfants, ce qui montrait quelle homine de valeur elle était. Et à présent elle était en route pour rencontrer les anciens compagnons de Mazé'yum, pour leur faire passer son héritage. Il espérait qu’ils lui feraient bon accueil… et qu’elle arriverait à les rejoindre. Jusque là, son trajet semblait se dérouler sans problème majeur. Un petit sourire se dessina sur son masque en se remémorant la lettre qu’elle lui avait envoyée. L’humour particulier de la fyros avait frappé : tous les coursiers avaient eu l’occasion de voir cette feuille en apparence blanche, le courrier ayant évidemment été ouvert à un moment ou un autre de la route. Mais personne ne l’avait « lu ». Du reste ce qui était écrit, une fois l’encre révélée, n’était rien d’important : juste les grandes lignes du voyage jusqu’à Fort-le-Phare. Il espérait qu’elle aurait le bon sens de se débarrasser de certaines de ses marchandises avant d’aller plus loin. La bombe à goo, surtout. La fyrette avait été têtue et avait refusé d’entendre que ce n’était pas une monnaie d’échange mais plutôt une potentielle déclaration de guerre et les Maraudeurs se montreraient un peu plus tatillons que les Rangers. En attendant, ce courrier l’avait fait rire, parce que c’était une façon absolument parfaite de mettre en application certaines de ses leçons. Comment dire que son compagnon est un bodoc qui ne regarde pas plus loin que son nez ? Que les homins rencontrés jusque là sont une bande de naïfs imbéciles et inoffensifs ? Que cette partie du voyage s’est révélée étonnamment facile pour la guerrière ? Tout simplement en envoyant une lettre si blanche qu’elle aurait dû paraître suspecte à toute personne de bon sens, au lieu de cacher son véritable texte en écrivant par-dessus des banalités à l’encre ordinaire. Certes, tout ça pour coucher sur le papier des poncifs quand même, ce qui était aussi une preuve du génie de la fyrette ; si quelqu’un avait révélé l’encre, alors un autre message aurait été transmis, celui selon lequel les homins de la Route n’étaient pas si idiots. Vraiment l’une de ses meilleures élèves. Si seulement ils pouvaient tous être comme elle… mais, dans les jeunes, tous étaient un peu idiots.

En même temps, à leur âge, il ne brillait pas par son esprit non plus. Plus que certains, certes ; jamais il n’avait atteint l’insondable stupidité capricieuse de Nikuya par exemple. Mais il avait tout de même fait son lot de bourdes et pris son temps pour comprendre des leçons qui, aujourd’hui, lui semblaient d’une évidence absolue. Son maître avait été d’une grande patience… Raison pour laquelle il essayait aussi d’être patient avec ses élèves, même si l’envie était parfois grande de les plonger dans la goo et de les laisser s’y décomposer. Certains avaient peu de chance d’aller loin, d’autres finiraient probablement par faire une bêtise qui leur vaudrait une mort stupide et douloureuse, trop tôt pour avoir accompli quoi que ce soit. Mais peut-être que dans le lot, l’un d’eux se révélerait au fil du temps, reprendrait son héritage, et amènerait la science et l’hominité dans son ensemble à un nouveau stade.

Une grande partie de son savoir était actuellement disséminé un peu partout sur l’Écorce. L’en déloger serait comme d’essayer d’enlever tous les exemplaires d’une plante : un long travail qui ne pourrait jamais être achevé avec certitude. La Karavan allait bien finir par tomber dessus et les adeptes des Kamis découvrir le pot aux rosaes. Mais lorsque ce serait le cas, il serait trop tard. Les Trytonnistes avaient la clé, ainsi que quelques homins des Nouvelles Terres, et bientôt peut-être les gens des Anciennes Terres. Ni le feu, ni la goo, ni la traque ne détruiraient tous les exemplaires ; et même si tous les initiés venaient à disparaître, n’importe quel curieux pouvait redécouvrir le secret. Ce savoir n’était qu’un jalon sur la longue route menant l’hominité à sa délivrance et à sa survie, et peut-être que cela ne suffirait pas à faire face à la catastrophe qui s’annonçait, mais il avait fait de son mieux ; il aurait juste aimé avoir quelques années encore pour affiner le travail, pour transmettre plus.

Avoir atteint un âge aussi avancé que le sien tenait du miracle à bien des égards. Les Pourpres dépassaient rarement la cinquantaine, pour les plus chanceux. Il s’était toujours montré prudent, maniéré même pour certains… qui étaient morts aujourd’hui, tandis que lui avait survécu. Il avait pris des risques calculés tout au long de son existence, tout en n’hésitant pas à recourir aux solutions extrêmes lorsque cela semblait pertinent. Il était à l’aube d’une grande découverte, il était certain d’arriver d’ici quelques décennies à peine à déverrouiller certains aspects de la graine de vie, mais il était improbable qu’on lui laisse le temps d’achever ces recherches. Tout ça pour quoi ? Pour une gamine qu’il avait surestimée. Son désir de trouver des légataires parmi les Antekamis, sa tribu natale, l’avait aveuglé. Un sentimentalisme stupide, une envie idiote de prouver que cette sève valait mieux que ce que tout le monde en pensait. Mais ce n’était pas le cas. Le monde avait raison, les Antekamis ne produisaient que des dégénérés, à peine capables d’être des outils le temps d’une mission ; la folie était inscrite dans leur culture, et il fallait en extraire les jeunes bien plus tôt pour avoir une chance de les faire changer de destin. Nikuya et Nokkuya venaient d’une bonne lignée, de kwai forts, indestructibles ou presque, elles lui avaient donné l’illusion d’être plus intelligentes que la moyenne ; mais il les avait eus trop tard pour les sauver. Bien trop tard. Nokkuya encore n’était pas si mauvaise ; un peu paresseuse peut-être, trop portée sur la violence aveugle et les drogues comme les autres de sa tribu, et définitivement trop loyale à sa sœur, mais elle faisait une assistante acceptable. Mais Nikuya… rien à faire. Cela enrageait Mazé'yum de se remémorer cette longue trajectoire aboutissant en cul-de-sac. Jamais il n’avait toléré tant de bêtises de la part de quelqu’un ; résultat, la petite ingrate n’avait rien appris et pensait que le monde se plierait à ses désirs éternellement. Il aurait dû lui donner une vraie leçon dès la première fois, mais à l’époque Gia’suki avait tellement plaidé en sa faveur qu’il avait passé l’éponge. Après cela, l’Antekamie était devenue kamiste, Éveillée même, et cela durait un peu trop pour mettre ça sur le compte d’une rébellion adolescente. Elle lui avait créé des soucis avec les Pourpres, avec Gami, avec les Maraudeurs, évidemment avec la Théocratie aussi ; il avait passé plus de temps à réparer ses erreurs qu’à travailler sur ses propres projets. Et elle n’avait rien appris. Rien.

Ce qu’il sermonnait à tous ses apprentis, et qu’aucun ne voulait entendre, c’est que toute chose devait être payée. Agir avait un prix ; rester inactif en avait un aussi. Quelqu’un payait, toujours. Parfois le tarif n’était pas très élevé, parfois celui qui payait n’était pas celui qui avait initié l’action, mais il y avait toujours un moment où il fallait payer. Cette fois, lui-même devrait payer le fait d’avoir été si laxiste avec Nikuya, et elle paierait le prix de ses inconséquences. Et beaucoup, beaucoup de gens paieraient avec eux…]]>
Mazeyum
<![CDATA[Faisons la paire]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32507/3#207936 Tue, 17 Jan 2023 11:37:23 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207936
« Vauban ! Approche que je te salue comme tu le mérite ! »

« Ser, allez-vous barricader dans l’arbre-maison naete. Apparemment cet individu me cherche et me connait. Mettez-vous à l’abri avec lumenima. Je m’en charge. »

La voix de Vauban était étonnamment posée pour une situation que nombre d’homins trouverait stressante. L’homin en noir était encore à bonne distance mais s’approchait de plus en plus rapidement. Tout en ne le lâchant pas du regard, Vauban alla s’équiper d’un nouveau bouclier, un Kara Takod cette fois, une paire de dagues vivantes attachées à l’arrière de sa ceinture. Il jugea de nouveau la distance entre lui et l’inconnu qui faisait maintenant de petite foulée, toujours en aboyant des phrases provocantes. Il fixa dans son dos une rondache vivante avant de penser tout haut en terminant de s’équiper.

« Ma fidèle Kara Klyde ne me fera pas défaut face à… certainement un ktheros trop zélé. »

Alors qu’il était en course, Kessler saisit des deux mains sa hachette qui était attachée dans le dos. Il leva les bras jusqu’à avoir la hachette à l’arrière de sa tête, puis s’arrêta net pour viser et lancer la hachette en direction de Vauban.

« Réveille-toi mon frère ! »

Vauban dévia la hachette fyros sans difficulté d’un coup de bouclier. Il en profita pour sortir sa Klyde de son fourreau et se mettre en garde.

« Tu es vif c’est bien… mais est-ce que ton bouclier va continuer à te protéger contre ma massue ?! »

La phrase à peine terminée, la massue déjà dans ses mains, Kessler portait le premier coup, puissant et droit en direction du Takod de Vauban, déterminé à le lui briser.

Kessler défoulait sa frustration dans ses coups en ne laissant aucun répit à son frère. Le bouclier encaissait les coups qu'il ne pouvait esquiver mais Vauban était rapide et l’inertie de la massue jouait en la défaveur du porteur. Cependant, même si Kessler semblait lent et lourd dans ses coups, il maîtrisait si bien son arme qu’il changea peu à peu de stratégie sans se dévoiler à son frère cadet. Le but était de déstabiliser les appuis de Vauban. Il ne cherchait plus à frapper à chaque coup son adversaire qui ne faisait que contrer ou esquiver les coups sans jamais attaquer. Kessler se mit à volontairement manquer ses attaques, jouant de la lourdeur de l’arme et du comportement exclusivement défensif de Vauban, pour frapper lourdement l’écorce jusqu’à briser sa couche superficielle. Le sol rendu friable par la répétition des coups portés faisait glisser Vauban sur ses appuis.

« Attaque donc Vauban ! Tu vois bien que tu n’arrives plus à te défendre correctement ! C’est ennuyant ! »

Kessler balaya d’un coup rapide de massue au sol pour obliger Vauban à sauter, puis dans l’inertie du mouvement, il continua son tour tout en se relevant et en visant cette fois le bouclier. Juste avant que le coup soit porté, Kessler déclencha l’enchantement d’onde de choc qui était incrusté dans sL’impact fut si puissant que Vauban se retrouva projeté quelques mètres puis loin alors qu’il n’avait plus d’appuis au sol, le bouclier volant en éclats en même temps.

Vauban, se releva au plus vite, quelque peu titubant, prenant sa rondache et rattrapant sa Klyde. Il avait tout de même pris le temps d’analyser son ennemi pendant toute cette première phase de combat. Il s’adressa à Kessler pour gagner un peu de temps et en découvrir plus sur lui.

« Puis-je savoir qui vous êtes ? Vous m’appelez frère, pourtant, si j’avais un modinima je le saurai car depuis mes atecaine-leme années de vie, j’ai toujours été fils unique. »

Kessler retira son casque pour répondre tout en le gardant d’une main par la suite.

« Ces traits ne te disent rien ? Je suis Antonino Maestoso, mais tout le monde m’appelle Kessler. »

« Ceci ne m’avance pas plus… ser. Je vous prenais pour un ktheros au départ mais votre taille et votre carrure ne correspondait pas, malgré votre hargne i matale. »

Kessler pointa de son index le blason de l’Ordre sur son uniforme et poursuivit. « Regarde ça peut être. Toujours rien ? »

« Vous êtes de l’Ordre Alkiane… ou vous avez volé ou contrefait l’uniforme, car jamais un membre d’Alkiane attaquerait un autre sujet de la couronne. J’en conclu donc que vous êtes un imposteur et qu’il est temps d’en finir avec cette mascarade. »

« Mais ?! Quoi ?! Attends, Vauban je suis réell’… »

Vauban prit de vitesse Kessler en ne le laissant pas terminer sa phrase et harponna de sa Klyde le casque de celui qui se revendiquait être son frère, désormais sans protection à la tête. Il chargea net avec sa rondache vivante dans le plastron de Kessler pour l’obliger à reculer et l’éloigner de sa massue. Enfin, Vauban glissa aux pieds de son adversaire en plantant une première dague à travers la robe de l’uniforme noir dans le sol pour limiter les mouvements de Kessler, puis en fit de même avec la seconde en activant la cristallisation d’enracinement de cette dernière. Les racines qui jaillirent de l’écorce piégèrent rapidement Kessler jusqu’à le forcer à s’agenouiller.

Vauban alla récupérer la Klyde plantée dans le casque de Kessler un peu plus loin, maintenant qu’il était maîtrisé. L’enracinement avait lui aussi terminé son développement, offrant le cou de Kessler à la Klyde de Vauban. Et alors qu’il tenait en joug son adversaire une voix claire se fit entendre depuis l’arbre-maison.

« Seri Kessler et Vauban il suffit ! Je crois qu’il est temps de passer aux explications. »

Kessler reconnu la voix et l’homine en question et ne pu s’empêcher de le faire remarquer malgré sa position plus qu’inconfortable.

« Oh mais qui voilà. La plus matis des fyros. Deles silam serae Mera. »]]>
Kessler
<![CDATA[Enquête sur les Kamis]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31522/5#207919 Fri, 13 Jan 2023 16:18:01 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207919 (16/12/2022)
Les Kamis sont très méchants ! Très très méchants ! On voulait juste sauver des Homins sous les débris en creusant ! On ne faisait rien de mal ! Mais un Kami est apparu et il nous a dit d’arrêter ! Car « Homins pas importants » ! C’est super méchant ! Les laisser mourir lentement là-dessous pendant des jours ! C’est horrible ! Du coup, on a continué à creuser, surtout qu’après, y’avait nos amis de bloqués sous les éboulis ! Puis… le kami il a tout explosé ! BOUM ! D’habitude, j’adore quand ça fait BOUM, mais là… C’était sur nous ! Sur nous, Kamistes ! Nous qui croyions en eux ! En leur choupitude ! Au moins, ça a achevé ceux qui étaient bloqués sous la sciure, mais… Méchants Kamis ! Très méchants ! On voulait juste aider nos amis ! Ils n’ont rien fait de mal, eux ! Giasuki avait raison, ils se cachent sous une apparence toute choupi pour nous tromper ! C’est décidé, j’aime plus les Kamis. Si ça veut dire abandonner ses amis, je veux plus être Kamiste !]]>
Lorlyn
<![CDATA[Der Held aus Zora]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32465/2#207859 Sat, 31 Dec 2022 10:22:03 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207859
Es war mal ein armer Homin des Names Vao, der hütete des Nachts die Tiere. Er lebte in einem kleinen Dorf. Und als er so des Abends über die satte Weide seiner Gubani sah, sah er, dass dort ein ganz kleines Gubani lag. Dem ging es nicht gut. Es röchelte. Es zuckte. Es wandt sich. Die höheren Mächte schienen es nicht gut mit dem kleinen Gubani zu meinen. War das gar ein Kirosta-Stachel, der dort im Bein noch steckte…?

Aber Vao kannt sich mit den Tieren aus, strechelte es, und nahm es mit in seine Feldhütte. Er bettete es auf sanftes Stroh. Er bereitete ein Sud aus Jubula-Beeren mit ein paar weiteren Kräutern. Dieses flößte er ihm ein. Das tat er zwei lange Wochen. Dann kehrte er in sein Heimatdorf mit seiner Herde und dem Mini-Gubani zurück. Da sah er ein Plakat: „entlaufen“. Das dort abgebildete Gubani sah demjenigen, was er gefunden hatte, erstaunlich ähnlich. Er fragte den Wirt seines Dorfes, was das mit dem Plakat sei. Der erzählte ihm, dass Cho persönlich habe diese aufhängen lassen. Vor wenigen Tagen sei er hier durchgereist.

Trotz der Müdigkeit der Wochen auf den Weiden, reiste Vao gleich früh am nächsten Tage noch nach Zora, und nahm das kleine Gubani in seiner Tasche mit. In Zora angekommen sprach er beim Ratsgebäude der Weisen vor. Er hätte etwas, was Cho gehöre. Erst beäugte man ihn sehr skeptisch, aber bei Angesicht des Gubani, wurde er vorgelassen. Cho hörte sich geduldig die Geschichte von Vao an und wie er sich um das kleine Gubani gekümmert hatte. Er sah, dass Vaos Talent noch viel besser genutzt werden könne und dankte ihm vielmals - und trug dem Hirten Vao die Obhut der Reiterei und aller anderen Tiere in Zora an.

Und wenn er nicht gestorben ist, so lebt Vao noch heute und wacht über die Tiere in Zora :)]]>
Elke
<![CDATA[nouvelles contrées]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32459/1#207777 Sat, 10 Dec 2022 23:26:09 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207777
Observer la population occupée à ses activités quotidienne.
La guide touristique dont il a toujours essayé d'attirer l'attention sans succès...d'ailleurs, il ne connait même pas son nom, il semblerait qu'elle aime être discrète sur son identité.
Les entraineurs, toujours prêt à nous former sur de nouvelles compétences.
Ba'Naer Liffan, le barman que Tenaka ne connait finalement pas tant que cela, même si il s'y arrête occasionnellement pour s'y faire servir une petite byrh bien fraîche quand il fait chaud.
Les marchands toujours sur le qui vive et prêt à vous sauter dessus dès que l'ont s'approche de trop prêt pour voir ce qui est en vente ou de vous vendre ce que vous ne voulez pas....

Tenaka:
'doy, je suis à la recherche d'amplificateurs magiques Tryker de haute qualité suprême pour niveau 250 et si possible avec un rendement de 97%...auriez vous ceci?

Mac'Wiley Cothan:
Lordoy Tenaka, je n'ai malheureusement pas ce que vous recherchez, par contre j'ai de beaux amplificateurs de niveau 180 de qualité haute de choix solide! c'est du solide! et vous concernant, qui peut le plus peut le moins!

Tenaka:
Je peux éventuellement me contenter d'autres styles d'amplificateurs magiques mais en aucun cas de qualité / niveau inférieur et le randement doit être supérieur ou égal à 83%.

Mac'Wiley Cothan:
Je suis désolé mais actuellement je n'ai pas cela en stock et pour être honnête, ce genre de produit se fait très rare ces derniers temps...c'est pour cela que je me permet d'insister!
Mieux vaut de bons amplificateurs niveau 180 que rien du tout et honnetement, croyez moi, vous ne serez pas déçu de cet achat, c'est très certainement les meilleurs amplificateus que vous pourrez trouver sur tout Atys!
Je me permet de vous redonner toutes les informations concernant ce fabuleux produit, amplificateurs magiques Tryker / Qualité haute de choix avec 60% de rendement dans toutes les incantations!
Laissez vous tenter, vous ne le regretterez pas, je peux vous l'assurer *regard agressif*

Tenaka:
*déçu* désolé, même si son prix est attractif, ce n'est vraiment pas ce que je recherche..
Seelagan.

Tenaka s'en retourne flâner, déçu de ne pas avoir trouvé ce qu'il recherchait et se demande en même temps pourquoi certains objets se font si rare.

En mettant la main dans sa poche, Tenaka se souvient pourquoi il s'est rendu en ville ce matin. La veille, il a écrit une lettre qui explique un choix important qu'il vient de faire.
Ne sachant pas quoi en faire et ou la déposer, il décide de la donner à Ba'Naer Liffan.
Le bar est un lieu de passage.
Oui c'est sûr, tout le monde sera au courant d'ici quelques jours.

La lettre remise avec pour consigne de la faire lire aux homins qu'il a déjà vu en sa compagnie, il se dirige vers la sortie de la ville, le coeur lourd, sans se retourner.


Pendant ce temps, le barman, curieux, ne voulant pas attendre un instant de plus ouvre la lettre sous son comptoir et se met à la lire:
Lordoy!

Mes relations, mes pérégrinations, mes rencontres, mes découvertes ont fait émerger en moi quelque chose de nouveau que je ne saurais expliquer...l'envie d'en voir plus, l'envie d'en savoir plus, l'envie de liberté...l'envie de changement.
Atys est belle, merveilleuse même...elle regorge de trésors mais aussi de dangers, de gros dangers...

Il est temps pour moi de partir...d'aller explorer d'autres contrées, de vivre de nouvelles aventures mais aussi, et surtout, de sortir de ma zone de confort et d'améliorer mes techniques de combat...

Ah! cette zone de confort qui m'insupporte! qui nous pousse à ne pas en faire plus, à compter sur notre nombre....rester sur nos acquis!

C'est dans la difficulté que nous nous améliorons...

J'ai pris une décision difficile, c'est surtout cela que je voulais partager...
C'est avec tristesse que je vous annonce mon départ de Fairhaven et par la même occasion, me libère de la puissance/influance Kami.

Mes affaires sont prêtes, il ne me reste plus qu'à...partir.

Je pars pour un long voyage, un voyage dangereux que je considère comme ma première épreuve pour rejoindre ma nouvelle famille *sourire*.

Direction la route des ombres, très certainement l'une de mes régions préférée, j'ai souvent cette sensation d'y être chez moi..
Je me rendrais ensuite dans le couloir brûlé puis à Thésos et si tout se passe comme prévu j'arriverai enfin à mon nouveau chez moi, à source cachée.

Je me prépare à vivre à la dure, avec un entrainement qui le sera certainement tout autant...mais...tout est une question de choix, il faut savoir ce que l'on veut.

Aussi, vous me connaissez aujourd'hui et moi même, je ne sais pas ce que je serai demain *regard malicieux*

Bankun!

Ba'Naer Liffan releva la tête brusquement pour voir si Tenaka était toujours en ville mais ne le trouva point...il était déjà parti.]]>
Tenaka
<![CDATA[Letter to Barnie Dingle]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32441/1#207719 Sun, 27 Nov 2022 16:38:37 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207719
with great joy I received the news that there will be held trainings for the rangers to sharpen our wit, and our skills in preparations against the Kitin thread. I sincerly hope that many able rangers (and also other homin, if able) will participate and learn the ways to counter this threat.

Quite some time has passed since the sad passing of our late master, honoured Orphie Dradius, and even since the report on the investigation. Yet the Kitin thread seems as present as ever before - and homin in general seem more interested in their own petty quarrels for Byrh and its safe passage, for some random places here and there all over Atys for the perceived advantage over some guessed ressources than the survival of hominkind.It shall be my pleasure to join the training - yet it might happen that my arrival for the training will be delayed and I beg your forgiveness: my obligations in the quest to find common grounds and understand the perceived or actual differences between the factions leaves me occupied slightly longer than I might hope for.

I hope to see you soon, and in good health.
All the best,
Yours,Elke]]>
Elke
<![CDATA[Family meal]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/19571/10#207711 Thu, 24 Nov 2022 22:52:12 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207711 To pass between the guards as naturally as possible.
He was not at fault.
He had done nothing wrong.
He was not being called to order.
He was being respectfully asked by the Avalae Chief Guard to grant him a few moments of his precious time to clarify a possible international diplomatic incident as a first-hand witness.

Copal himself had written enough official documents to decrypt.
Miaro Ronti was not happy at all.
And he couldn't say so.
He had been at his post long enough to take precautionary measures with a Noble. Especially a Noble who seemed to be favoured by the Karin Aniro.
Even if he had been able to look down on the said Noble when he was still an obscure provincial official.

Copal entered the office with all the confidence he could muster.


The interview beginning was no surprise.
Miaro Ronti held a very experienced combination of a field soldier's efficiency and courtly manners.
And he wanted to know the full context to better understand the situation.

Copal had to start his story at the Hovel’s vortex.
Where the Trykeri had brought him the two mektoubs loaded with the beer he had ordered.
Where part of the escort from Fairhaven had wanted to continue to Avalae.
In flagrant contradiction with the agreement he and Commander Jazzy had made.
But the Tryker had no authority over non-citizens.
Nor had Copal.

And so it had been the disorganised journey to Avalae through the Hovel, Fleeting Garden and the south of the Majestic Garden.
Copal had felt more often than not that he was not in control of anything.
He was holding on as best he could to a leaf carried by the current.
Or rather near the mektoubs.
With enthusiastic homins who ran headlong. Slaughtering the ferocious beasts in their path.
Not caring what was going on behind them.
Nor of any instructions.
An undisciplined and inconsistent horde.
The worst moment had been when Serae Liosta had fallen. The victim of crossfire in an altercation with a patrol.
But the shipment had reached Avalae safely.

Copal did not dwell on his difficulties.
Nor on his growing fatigue and frustration as they went along.
Not even about the purple-haired Zorai who was throwing out perfidious innuendos worthy of the worst gossips in the Court.
He preferred to quickly explain the route taken. The rare difficulties encountered.
And above all the result obtained.
That was all that mattered.
Even if Miaro Ronti was probably no more fooled than his father.

Finally the beer barrels had been stored at his home with the diligent help of the Alkiane Order.
And then the special barrel had to be taken to Yrkanis.

From then on, the Chief Guard was much more attentive.
And reproachful.
He understood that the Filira Copal had preferred to keep the matter secret until Yrkanis.
And that he had preferred to calm the most excited members of the escort himself.
And even that he had allowed them to accompany him to the capital city.
But really, with all due respect:
"You should have called the Avalae Guard when that Tryker attacked you, Filira. To attack a Karan representative is to attack the Kingdom. We cannot tolerate this kind of behavior."

Copal forced himself to smile.
"Normally I would have said the same as you, Ser. But the important thing was not my fate. The important thing was the mission the Karan had given to me. The whole group would have killed each other on the spot if I had responded with weapons. And the prisoner might have had a chance to escape."

Copal paused.
He had discovered the power of silence by listening to real diplomats. Filira Salazar. Ser Nilstilar.
He tried to apply their lessons.

He continued.
"But they understood that nothing would make me change my mind."
Which was true. To his great surprise.
Copal had never imagined himself as a leader of homins. And events had largely proved him right.
But he had discovered that he was really ready to do anything to accomplish his duty.
And also that he didn't like to take orders from a bunch of uncultured and overexcited kamists. But the Chief Guard didn't need to know that.

What Miaro Ronti didn't need to know either was the real reason why he hadn't fought back.
The Tryker who had attacked him knew how to fight. She really did. And he didn't.
Despite all his efforts.
He wasn't sticking his sword in his foot. And he could handle himself against animals without intelligence.
But he was really no match for her in this kind of situation.

Fortunately, she had shot him quickly.
He hadn't had time to be too ridiculous.
And he had managed to turn the situation to his advantage afterwards.

The Chief Guard was not completely convinced.
But he knew a fight he could not win.
He thanked his host courteously and walked him to the door.
Not without commenting at the last moment.
"Who would have thought that protecting a load of beer would interest so many homins. If I may say so, Filira. Next time you'd better choose another pretext if you want to be discreet."

And Copal found himself outside in the Avalae night.
He held back an unwelcome curse.
There would be no next time. Not if he could avoid it.
Grace be to Jena. He was an ambassador to the Theocracy. Not the Federation.

He hurried to his wife.]]>
Copal
<![CDATA[Qui guérit les guérisseurs ?]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32296/2#207702 Wed, 23 Nov 2022 17:59:44 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207702 "Journal intime de Yokao"

[…]
Me voilà dans un beau sac de nœuds. Avec un peu de chance, cela ne prendra pas une ampleur politique, mais vu les personnes impliquées… Ce sera du pain béni si un agitateur s’intéresse à ça. Pas moi, je suis trop mouillée ; et puis ce n’est pas le genre de scandale qui ébranlera les croulants de la Théocratie.

Espérons que toutes les personnes impliquées sauront rester discrètes.

Il faut vraiment que j’apprenne à fermer ma grande bouche aussi. J’ai trop parlé, à tort et à travers. Ridicule tentative d’avoir de l’aide. Vivement que ce bordel soit fini ; je partirais ensuite une semaine dans un coin paumé avec une réserve d’herbes et de champignons suffisante pour faire décoller un ploderos.

À ce stade, la pensée de potentielles vacances est ce qui me permet de me lever le matin.

Rencontré des amis de J. Ils s’inquiètent pour lui, ou pour eux, la différence est maigre. J’ai parfois l’impression que ce monde ne fonctionne que grâce à la dépendance affective. J. réclame (exige ?) Y. à cor et à cri et montre les signes d’un épuisement intense. Le yama n’est pas seulement foo mais aussi en train de s’effondrer. Nous avons trouvé un plan d’action avec ses amis, j’espère que c’est le bon choix pour Y. comme pour J. À ce stade, soit ça passe et les aide à remonter la pente, soit d’ici la fin de la semaine, il faudra que j’explique à N. comment deux homins sous ma garde ont péri.

Non, aucune chance que je lui explique ça, elle me découperait en tout petit morceau. Si ça tourne mal, je fais comme ces deux tarés qui sont partis vers les Anciennes Terres : je fuis aussi loin que possible. Je ne suis pas masochiste au point de rester pour affronter la colère de N.

J’aurais aimé avoir son soutien et son avis dans cette affaire… J’ai moi aussi cédé au piège de la dépendance affective, oubliant que Y. continue d’obnubiler N. et qu’elle passerait toujours largement avant moi.

Y. a vraiment un don pour déclencher des émotions extrêmes chez les gens, c’est surprenant. Pas un talent que je lui envie. Je ne pensais pas que quelqu’un comme M. pourrait se faire contaminer. Voir ceux qui la fréquentent perdre tout sens commun donne une autre saveur à ce qu’elle m’a raconté de son passé. Je me demande si K. à Min Cho pourrait m’en raconter quelque chose ? Curiosité mal placée et hors de propos, et puis Min Cho est la chasse gardée de Misuno-ko, je vais éviter de mettre le doigt là-dedans.

Et moi ? Probablement pareil. Je m’investis bien trop avec cette patiente. Racheter son contrat dépasse largement mon rôle de guérisseuse. En même temps, si j’avais moins d’empathie, je serais… ukio, probablement une meilleure guérisseuse, sachant la fermer au bon moment et m’impliquant un peu moins dans la vie de mes patients.

Je n’ai pas eu le temps d’aborder grand-chose avec N., avant qu’elle m’agresse. Les beaux jours auront été courts. Je m’y attendais, mais ça fait quand même mal, surtout de cette façon. Qu’elle fasse l’antekamie avec moi, je pouvais l’envisager, mais qu’elle m’éjecte en réagissant comme une kamiste, ça, je n’y étais pas préparé.

Elle m’a demandé « pardon » ensuite en en rajoutant subtilement une nouvelle couche. Adorable. Je ne peux pas exclure que l’état d’épuisement dans lequel je suis me fasse prendre de mauvaises décisions, j’ai temporisé un peu, mais je crains d’avoir mon propre sevrage à faire pour de bon. J’ai juste envie de la voir, qu’elle me prenne dans ses bras et me dise que tout ira bien, qu’elle a confiance en moi et plein de bêtises du même type, digne des pires romans à l’eau de rosae qui circulent sous le manteau. Ça n’arrivera pas, et même si ça arrivait, je lui mettrais probablement ma main sur le masque.

J’aimerais pouvoir l’envisager sans y voir la moindre connotation ambiguë. L’amour, c’est définitivement nul, et en plus ça gâche le plaisir des kiokio de passage.

[…]

Le risque, c’est si quelqu’un m’a vu converser avec ce type du Cercle Noir. Nous avons été aussi discrets que possible, mais je ne peux pas exclure qu’un chasseur local ait vu l’entrevue et ait envie d’en parler. C’était une bonne chose d’avoir l’avis de ce gars, il m’a bien aidé à comprendre le vrai problème, mais qui accordera la moindre valeur à ce que je dirais ? N. me l’a bien prouvé ; si même elle me considère comme une traitresse en puissance, les initiés plus bas du masque ne feront pas dans la dentelle. La zoraïe louche qui cause à un type louche du Cercle Noir, pas de doute sur la façon dont ils interprèteront ça.

Je suis vraiment morte de peur, et je regrette de ne pas avoir été plus assidue sur mon entrainement au combat. En même temps, le meilleur combattant au monde ne peut pas faire grande chose face à une foule en colère. Je ne peux même pas compter sur le témoignage de Y. : personne ne l’écoute, tant les gens sont habitués à ce qu’elle soit entre légèrement et complètement délirante. Me voilà donc coincée entre la Théocratie, la Fédération et le Cercle noir, avec comme seule alliée une droguée démente.

Est-ce que R. et L. m’hébergeront si ça tourne mal ? Né, je ne peux pas compter dessus, toute leur vie tourne autour du fait de ne pas faire de vague, pour mener la vie qu’ils souhaitent sans que les indiscrets s’en mêlent. Il faudrait d’ailleurs que j’arrête de retourner à Yrkanis jusqu’à ce que cette affaire soit tassée, hors de question que je les implique plus là-dedans. Il faut aussi que je trouve comment prévenir mes parents sans qu’ils s’affolent.

Ce serait vraiment plus facile si je me motivais à passer ce rite kamiste et marmonner des ochi kami no toute la journée. Mais rien que de l’imaginer, j’ai envie de hurler. Même maintenant que la menace se précise, je préfère finir « exorcisée » que de me prêter à ce genre de mascarade, comme le font certains soi-disant jénaïstes.

[…]

J’ai bon espoir pour Y. La stratégie semble bonne, les premiers essais sont encourageants. Si J. ne met pas d’huile sur le feu, on arrivera peut-être à l’éteindre. En même temps, demander à un tryker de respecter des consignes, c’est un peu comme d’attendre d’un zoraï qu’il les enfreigne ouvertement. Utiliser de la psychologie inversée ? Non, mauvaise idée. Il faut juste espérer que la Déesse leur soufflera un peu de bon sens, à tous les deux ; voir un peu plus, si elle en a en trop, car ils n’en auront probablement jamais assez.
]]>
Yokao
<![CDATA[Precious cargo]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32426/4#207667 Wed, 16 Nov 2022 18:56:24 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207667
Les récompenses sont très rares lors des évènements Roleplays, bien qu’il y en ait eu, ça m’est arrivé d’avoir des titres ou des objets d’appartements commémorant un événement particulier.

Les événements Roleplays sont là pour conter la grande ou la petite histoire d’Atys. Vu que l’histoire se fait avec les joueurs et que théoriquement ceux-ci ont la possibilité d’agir sur la façon dont se déroule l’événement, il serait malvenu de savoir ce que va se passer à l’avance ou la nature d’une hypothétique récompense.

Alors si vous voulez savoir ce qui va se passer dans cette histoire déjà mal engagée, rendez-vous au bar de Ba’Naer

Tor Lochi ! ( pour les lacs ! )]]>
Eolinius
<![CDATA[Loyal sujet de sa majesté]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/27898/13#207624 Sun, 06 Nov 2022 13:11:20 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207624 Rapport de Be’Lauren remis dans la boite à lettre de Naveruss
- Léa Cuini est la secrétaire particulière de l’Alkiane Canillia Altae di Sylengi (voir plus? Je soupçonne une entente amoureuse). Née à Pyr, parle le fyrk. Peut l’enseigner.

- Canillia cherche un serviteur matis parlant le fyrk et le tyll. Pourquoi le fyrk ? Surtout qu’elle a déjà Léa Cuini. Canillia parle d’ailleurs visiblement le tyll. Lors d’une rencontre, elle m’a dit : Lordoy elysem gan lor (un truc comme ça). Je la soupçonne de chercher à me démasquer et semble enquêter sur Ore Altae. Très méfiante.

- Concernant les recrutements d’Ore Altae, ils se font principalement chez les orphelins et les endettés. Quelques familles « donnent » également leurs enfants dans l’espoir qu’ils servent un jour une maison noble. J’ai aussi croisé une homine volontaire issu d’une famille de serviteur. Mais ça semble rare. Par ailleurs, Ore Altae forme actuellement deux servantes fyros. Jamais croisés. Je ne sais pas encore quelle est leur intention avec ça. Infiltration d’agents au sein de l’Empire ?

- Mariage du scribe royal Copal Frerini et de la dame de compagnie Liosta Be Zephy, la fille de Kyriann, avec l’ambassadeur Nilstilar comme témoin de Copal et la légionnaire et fille de Kyriann Wixarika comme témoin de Liosta ! Présence au mariage d’Aniro en personne, qui a célébré la messe. Le mariage a étonnamment eu lieu dans un endroit infesté de javing.

- Nilstilar est peut être alcoolique. Une rumeur circule dessus en tout cas. Il bafouille de plus en plus en public et commet beaucoup d’impairs ou de prises de parole un peu trop osées. Pourtant il ne jure boire que du chai.

IMPORTANT : Je viens d’être embauché comme servante au palais royal. Je n’approche pas la famille royale ni de près ni de loin, je suis seulement préposée au linge de maison (hors linge royal) et au nettoyage des tapisseries. On m’a fait miroiter de futurs services auprès de certains nobles si je me comportais de manière adéquate. En attendant, je croise beaucoup de personnels travaillant directement au service de la famille royale. Il va être compliqué d’envoyer un nouveau rapport avant très longtemps, étant particulièrement surveillée.

Be’Lauren repose sa plume et relis son rapport. Elle ne croit pas important pour l’instant d’en dire plus. Pourtant, elle a appris pas mal de chose sur Ore Altae du temps de sa formation. L’ayant jouée parfaitement soumise mais néanmoins compétente, elle pense être rentrée dans les bonnes grâces de ses dirigeants. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle fut sélectionnée pour être le cadeau de mariage du couple princier. Rien que d’y penser, la haine lui fait trembler la main droite. C’est sa race qui l’a empêchée d’être acceptée par le karan au sein de la maison royale. Comme si une trykette n’était pas digne de servir les matis. Mais elle ne préfère pas s’épancher dessus pour l’instant. Les souvenirs de la formation sont encore douloureux à remémorer, elle n’a pas le courage de se rappeler tout le déroulé de la sélection jusqu’à la fin de sa formation. Et puis, quel intérêt à savoir ça ? Père lui demande d’espionner les matis, pas de geindre sur les épreuves passées pour y parvenir.

Elle pourrait aussi parler de ses premières semaines au sein du palais royal, notamment de ses services de nuit à la laverie, pour que les serviteurs royaux aient leurs tenues de travail propres le plus rapidement possible. Ou encore de ses courbatures à nettoyer les rideaux et les tapisseries qui ornent le palais. Ou bien de ces moments où on lui ordonne de laisser là son travail pour aller en urgence nettoyer les latrines où seule une petite trykette peut accéder. Elle pourrait également s’épancher sur les brimades quotidiennes dont elle fait preuve de la part des autres serviteurs, du fait notamment de ses origines, mais pas seulement. Car elle n’est pas la seule trykette au service du palais royal. Les trykers sont certes peu nombreux et soumis systématiquement aux tâches les plus ingrates. Elle au moins s’en sort plutôt bien, si on excepte les missions d’urgence aux latrines. Non, elle soupçonne surtout une certaine jalousie de la part des autres servants. Ils doivent bien voir qu’elle excelle dans son métier, tout en gardant une certaine classe, une certaine dignité que n’ont pas les serviteurs de bas niveau. Si elle n’était pas tryker, elle aurait été embauchée au sein même de la famille royale. Et ils le savent. C’est ce qui les enrage. Si les brimades sont parfois difficiles à supporter, elle en tire toutefois une certaine satisfaction. Cela veut dire qu’elle est douée.

Elle sait que le jour où le karan ne sera plus de ce monde, Aniro se montrera plus ouvert d’esprit. Ce sera alors l’occasion de retenter sa chance pour accéder aux services de la famille royale. C’est ce que demandera Ore Altae, il n’y a pas à en douter. Mais là encore, elle ne voit pas l’utilité pour Père de savoir cela. Que les matis soient des toubs, quelle que soit leur classe sociale, il le sait déjà. Cela faisait partie des apprentissages, du temps où Galdor s’occupait d’elle et ou Père lui écrivait ces lettres, seul moyen de communiquer avec lui.
Tout ce qu’elle fait, c’est dans l’espoir d’un jour le voir en vrai, quand il sera disponible, et surtout, quand elle l’aura mérité. Cela vaut bien toutes les brimades et humiliations. Par amour, par fierté.]]>
Belauren
<![CDATA[Le hall de la terreur]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32302/12#207613 Fri, 04 Nov 2022 22:29:26 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207613
Wixarika,
Je vais bien. Je ne pourrai pas m’occuper d’Uzykos pendant un moment.
Nécessité de disparaître quelques jours et d’éviter de me montrer à Thesos. Sois vigilante.
L

Disparaître.

S’imaginer que la séance de torture allait bien avoir lieu. Qu’elle s’était enfuie. Se cacher des Renégats. Même si ces derniers n’allaient pas venir la chercher, du moins pas maintenant. Peu à peu, elle comprenait. Xyrius, en lui laissant une telle échappatoire, la tenait. Maintenant, elle devait absolument cacher la vérité, au risque de mettre en danger tous ceux auxquels elle tenait. Dans son esprit, Lyren n’était plus renégate. Elle était patriote fyros. La vérité? Elle avait tourné le dos à sa tribu, bel et bien.

Ça, jusqu’au jour où son chef allait la re-contacter. La ré-activer. Et là, il ne s’agira pas de simplement lui fournir quelques informations. Il allait falloir travailler pour lui. N’importe quelle folie que son chef allait pouvoir souhaiter, il allait falloir lui rendre service. Elle savait que plus le travail serait important, plus Xyrius allait s’assurer de lui mettre la pression nécessaire, en enlevant un enfant fyros, par exemple.

C’était à croire qu'il avait tout prévu, depuis le début. Tout. Envoyer Lyren de par le monde, sans trop lui demander de comptes. Il savait que de par son statut d’enfant recueillie, sans véritable lien de sang parmi les membres de la tribu, elle ne pouvait que se faire, ailleurs, de nouveaux amis qui allaient remettre en cause ses convictions, son appartenance.

Et Lyren lui avait tout servi sur un plateau d’ambre : Parler de sa tribu, se faire des amis, s’occuper d’Uzykos, devenir proche d’une personnalité éminente du désert, devenir patriote… Et potentiellement découvrir ses origines.

Maintenant, il devenait trop facile pour son chef d’organiser un chantage. En échange de la laisser elle et ses amis tranquilles, il pourrait lui confier des tâches toujours plus difficiles, délicates. Avoir quelqu’un qui pourrait agir de l’intérieur de l’Empire. En lui donnant la certitude qu’elle faisait ça pour sauver ses proches.

Quelle idiote.
Ou plutôt, Xyrius, quelle ingéniosité. Elle n’avait rien vu venir.

Et maintenant, que pouvait-elle faire?

Elle prit la décision de garder ses cheveux tels que Xyrius les avait laissés. Par dignité, par orgueil, plutôt que de tout raser. Aussi pour qu’elle reste convaincue de ce qui s’était officiellement passé. Plus d'autre échappatoire que je jouer le jeu.
Il allait aussi falloir qu’elle se débarrasse de son blason. Ne plus porter ces couleurs.

Puis il allait falloir trouver une solution pour renverser la situation, pour le doubler à son propre jeu.
Pour l’instant, se tenir tranquille. Disparaitre. Quelques jours à Fairhaven. Puis de là, quelques jours là où les renégats ne la chercheraient pas, à Min-cho. La jungle, pays méconnu.
Puis lentement réapparaitre dans le désert, se montrer.

"Lyren, patriote fyros"

ramèch !!]]>
Lyren
<![CDATA[Relique de temps anciens]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32385/1#207561 Sun, 23 Oct 2022 22:52:23 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207561 C'est lors d'une de ces chasses en solitaire, que l’œil de Bellandrha fût attiré par un léger éclat au fond d'un lac de Loria. Prenant une profonde inspiration, celle-ci plongea jusque dans le fond pour comprendre d'où pouvait provenir cette lumière étrange. Après un bref instant, elle réussit à en déterminer sa provenance. Elle remonta en surface pour reprendre sa respiration et replongea directement à l'endroit qu'elle avait repéré. Sous la sciure du fond du lac, elle déterra un petit coffret.
Elle s’installa sur la plage, sécha le coffret et l'ouvrit. Quelle ne fût pas sa surprise d'y trouver un parchemin en parfait état où se trouvait une citation brève ainsi que les paroles d'une chanson d'un troubadour depuis longtemps oublié.

Le grand essain

Dans leur interminable quête du Dragon, les mineurs de Fyros découvrent en 2481 un nid de kitins dans les Racines primaires. Empreints de peur et d'horreur, leur premier réflexe fut de détruire les premiers insectes géants qu'ils rencontrèrent. Mais alertés par le massacre, des légions de soldats kitins surgirent soudainement des galeries souterraines pour éradiquer ce qu'ils considéraient comme leur ennemi naturel. Les cités homines furent décimées, des populations entières périrent, et les grandes civilisations s'écroulèrent en quelques jours.


***

La chanson Kitin - par un troubadour Fyros

I

C'était sous le règne de Cerakos, celui qu'ils appelaient le destin.
Que se produisit la plus grande perte dans l'histoire jamais racontée.
Les feuilles étaient de l'or dans d'autres pays, le soleil avait cessé de briller.
Quand Fyros, hardiment armé de ses mains de mineur, arriva dans une tanière.

L'œil vigilant et l'épée prête, le capitaine regarda à l'intérieur.
Pour trouver son destin et rencontrer son Seigneur, car le silence apaisant s'est arrêté.
Une terrible clameur se fit entendre, provenant de la source d'un malheur imminent.
La compagnie ne pouvait que rester debout et balbutier, ils s'appelaient les kitins !

Chorus

Les Kitins rampent, les Kitins arrivent et malheur aux paresseux.
Mais nous nous battrons jusqu'à la fin des temps avec des fusils, des lames et des poignards.
Plus ils sont grands, plus ils tombent, nous apprendrons à zigger et à zaguer.
Nous trouverons leur faille, nous braverons la bagarre et malheur aux paresseux !

II

Les mineurs n'épargnèrent pas une bête pour leur chef et vingt d'entre eux furent frappés.
Quand un vacarme venant des trous annonça leur chagrin et il semblait que leur destin était écrit.
Mais une main noble lança une boule de feu pour retenir la marée de la mort.
Nos héros se précipitèrent pour alerter le maire qui pleurait à tue-tête.. :

Chorus

Les kitins rampent, les kitins viennent et malheur aux paresseux.
Mais nous nous battrons jusqu'à la fin des temps avec des fusils, des lames et des poignards.
Plus grands ils viennent, plus durs ils tombent, nous apprendrons à zigger et zaguer.
Nous trouverons leur faille, nous braverons la bagarre et malheur aux paresseux !

III

Mais alors vint un spectacle qui noircit le front et fait fondre le courage à l'intérieur.
Un terrible fléau, un défilé aussi mauvais qu'il était large.
Mener une bataille perdue d'avance sapera la volonté de guerre.
Il vaut mieux fuir le hochet du serpent et vivre pour régler les comptes.

Chorus

Les kitins rampent, les kitins viennent et malheur aux paresseux.
Mais nous resterons debout et nous nous battrons un autre jour avec un fusil, une lame et une dague.
Plus ils sont grands, plus ils tombent, nous apprendrons à zigger et à zaguer.
Nous trouverons leur faille, nous braverons la bagarre et malheur aux paresseux !

IV

Les légions ont labouré les terres du désert, des forêts et des lacs.
Semant la mort et la destruction dans leur méchant sillage.
Mais aussi longtemps que le souffle remplira nos poumons, nos cœurs battront fort et vrai !
Et aussi longtemps que la nuit apportera le jour, nous lutterons jusqu'au bout !

Chorus

Les kitins rampent, les kitins viennent et malheur aux paresseux.
Mais nous resterons debout et nous nous battrons jusqu'à la fin des temps avec des fusils, des lames et des poignards.
Plus ils sont grands, plus ils tombent, nous apprendrons à zigger et à zaguer.
Nous trouverons leur faille, nous braverons la bagarre et malheur aux paresseux !

[HRP]texte retrouvé sur un ancien forum [/HRP]]]>
Bellandrha
<![CDATA[Une découverte cruciale]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32324/2#207557 Sun, 23 Oct 2022 14:45:03 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207557 - Tout de suite akenakos!
- Alors quoi de nouveau dans le coin?

Pecus ouvre la bouche pour dire une chose et puis, il décide d’en dire une autre.

- Cela fait un bon bout de temps que l'on vous n'aperçoit pas. Comment allez-vous?
- Très bien, akep. J’ai passé quelques jours à sillonner les Eaux Tourmentées pour vérifier que tout se passe bien.
- Apparemment, on dirait que vous êtes assez occupée. Donc ces deux tonneaux sont pour le petit Uzykos?
- En fait, un pour lui et l’autre pour ma gentille Lyren.
- La nouvelle arrivante, euh .. Je vois oui. Tout le monde en parle à Thesos.
- Elle est tellement charmante et sage n’est-ce pas? Que ferai-je sans son aide! En plus, je suis tellement fière qu’elle soit rentrée dans les rangs des patriotes!

Le barman laissant partir sa discrétion habituelle:

- akenakos, je me vois dans l’obligation de vous informer que les patriotes et notamment ceux de Thesos commencent à s’inquiéter au plus haut point. Des bruits courent que vous n’êtes pas assez diligente dans vos fonctions, et que vous dédiez la plupart de votre temps à des activités qui ne vous correspondent pas.

Wixarika scrute les yeux de Pecus pour vérifier s’il plaisante, mais elle n’a pas l’impression que c’est le cas. Elle essaye de réfléchir à ces paroles une seconde, mais son esprit, de nature impulsif et sans filtres ne lui empêche pas de rétorquer:
- Je n’en reviens pas de ces bavardages! Et je préfère me taire, car je suis quelqu'un de brave, mais j'observe ! Et j'en sais des choses, donc certains et certaines devraient laisser leur hypocrisie de côté et être plus bienveillants, car sinon je vais parler, ras la fiole !! Qui se sent morveux se mouche !

- Du calme, du calme! C’est juste … enfin… comment pourrai-je vous dire. Sérieusement, ne croyez-vous pas que votre domicile est devenu une sorte d’hospice de la charité? D'abord, vous ramassez cet enfant illégitime qui vous prend énormément de temps et puis cette Lyren qui rentre et sort de chez vous en toute liberté. Allez savoir quelle est la vraie nature de cette fyros!

- Vous sous-entendez que je suis une sorte d’ingénue? Dey?

- Le destin d’un akenakos est voué à d’autres responsabilités. Il n’y à point d’espace pour les attachements de cet ordre. Les patriotes ne sont pas prêts à contempler assis ce genre de sensibleries.

Pecus pour être davantage au diapason de l’état d’âme de Wixarika ou plutôt pour arranger la controverse, lui sert un verre de shooki.

Wixarika renifle d’un air très fâché.
- Et bien tu sais, je ne vais pas laisser choir ces deux-là! Ce sont mes rayons de soleil!

Pecus acquiesce sans oser plus dire un mot.

- Et écoute-moi bien! Premier point, et seul point, je partage mon bonheur, mais je ne vais pas trop donner de détails, car après ça parle sur le dos des autres. Si l'on se sent visé par quelque chose, c'est vraisemblablement parce que l'on est concerné. À bonne entendeuse!

Pecus se fend d’un sourire poli sans aller jusqu’à rire pendant que Wixarika hausse de plus en plus sa voix.

- Je vais essayer de rester concise, vu que je veux éviter quelques accroches avec quelques homins malhonnêtes à cause de leur manque de capacité à tenir leur langue soigneusement rangé dans leur petite bouche, mais le Désert et l’Empire restent et resteront toujours ma priorité!

Le vieux barman essaye tant qu' il peut de changer de sujet.

- Je vous fais livrer vos deux tonneaux sans faute cette après-midi akenakos!
- Très bien Pecus! oren fyraï!

Wixarika quitte le bar d’un pas déterminé avec la foi ardente que si la destinée lui avait apporté Uzykos et Lyren c’était tout simplement pour retrouver la sérénité qu’elle avait perdue. Tous ses ragots infâmes devaient s’effacer de sa tête.
En rentrant dans son appartement, elle ne peut pas éviter de sortir de la pochette de sa robe un autre des objets dénichés dans l’appartement d’Eeri tout en marmonnant:
- L’hommage des amis, c’est la fidélité.



----------------------

- Hey Pecus!
Pecus entrevoit une petite tête tryker qui émerge du haut de l’escalier du bar.
- Arrête un peu de l’accabler! Elle a eu tellement de pertes en si peu de temps!]]>
Wixarika
<![CDATA[Gris souris]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32317/3#207473 Mon, 10 Oct 2022 09:56:35 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207473 Bhyr et châtiment
Elle n’avait pas revu Wawa de quelques jours, après l’épisode de la bhyr. Papa l’avait rassuré, disant qu’elle ne se ferait pas gronder, mais elle savait que Wawa devait être très fâché. Il avait déjà crié très fort avant que l’autre zoraï ne lui fasse son truc avec les lumières, et elle était certaine qu’il n’avait pas dit tout ce qu’il voulait.

Elle comprenait aussi que la bhyr lui avait suffisamment embrouillé les sens pour qu’elle ne le voie pas arriver ; si elle s’était sauvée à temps, Wawa n’aurait rien su…

Quand il passa enfin les portes de la maison, elle fit demi-tour et s’enfuit dans sa chambre. Puis, après un petit instant de réflexion, elle comprit qu’il allait forcément la trouver ici. Elle avait trop honte d’imaginer son masque déçu et trop peur de le croiser. Elle avait juste envie de se jeter dans ses bras et de lui demander pardon, mais il était tellement en colère l’autre soir ! Il n’allait pas lui pardonner cette fois. La vieille peur l’envahit. Elle prit son sac, se glissant hors de sa chambre, cheminant dans le dédale du bâtiment jusqu’à l’une des sorties secrètes. C’était mieux si elle se faisait oublier… Elle expliquerait tout ça à Papa plus tard.

Une fois sur les pontons de Crystabell, elle prit une grande inspiration. Où aller, tant que Wawa était dans le coin ?

Elle opta pour l’une des tours en face de la maison. Elle pourrait voir si Wawa repartait (du moins s’il ne se téléportait pas dans le bâtiment) et revenir ensuite.

Les heures passaient et c’était l’ennui total ici. Elle aurait dû prévenir un de ses frères et sœurs, qu’ils viennent lui dire quand la route était libre. Mais ils auraient aussi pu cafter à Wawa où elle était…

Quitte à ne pas être à la maison, autant aller se balader. De toute façon, Wawa ne pouvait pas se fâcher plus.

Elle erra une bonne partie de la journée dans les Lacs, attentive à ne pas se faire repérer. Elle plongea près d’une petite île, ramassant des sparàn dont elle fit son repas. Le soir tombant, elle hésita à rentrer. Mais non, elle ne voulait vraiment pas se faire encore gronder.

Elle ne pouvait pas non plus complètement abandonner la Synarchie. Mais les autres pouvaient se débrouiller sans elle quelque temps. Elle reviendrait dans un jour ou deux.

Elle retourna en haut d’une des tours, se blottissant dans un coin pour dormir. Avec la nuit, une sourde angoisse montait. Elle repensait à toutes les histoires sur les prakkers, et les esclavagistes, et les méchants, et les monstres… Dans le confort de la maison, ça semblait facile, mais là elle se sentait toute petite et vulnérable et elle n’était plus si certaine de pouvoir faire face à tous les dangers. En sanglotant, elle dormit d’un sommeil agité.

Le lendemain, elle se mit en route pour Fairhaven. Papa et Wawa avaient raison sur un point : se débrouiller toute seule, ce n’était pas si facile. Elle avait envie de rentrer… mais un entêtement enfantin la poussait à chercher une autre solution. D’abord, elle était grande maintenant, elle avait le droit de décider elle-même si elle voulait boire de la bhyr ou pas, na !

En arrivant au bar de Ba'naer, sa résolution se mit à faiblir. Si Wawa lui retombait dessus ici, ça allait vraiment être terrible… Sauf qu’elle était sûre de trouver ici la personne qui pouvait l’aider. Elle s’installa dans un coin discret, surveillant avec attention qui allait et venait, prête à se sauver au moindre doute.

Enfin, elle arriva. La trykette avec des couettes, qui avait été si gentille à chacune de leurs rencontres, et qui l’avait défendu. Krill, elle s’appelait Krill. Intimidée, Grigri s’approcha de l’homine.

***


Krill n’avait pas fait de difficultés. Quelques remarques sur Wawa et Papa « qui n’y connaissaient rien en gamins », mais c’était probablement plus pour rassurer l’enfant que de vraies critiques. La prêtresse du Grand Glouglou avait accepté d’héberger Grigri quelques jours, et l’avait amenée à son appartement.

En passant la porte, Grigri poussa un cri d’émerveillement, puis se mit à courir partout, regardant avec ébahissement la profusion de bazar hétéroclite entassé par la trykette au fil des ans. Des boules à neige, des statuettes, des sacs, des tonneaux, des tas de coffres débordants de tas de trucs, des œufs de la Fête des Réfugiés… C’était un paradis chamarré pour une enfant, qui n’allait pas se laisser arrêter par un peu de poussière. Il y avait même des gubanis ! Un jour, elle verrait des gubanis en vrai, mais en attendant ceux-là étaient géniaux, ils lui arrivaient au genou et ils étaient presque vivants tant ils étaient bien faits. Elle avait envie de toucher à tout, mais elle se disait que Krill n’apprécierait peut-être pas. Alors elle dévorait des yeux. Peut-être que Krill lui raconterait les histoires liées aux objets.

La trykette farfouillait dans ses coffres, laissant la gamine explorer. Enfin elle sortit une peluche de yubo qu’elle tendit à l’enfant :
— Tu veux une peluche pour dormir ?

Grigri hésita un instant, n’osant croire le cadeau qu’on lui faisait. Puis elle l’attrapa avec un grand sourire, et serra le yubo contre elle avec un grand « Grytt ».

C’était vraiment le paradis. En plus Krill était d’accord avec elle, elle était bien assez grande pour boire des bhyr si elle voulait. Comme Grigri lui avait dit, elle avait bien sept ou huit ans (quelque part entre les deux, d’après Papa). Et Krill avait dit que Wawa ne venait jamais à Avendale. Alors elles étaient allées au bar, et Grigri avait offert une bhyr à sa nouvelle meilleure amie, puis s’en était offert une aussi.

Les terreurs de la nuit étaient oubliées. Il restait l’angoisse de ce que Wawa dirait le jour où il l’attraperait, mais ce serait le moment d’appliquer la tactique favorite de Papa : courir vite quand ça commençait à se gâter. Là, en train de siroter une bhyr au bar d’Avendale, son yubo en peluche contre elle, Krill avec qui papoter, le doux clapotis de l’eau contre les pontons… tout allait bien.

Elle eut un peu d’inquiétude en voyant arriver un zoraï, mais ce n’était pas Wawa, c’était l’autre qui était là l’autre soir, qui avait fait les lumières. Il était accompagné d’une fyros, qui buvait du lait. Quelle drôle d’idée... Grigri se demandait pourquoi boire du lait quand il y avait du jus de sparàn et de la bhyr, mais ça devait être une coutume fyros. Le zoraï par contre avait commencé à faire son pénible, à dire qu’elle devait pas boire de Bhyr, parce que Wawa allait le gronder, lui, et deux fois plus fort parce qu’il était deux fois plus grand. « Faut pas lui dire ! » s’était écriée l’enfant. Les deux autres s’étaient chargées de charrier le zoraï, qu’il devenait aussi sérieux que Wawa à force de le fréquenter. Grigri repensait à ce que racontait Papa, comme quoi le Sérieux c’était contagieux et qu’il fallait faire très attention à ne pas attraper cette maladie, et espérait que ça ne touchait que les zoraïs. Et que celui-là n’allait pas cafter non plus.

La bhyr faisait son effet, elle se sentait glisser doucement dans le sommeil, bercée par le roulis des pontons. C’était fou comme la bhyr faisait bouger la ville, d’ailleurs. Les adultes avaient encore un peu parlé ; ils lui avaient dit que Wawa n’était pas en colère contre elle, mais que ce soit contre elle ou contre lui, elle savait bien qu’il allait crier très fort… encore plus avec la seconde bhyr… Ils lui avaient donné des conseils pour gérer un Wawa en colère. Elle essayerait leurs méthodes, mais elle avait quand même des doutes.

Le plus simple, c’était de rester dans le merveilleux appartement de Krill, et dans la super ville de Krill, et de boire de la super bhyr comme elle voulait, na ! Il ne devait pas y avoir de méchants à Avendale, l’endroit était vraiment trop super pour ça.

Elle réussit à tituber jusque chez son amie, et s’écroula sur le tapis au pied des hamacs, sans avoir la force d’aller plus loin.

La bhyr, ça rendait quand même sacrément bizarre…]]>
Grisen
<![CDATA[un sujet d'inquiétude]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32297/8#207290 Wed, 21 Sep 2022 13:39:57 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207290 Canillia est dans son laboratoire quand Lyssan arrive.
Il attend prudemment que l'homine lui face signe pour avancer.

    « Cani?

    — Syl?

    — on as eu la réponse à nos questions...
    J'commence par quoi?

    — comme tu veux mais fait court!
    je suis occupée.

    — Ouaip! Alors Ore Altae:
    pas grand chose d'extraordinaire, ils font un peut de cavalerie avec leur compte, rien de très grave...
    Leur bureau n'ont aucune sécurité, mais le site où il forment leur larbins est une vrai forteresse.
    Avec des gardes et des surveillants pour contrôler les allez et venu...
    L'mont'en l'air n'as pas osé pénétrer. »

Canillia a l'air contrarié.

    « Au prix où on les payent...

    — Ouaip! mais ils ont découvert un truc pas mal!

    — ...

    — Ouaip, pas mal!
    les clients louent les services au mois Et payent Ore Altae qui rémunère les larbins placés...

    — Ça je sais! t'as rien de mieux? »

Lyssan déglutis.

    « Attends, attends Cani!
    le mieux c'est qu'il paye à minima les Larbins en leur promettant de s'occuper d'eux quand l'age les rendra inutile où quand ils seront sans emploie...
    Pas des esclaves mais mieux... »

Lyssan sourit d'un air suffisant.
Canilla un sourire aux lèvres :

    « Laye maie,
    on doit pouvoir en profiter pour récolter des infos sur les employeurs ou sur Ore Altae!
    Mais, je suppose que tu y as déjà pensé? Nec?
    Tu Organise ça,
    je met l'apport de départ et tu prends 10% sur les bénéfices...

    Maie... la suite,
    Parles moi des deux sorcières, de Valdini et de Be'Lauren. »

Lyssan un peut contrarié :

    « ...Pas grand chose sur la courte sur patte...
    Elle a grandis à Sylan.
    Elle a été élevè par un gars, un vieux ranger, qui l'a recueillis là bas...
    Bref rien de nouveau. J'ai D'mandé qu'ils aille voir là bas.
    Mais ils sont gourmand ils veulent 10 plaques pour aller s’affranchir cher les Rangers... »

Canillia regarde Lyssan amusée :

    « 10 plaques? Je te trouve un peut gourmand, Gamin...

    — heu...
    Pardon Cani J'ma gouré! J'voulais dire 2 plaques...

    — Laye maie.. peut importe, mais n'oublie pas qui est le boss!
    ... la suite, je n'ai pas que cela à faire...

    — Ouaip Cani...
    Be'Lauren est vraiment douée apparemment pour la lèche, elle est toub'ment bien notée »

Lyssan tend la copie des notes de la trykette et continue.

    « Les deux sorcières,
    Elles vivotaient de cours de maintiens qu'elle se faisaient payer par les grandes famille et les plus petites aussi.
    Avant l'arrivée de Valdini elles roulaient pas sur les dappers.
    Elles maintenaient les apparences tout au plus.

    Milae:

      Une vielle saletée celle là. elle a frayé avec Jynovitch dans sa jeunesse son marie etait chef des gardes.
      Bien qu'elle ai aujourd'hui tout renié pour éviter les blems, elle totalement Jinovitchienne.
      Cette pourriture est tellement "adorable" que toute sa descendance à foutue le camps aux quatre coins d'Atys.
      Il ne lui reste que sa petite fillote : Lealynn qui vaut guère mieux que son aïeule.

    Margarita:

      c'est la génération d'après on a pas beaucoup d'info sur elle...
      Deux de ses fils étaient à la Sève Vraie, alors ya probablement pas grand chose à attendre de celle la

    Valdini:

      Lui, aucune trace avant son arrivée à Yrkanis. Là, les affranchis sont secs...

      Il fait pas partis du Milieux.

      Il n'a laissé aucune trace... On ne sait même pas si c'est son vraie blaze!
      On sait qu'c'est pas le grand amour avec les "Sorcières", même s'il en pince un peut pour la plus jeune.
      Peut de temps après son arrivé, il rencontre les deux rombières et ils ouvrent leur institution.
      Personne ne sait d'où vient la fraiche qui a servit à amorcer la pompe.

      En attendant, même si c'est pas encore la folie, si on R'garde les comptes l'affaire est plus qu'rentable.

      Contrairement à ce qu'on pensaient:
      Les deux maquerelle ont rien contre les raze-tapis tant qu'il reste à leur place de larbin.
      Du coup ils ont plain de candidat tryker dans l'école... »

Canilla pensive:

    « ...C'est tout?

    —Syl Cani

    — Laye maie...

    Alors, garde tes yeux et tes oreilles ouverts et tiens moi au courant.
    Pour les dappers: fait comme d'habitude.
    Mais tu te sucres pas au passage!

    Pour les domestiques placés faits moi une liste de ceux qu'on pourrait avoir à notre botte.
    Aller maintenant, file j'ai à faire ...

    — Syl Cani... »

Le Matis, trop heureux, déguerpis sans demander son reste, laissant La Nindën de L'Ordre Alkiane à ses expériences...]]>
Canillia
<![CDATA[A rather unkempt story of Atys..]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/20269/13#207252 Wed, 14 Sep 2022 21:21:05 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207252
It is a curious thing to watch homins and hominas dress.

Each nation has its own great tradition in weaving clothes and crafting armor. Each piece, each technique is a refined piece of art, a way to not only end up protected, but also to show one belongs to the group.

Of the four peoples, it seems to me that the Matis cling most dearly to their tradition. It is rare to see one of them dressed in anything but Matis items; for them, it is a badge of pride. Or rather, it is a shameful thing to be seen in garb that belongs to any other nation.

The same item can mean many things to different homins. One tall, blonde, standoffish Matis guy once told me he could never wear a Fyro helmet again -- to him, it felt wrong, down to his very core, to use an item designed by his enemies, for their body geometry; said he could not breathe, his vision got foggier somehow, and he had to burn the thing in disgust. Its very design was "off-putting". And yet, another Tryker homina, fairly inebriated, admitted to liking the constricting feeling of these helmets. She would wear one while alone in her apartment; to what specific purposes, one could only guess. She said she felt her own nation's armors to look and feel bulky and coarse, no matter how fine the craftsmanship.

Colors also mean many different things. It is one recurring trend for black or white garb to be prized, as a sign that the wearer can afford materials only found in the dark roots. Zorais seem to favor purple; it is my guess that their fear and distaste of goo colors their choice -- pardoning my pun. Or maybe it just blends with the dark and dreary atmosphere unique to the jungles. It is no wonder that the Trykers favor light colors. Or that the Fyro dress in the color of the desert; many of the brighter and more vibrant colors would feel like a finger jabbed in the eyes.

~*~

Another interesting point is to see how ready and willing are homins to take off their clothes. Many a Tryker has freely admitted to going for a swim with nothing on; the shy ones only do it near a remote island, like swimming west of Dew Drops, towards Darkmoor. Some thrill-seekers do it in the shallow waters south of Liberty Lake, crossing into Resting Water, enjoying the slight risk of catching the attention of zerx and other assorted beasts. But it is supposedly not uncommon to find a naked Tryker even near the shores of Avendale.

For the Fyros, clothes serve a functional role, shielding their bodies from the unfriendly light and heat that are all too present in the desert; armor is not to be lightly thrown aside. Conversely, though, the baths in Pyr are the ultimate delight. What a luxury, to be able to cast off your burdens, and enjoy water without worry about it running out! It is said that whatever happens in the baths stays in the baths.

It is my understanding that the Zorais also sometimes indulge in this sort of thing, but in a culturally-controlled fashion. One is not supposed to expose bare skin to the elements, except if they are meditating, looking for spiritual fulfillment. It is prescribed to only do so in the Great Outdoors, in a place safe from predators, while in communion with Atys. Otherwise, a naked Zorai is almost like a challenge to the universe, asking for danger, so that you will be forced to put your equipment back on.

As for the Matis, only Jena knows what their customs are. I have heard hints and rumors about secluded places, like the Den of Fury, where sometimes a few adventurous ones will go trekking. But what exactly happens there.. it remains a mystery.]]>
Xyanpalteus
<![CDATA[Masque de doute]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31234/3#207250 Wed, 14 Sep 2022 14:51:10 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207250
La discussion de la veille avec Lorlyn avait ouvert un barrage qu’il avait soigneusement contenu ces dernières années. Il avait mal dormi, essayant de trouver un sens acceptable aux interrogations qui le rongeait.

Le plus confortable était évidemment de retourner en mode binaire. Bon, pas bon ; pas taper, taper. À défaut d’être très fine, cette catégorisation du monde avait au moins le mérite de lui épargner les affres de questionnements existentiels qui le laissaient toujours d’une humeur au mieux massacrante, quand ça n’était pas pire.

Sauf que…

Comme savoir ce qui était Bon ou non ?

Se contenter des grilles les plus simplistes du kamisme avait marché un temps. C’était profondément insatisfaisant, mais c’était facile et cela convenait à la majorité des gens sur l’écorce, alliés comme ennemis. Il n’y avait que ces fichus neutres (qui étaient hélas fort nombreux) et quelques exceptions ici et là pour trouver à y redire. Mais le système résolvait aussi ce problème. Kamiste = bien, pas kamiste = pas bien, avec diverses échelles dans le « pas bien », allant de « à taper sans poser de question » à « lui laisser une chance de fuir/à éviter ».

Il aurait probablement dû éviter certaines personnes avec un peu plus d’assiduité. Mais ce n’était pas de sa faute : il avait essayé, et ces derniers s’étaient acharnés. Comme Feinigan qui avait trouvé comment soudoyer le gardien de son appartement, Nikuya qui l’avait ennuyé jusqu’au Promontoire du Désespoir et Zhen qui était allé le chercher au fond de la forêt matisse, chacun d’eux refusant le combat, forçant la discussion. Fichus gami-ho. Il y avait plein d’autres qu’il avait réussi à éviter, mais pas ce genre de harceleurs.

Il aurait pu s’en sortir, si seulement les kamistes n’avaient pas commencé à mettre leur propre bazar dans ses affaires. Comme quoi ce n’était pas bien d’aller taper les méchants, que tout le monde n’était pas pareil, qu’il ne fallait pas faire la guerre, mais en fait si, mais en fait non… Il avait essayé d’obéir à tous ces ordres contradictoires, il s’était forcé à faire des choses qu’il détestait, mais c’était impossible de faire assez bien, ses actions n’étaient jamais les bonnes. Fichus kamistes.

Et voilà que même Lorlyn revenait sur sa perception des matis. Haokan n’avait rien contre les matis, mais la position intransigeante de Lorlyn lui avait servi d’exemple à plusieurs reprises contre ses propres ennemis. C’était quelqu’un qui avait des valeurs et qui n’y dérogeait pas ; il ne pouvait pas prétendre à tant de pureté, mais il savait reconnaitre un modèle quand il en voyait un. C’était un phare à suivre quand le doute commençait à s’installer. Sauf qu’elle était arrivée à la conclusion suivante : les matis n’étaient peut-être pas tous méchants. En fait, il y avait effectivement des matis plutôt gentils. Donc, cela semblait mieux à la trykette de se dire que les matis étaient gentils, jusqu’à preuve du contraire.

Fichue Lorlyn !

Parce qu’hélas, elle avait raison, et Haokan le savait bien. Si des matis pouvaient paraitre acceptables aux yeux de la jeune fille, il devait reconnaitre que les gami-ho pouvaient l’être à ses propres yeux. Pas juste quelques exceptions, mais tous, par défaut, tant que rien ne venait le contredire. Seulement, où est-ce que cela s’arrêtait ?

— Est-ce que tu penses qu’il peut aussi y avoir de bons Esclavagistes ? avait demandé Haokan.

Cela leur semblait vraiment improbable à tous les deux, l’idée avait été rejetée. Mais le doute avait été semé et s’était planté dans le terreau des discussions précédentes avec d’autres gens. Les trykers de Bai trykali n’avaient pas directement défendu l’esclavagisme, bien sûr… mais ils avaient tenté d’argumenter qu’un esclavagiste n’était pas forcément mauvais, selon les circonstances.

C’était vraiment dérangeant d’envisager de se comporter civilement avec ce genre de gens. Mais était-ce différent du fait de saluer aimablement des kidnappeurs, des drogués, des dealers, des tueurs et autres du même type ? Et si on était aimable avec un seul d’entre eux, y’avait-il la moindre raison de ne pas l’être avec les autres ?

Même avec la mauvaise foi la plus absolue, il fallait reconnaitre que non. Ça n’était pas différent, il n’y avait pas de raison de se comporter autrement a priori. D’où un Haokan grinçant des dents et grommelant au bar de Fairhaven, à tel point que Ba'Naer lui avait déjà signalé deux fois qu’il y avait un autre bar sur les pontons. Mais le zoraï n’avait pas envie de partir. Tout le monde passait par ce bar, à un moment, et il finirait bien par voir quelqu’un qu’il pouvait taper sans se poser de question. Il fallait qu’il y ait une frontière entre le Bien et le Mal.

Car sinon, la seule alternative qu’il voyait était les Litanies du Vide, et il avait à présent bien trop à perdre pour retourner dans ce genre d’errance.

]]>
Haokan
<![CDATA[Prière au Grand Glouglou]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32316/1#207229 Sat, 10 Sep 2022 19:43:11 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207229
Le couvercle n’émit pas un craquement ou un grincement lorsqu’elle le souleva. Le coffre ne payait peut-être pas de mine, mais vu son contenu, elle n’avait pris aucun risque sur sa solidité quand elle l’avait choisi.

Aucune lumière ne brilla à l’intérieur, aucun roulement de tonnerre ne retentit, mais l’instant l’aurait mérité. Il y avait là quelques unes des meilleures bouteilles que l’Écorce avait produites, au moins selon les critères de la Trykette. Elle en prit une avec révérence. L’étiquette était illisible, mais Krill s’en fichait : elle savait exactement ce qu’elle avait rangé là. Elle alla poser la bouteille délicatement sur sa table, revint fermer le coffre en vérifiant bien que le couvercle s’enclenchait correctement, et remit vaguement le bazar autour et au-dessus. De toutes façons, cette partie se réorganiserait d’elle-même au gré des événements, des ajouts, et des besoins.

Une fois revenue à sa bouteille, elle se concentra. Célébrer quotidiennement le Grand Glouglou lui était naturel, elle buvait comme elle respirait. Mais là, c’était du sérieux.

L’Écorce toute entière avait cruellement manqué de tonneaux si longtemps, que les nouveaux avaient été unanimement acclamés, et à juste titre. Mais il y avait encore des choses qui n’allaient pas. Et puisque le Prophète n’avait pas été revu depuis des années, il fallait bien que quelqu’un se charge de chanter les louanges et partager les doléances.

Le liquide de la bouteille était un nectar véritablement divin. Krill sourit béatement, ferma les yeux, et communia avec le Grand Glouglou.

Sur toute l’Écorce, seuls six bars avaient reçu les nouveaux tonneaux. Les Zoraïs n’en avaient probablement pas besoin pour leur chaï, et le bambooka risquait sûrement d’attaquer le bois. Les Matis s’en passaient visiblement aussi pour leur vin de pissenlit, mais comment Lichi Lino, le barman de Davae, avait réussi à récupérer de la byrh, ça, c’était un mystère. De leur côté, les Fyros avaient fait le plein pour leur shooki, ne laissant de quoi approvisionner que Ba’Naer Liffan à Fairhaven et Ba’Dardan Naroy à Avendale. Vu le débit de Ba’Naer, ça représentait quand même une sacrée quantité. Mais Ba’Dughan Lipsie devait faire la tête. Déjà que presque personne ne se souvenait qu’il y avait un deuxième bar à Fairhaven.


La pénurie avait surtout conduit à une inflation redoutable. Ça ne se voyait pas trop sur les bouteilles quand on ne faisait pas attention, mais Krill s’en était vite rendue compte. Byrh ou shooki, elle finissait bien plus vite ses bouteilles. Et que dire des tonneaux ! Un seul tonneau de byrh ne risquait pas de satisfaire même un petit groupe de Trykers. Ceux de shooki étaient vidés encore plus vite. Et vu leur prix… les barmen se faisaient une sacrée marge ! La byrh de Lorlyn réussissait carrément l’exploit de paraître bon marché.


D’ailleurs, en parlant de Lorlyn, Ba’Naer Liffan – et tous les autres d’ailleurs – acceptaient désormais à peu près n’importe qui comme fournisseur. Ils reprenaient même les bouteilles entamées ! Mais qu’est-ce qu’ils allaient en faire ? Bon, ça valait probablement le coup de s’embêter à embouteiller sa production, parce que les tonneaux étaient repris au même prix que les bouteilles.


Par contre, ce qui n’allait vraiment pas, au moins quand on aimait la byrh, c’était la taille des tonneaux. Le tonneau de shooki, bien que hors de prix pour son contenu, était aussi ridiculement petit, même si ça ne se voyait pas du tout quand il était posé. En fait, il prenait presque autant de place qu’une bouteille. Là où le tonneau de byrh prenait toujours la moitié d’un sac. Krill n’avait pas fini de voir des tonneaux de shooki plutôt que de byrh dans les rassemblements, et ça la faisait ronchonner même dans les vapeurs d’alcool.


Un autre sujet d’inquiétude, c’était que les homins devenaient horriblement bavards quand ils buvaient. Avaient-ils perdu l’habitude pendant la pénurie ? Était-ce quelque chose dans le bois des nouveaux tonneaux ? Krill avait fait de multiples tests et n’avait pas remarqué de changement au niveau du goût. Mais même elle s’était retrouvée à pérorer sans suite. Elle avait beau être tyllwhee et fière de l’être, Ba’Naer Liffan n’allait jamais tenir si son bar était rempli d’homins piaillant comme des izams. Ou alors, il allait refacturer sur ses bouteilles la mousse de stinga qu’il allait utiliser pour se boucher les oreilles.
Mais peut-être que ça pouvait rendre les assemblées moins barbifiantes. Oui. Peut-être que c’était la façon dont le Grand Glouglou punissait Jazzy et tous les autres pour leur nouvelle manie de prendre tout au sérieux et de s’inquiéter dès que quelqu’un ne pensait pas tout à fait comme eux. Oh oui. Que le Grand Glouglou soit loué.


Et pour couronner le tout, même si les barmen n’avaient toujours pas le droit de vendre aux plus jeunes, ils fermaient maintenant les yeux sur la revente. Donc un petit pouvait envoyer son grand-frère, ou sa grand-mère, acheter un tonneau pour lui et offrir une tournée à tous ses amis. Sella !



La bouteille vide à côté d’elle, confortablement installée dans les coussins de son appartement, Krill souriait aux poissons derrière le hublot sans les voir.
Lordreen ! Gloire au Grand Glouglou !


[HRP] Contrairement à Krill, je ne suis absolument pas fan des emotes multiples lorsqu’on boit un peu trop, bien au contraire : je trouve que ça rend l’Alentours illisible. Mais merci infiniment pour le retour des tonneaux et des bouteilles en jeu. On peut désormais vraiment payer une tournée au bar. Le reste des bugs pourra sûrement être traité au fur et à mesure, ou on fera comme le reste et on apprendra à jouer avec. :-)]]>
Krill
<![CDATA[Album Secret du Désert Ardent]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32187/9#207057 Sun, 14 Aug 2022 16:44:09 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207057
Hetyllic est un tryker au petit bedon bien rebondi par les années passées à goûter la bière brassée par sa guilde, les célèbres Brasseurs d'Oflovak. On dit qu'il fut initié au culte du Grand Glouglou par le légendaire Carolus Dunkel, qui lui appris les secrets du tonneau des Dames à Ivres.

Les cuvées impériales, ou l’histoire des meilleures liqueurs de shooki de mémoire d’homins.

Auteur: Hellytic




Mon nom est Hetyllic, goûteur chez les Brasseurs d’Oflovak, et je vais vous parler de la meilleure liqueur de shooki jamais fabriquée, j’ai nommé la cuvée impériale. Peu d’homin la connaisse, si ce n’est éventuellement comme rumeur. Et pourtant, la cuvée impériale est une réalité. Il s’agit d’une liqueur de shooki servie uniquement à la table de l’Empereur. Elle sert pour les convives de marque, les hautes personnalités de l’Empire et bien sûr la famille impériale. Alors n’espérez pas en boire la moindre goutte. Quoique, Avinos pourrait vous dire qu’il a déjà goûté une lampée, du temps de sa jeunesse. Mais c’est une autre histoire. Laissez-moi plutôt vous raconter ce que cette cuvée a de spécial.

Quand la plupart des liqueurs de shooki fermentent en cuve pendant 40 jours, pouvant aller jusqu’à une saison complète pour les cuvées spéciales comme la célèbre cuvée d’Oflovak brassée par Lydix Deps, il est des shookis qui fermentent bien au-delà. Chez les barmans les plus réputés, on peut parfois déguster des shookis de 12, 15 voir 21 ans d’âge. Ces cuvées particulières nécessitent d’avoir une récolte de matières premières de qualité exceptionnelle, ce qui n’en fait pas une liqueur brassée tous les ans. Tout dépend du millésime, certaines années étant propices à une fermentation plus ou moins longue.
Pour la cuvée impériale, on passe à un stade encore au-dessus. Un peu d’histoire pour débuter. Tout commence à la mort de l’Empereur Arispotle. Son fils, Cerakos, qu’on appellera par la suite le Juste, décide alors de faire brasser une liqueur en son honneur, Arispotle étant, comme beaucoup de fyros, un grand amateur de shooki. Ce premier brassin se nommera cuvée Arispotle. Comme les Empereurs ne choisissent pas l’année de leur mort, pour avoir une cuvée au goût exceptionnel, il faut trouver une nouvelle façon de brasser la liqueur ne dépendant pas de la qualité de la récolte mais plus du savoir-faire.
Je ne connais pas toute la technique pour brasser les cuvées impériales, loin de là. Mais je peux néanmoins vous livrer quelques détails. Pour commencer, il est décidé par Cerakos que la cuvée sera laissée à fermenter pendant 50 ans. Ce nombre d’année, a priori arbitraire, est un pari sur l’avenir. Aucun Empereur n’ayant alors régné autant de temps, cela veut dire que la cuvée sera ouverte par le petit-fils de l’Empereur, ce qui représente un espoir dans la continuité de l'Empire. Il y a là l’idée que l’Empire est éternel.
Seulement, 50 ans de fermentation n’est pas possible pour un brassin ordinaire, ni même pour un brassin d’exception. Aucune récolte, fût-t-elle extraordinaire, ne peut être laissée à fermenter pendant autant d’années. Une autre difficulté réside dans le vœu de Cerakos de faire un brassin avec uniquement des matières premières du désert. Si les bourgeons de shooki, le miel et l’eau nécessaires à la liqueur de shooki viennent d’ordinaire du désert, ce n’est pas le cas de l’écorce de mitexi servant à fabriquer les tonneaux. En effet, l’écorce de mitexi du désert est trop sec et poreux pour faire un bon bois pour les tonneaux. Il est en outre plus dur à forger. Celui-ci vient donc des forêts matis. C’est quelque chose que peu de fyros savent, ou préfèrent ne pas savoir. Pourtant, le commerce de bois avec les matis a toujours été une réalité. Devant ces deux problèmes que sont la fermentation pendant un demi-siècle et la nécessité de s’approvisionner uniquement dans le désert, il faut trouver une solution. Celle-ci vient évidemment du désert. C’est le savaniel. L’écorce de savaniel est un puissant conservateur. Il est ajouté après la cuisson à feu doux du brassin, à froid. Malheureusement, il donne un goût infecte à la liqueur, sauf si on la laisse fermenter pendant 50 ans. Il y a probablement d’autre choses à faire pour se débarrasser du goût âcre, mais je ne peux rien dire dessus, ne faisant pas partie des brasseurs impériaux. Toujours est-il que l’écorce donne, à terme, un goût légèrement plus amer et boisé à la liqueur. Le savaniel sert aussi à imperméabiliser l’écorce de mitexi, grâce à l’huile obtenue de ses amandes. Le bois reste cependant très difficile à forger, et on raconte qu’il faut des mois pour créer la cuve qui servira à contenir la cuvée impériale.

Voilà pour ce qui est de la partie technique de la cuvée. Je peux encore vous raconter quelques anecdotes sur elle. Ainsi, saviez-vous que la meilleure cuvée serait celle de Cerakos le Juste ? Ou qu’il n’y eut jamais de cuvée Thesop car c’était un traître ? Qu’on ne but jamais les cuvées Abylus, Pythos et Krospas car perdues pendant le premier essaim ?
La cuvée Cerakos II mérite aussi sa petite histoire. L’ouverture de la cuvée Cerakos II eut lieu en 2531 par Dexton en personne. La cuvée n’a été préparée qu’en 2485, sur ordre de Leanon, la sœur de Cerakos II , deux ans après le retour des primes racines. Pyr n'était pas encore complètement construite, mais le brassin a pu se faire malgré tout. On l’a ouverte aux 50 ans de la mort de l’Empereur comme le veut la tradition, soit après 46 ans de fermentation. Il s’agit d’une exception due aux circonstances exceptionnelles, puisque Cerakos II est mort en 1481 dans les primes. La cuvée était donc un peu plus jeune que les autres cuvées impériales. 
Le sort réservé à cette cuvée est aussi particulier. Ce qu’il restait de la cuvée Cerakos II a disparu avec le second essaim, volé par les maraudeurs probablement. Les homins avaient alors autre chose à faire que de planquer de la liqueur de shooki, bien qu’on raconte qu’un tonneau ait été caché dans les étages inférieurs de l’Académie Impériale, avec d’autres objets de valeur. D'autres rumeurs racontent qu'au moment du second grand essaim, il ne restait déjà plus de cuvée Cerakos II car Dexton avait tout bu avec Still Wyler lors d'une soirée arrosée. Enfin, je peux vous affirmer qu’une partie de cette cuvée circula sous le manteau après un vol d’une bouteille par un serviteur du palais peu scrupuleux. Mais je préfère ne pas trop en parler. Si un jour vous croisez Avinos au bar, peut être, après quelques verres, se laissera-t-il aller à vous en parler.

Je pense avoir fait le tour de mes connaissances sur la cuvée impériale. Je comprends votre frustration à lire autant de détails sur une liqueur que vous ne goûterez probablement jamais. Mais j’estime qu’il était important de partager ce savoir. Qui sait ? Plus les patriotes seront au courant de l’existence de cette cuvée exceptionnelle, plus l’espoir grandira qu’un jour, un Empereur digne de ce nom acceptera de partager ce divin breuvage avec son peuple. On peut rêver...]]>
Wixarika
<![CDATA[Wanted!]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32281/3#207031 Thu, 11 Aug 2022 21:11:23 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/207031 Ghost Of Atys <![CDATA[Husyrèch, Expert Es Vérité]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32252/1#206939 Tue, 26 Jul 2022 13:01:21 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206939 [/HRP]

Une fois de retour chez lui, Husyrèch regarda d'un air perplexe les deux enveloppes que l'akenak lui avait donné. Déjà, pourquoi donc était-elle venue le voir, lui ? Et pourquoi donc demander à le voir en tant qu'Ambassadeur auprès de la Cellule ? Tous ceux qui connaissent réellement la Cellule savent qu'il ne faut pas passer par Husyrèch, et ceux qui ne la connaissent pas ne devraient pas essayer de la contacter, pour leur propre bien ... Il était évident que son titre d'Ambassadeur était un titre fantoche, qu'Ailan lui avait accordé par amour pour le fyros fou. Il suffisait de voir les regards qu'elle lui jette en Assemblée pour s'en convaincre !

Ça n'allait pas arrêter Husyrèch, néanmoins. Il n'avait aucune idée de ce que Wixarika voulait de lui, et n'arrivait pas à comprendre ce qu'il pouvait faire du gribouillage d'un enfant et d'un lucio de Krill. Quant aux instructions qu'elle lui a laissé ... On dirait les élucubrations d'un antekami kaze, pas d'une akenak !

Mais ce n'était que des détails, et le Conteur n'allait pas refuser une occasion de mettre en valeur ses nombreux talents. Et puis, rajouter le titre d'Expert es Vérité auprès des akenak à sa longue liste de titre était bien trop tentant pour refuser !]]>
Husyrech
<![CDATA[Quand nos ancêtres légionnaires philosophaient sur la justice]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32234/1#206856 Wed, 06 Jul 2022 12:41:30 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206856 Ce dialogue a lieu il y a plus de 300 ans, sous le règne de l’Empereur Dyros le Grand.
Abylus, chef de guerre au service du sharükos et Bellos, guerrier et poète à ses heures, sont planqués derrière une dune donnant sur un petit groupe d’homins du désert des Anciennes Terres. Nous sommes en pleine guerre tribale pour l’expansion de l’Empire.

Pourquoi on les attaque déjà ?
Pourquoi pas ?
Ben je sais pas, c’est toi le chef.
Je sais pas pourquoi on ne devrait pas les attaquer.
Tu veux dire qu’il n’y a aucune raison ?
De pas les attaquer ?
Mais non, de les attaquer.
Ben pourquoi on ne les attaquerait pas ?
Mais c’est à toi de me le dire, c’est toi le chef.
Ça va on a compris que c’est moi le chef, et justement je te demande de répondre !
A quelle question ?
Pourquoi on ne devrait pas les attaquer ?
Euh… ben… je sais pas.
Tu vois, toi non plus tu ne sais pas quoi répondre.
Mais c’est toi le chef ! C’est toi qui devrais pouvoir y répondre.
Ben je te réponds que y’a pas de raison de ne pas les attaquer.
Donc ?
Donc on les attaque.
D’accord… j’ai compris.
Ah quand même. T’es un peu long à comprendre des fois.
En fait, on attaque par défaut, sauf si y’a une bonne raison de pas le faire. C’est ça ?
Voilà ! T’as enfin compris la logique.
Compris oui, approuvé pas vraiment.
Quoi ? T’as quelque chose à dire sur cette logique imparable ?
Ben… c’est pas très juste d’attaquer sans raison.
Mais puisque je te dis que y’en a une !
Mais laquelle ? Tu réponds pas !
La raison, c’est que y’a pas de raison de ne pas les attaquer !
C'est une raison ça?
Oui, une raison très simple!
Euh… oui…. Enfin… non…
Pfff on voit que tu ne pourrais pas être chef.
Moi il me faut une raison d’attaquer, pas une raison pour ne pas attaquer.
Et moi je te dis que tu ne connais pas encore toutes les subtilités pour être chef, voilà tout.
J’ai bien compris la logique, mais je vois pas en quoi c’est juste.
Pourquoi ce ne serait pas juste ?
Ben…
Si tu me dis que c’est à moi de répondre car je suis le chef, je te casse un bras.
J’ai rien dit.
Justement, réponds. Pourquoi c’est pas juste ?
Si on devait attaquer tout le monde, sans raison, on aurait que des ennemis.
Mais non, puisqu’on a une raison !
Celle de ne pas avoir de raison de pas les attaquer ?
Ouiiii !
Ça n’explique pas en quoi c’est juste.
Bon… assieds-toi, je vais t’expliquer.
C’est si compliqué ?
Pour toi oui.
pfff
Nous sommes un peuple juste n’est-ce pas ?
En théorie oui, sauf que…
Sauf que rien du tout, on est juste, c’est même un pilier chez nous. C’est Dyros qui l’a dit.
Oui mais…
Chut, j’ai pas fini l’explication.

Donc on est juste. Et en tant que juste, c’est à nous de dire qui a une raison de ne pas être attaqué et qui n’en a pas.
Euh…
Comme ça, si on ne trouve pas de raison valable de ne pas attaquer, c’est que c’est juste d’attaquer.
C’est…
C’est d’une logique à toute épreuve.
Cependant…
Rien du tout, c’est logique, juste, et en plus c’est moi le chef.
Ça, je n’en doute pas. Je crois même que c’est à ça qu’on les reconnaît.
A leur logique.
On va dire ça.
Bon… mais tu sais, tu pourrais devenir chef un jour. Il te manque juste quelques petits trucs.
Comme quoi ?
Un peu plus d’intelligence. Parce que tu vois, des fois, je trouve que t’es un peu lent à comprendre.
Mouef...
Allez, viens. On a un groupe d’homins à décimer.
Ils se font appeler comment déjà ?
Les Sauvages.]]>
Azazor
<![CDATA[Graine de vie]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32066/4#206853 Tue, 05 Jul 2022 19:09:44 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206853

Graine de Vie, Livre Trois

Déraison et sentiments

Récits recueillis par Yuz Fii'ameen Winn'Gami
Quatrième de couverture
Erei répudie sa descendance aussi vite qu’Yrechush propage ses recettes louches. Après avoir lâchement abandonné son petit Skouzy, il persévère à ne pas reconnaitre Ronyll comme son petit-fils. Ce dernier est pourtant aussi bruyant que le troupeau de yubos conçu par Erei et sa douce compagne Umayzem. Est-ce là une coïncidence ou se cogneront-ils violemment au pilier fyros de la vérité ?

Ronyll est à la puissance sonore ce que Kohana est à la pudeur. Même ses récents casse-croutes dans la goo n’ont pas eu raison de ses énergiques glapissements. Et il a trouvé une nouvelle cause à défendre, pour laquelle il fonde la SPDC (Société Protectrice des Dragons Choupis) : parviendra-t-il à délivrer la pauvre bête prisonnière de la cave de l’infâme Xylid ?

Le sublime Botyseli Phaze a prévu un numéro de googoo-dancer à faire pâlir un vétéran des Faces Brûlées. Mais saura-t-il capter l’attention de Paloc, la Fyrette à l’anxiété légendaire ?

Orani a le coeur lourd : elle doit donner sa main à un Tryker choisi par la fédération amicale de l’open-bar de Ba', parmi une foule de prétendants plus ou moins éméchés. Parviendra-t-elle à échapper à ce mariage qu’on veut lui imposer ? La belle Ilinstar, elle-même séparée de celle qu’elle aime, pourra-t-elle l’aider à ne pas trébucher en dansant ce tragique menuet ? Arriveront-elles à pleinement vivre leurs amours ?

Nyrel semble avoir pour le lait de najab une addiction particulière. Sa rencontre avec Riwakasi le replonge dans une recherche effrénée de ses origines. Saura-t-il dénouer la vérité avant que sa fiole de lait ne se transforme en fromage ? De son côté, Riwakasi, dont la relation avec le matis Nelyla'a tourne au rance, saura-t-il recouvrer l’usage de son emprise ?

Lacalini consacre toute son énergie à sa recherche effrénée d’un substitut à la Sueur Verte cent pour cent végétale. La mystérieuse mais affable Gnaki semble vouloir l’aider. Mais est-elle vraiment aussi désintéressée qu’elle le prétend ? Si les deux homins parviennent à leurs fins, que compte-t-elle réellement faire de cet inestimable élixir aphrodisiaque interdit ?

Ragufes, la courageuse et valeureuse Trykette, vivait seule, heureuse et libre. Jusqu’à ce que sa route croise celle de Nyrel, l’accro au lait de najab, et que sa vie bascule. Désormais, elle n’aura de cesse de poursuivre Nyrel de son amour envahissant et exclusif. Comment Nyrel pourrait-il lui échapper ?

Nakyrin au cœur de loojine collectionne les homins comme d'autres les ailes de papillon. Mais à force de passer de Mousti, qu’elle a épousé par devoir, à Niliusoe qu’elle convoitait pour chauffer son hamac, elle sent la fatigue la gagner et son mojo la quitter. Déjà Pamal lui a repris le harem qu’elles avaient constitué ensemble. Nakyrin saura-t-elle lutter alors que tous se retournent contre elle ?

La louche unique, forgée par Tondex lui-même dans les flammes magiques de la forge de Pyr, attire toutes les convoitises. Yrechush est avide du pouvoir infini que lui confèrerait le précieux ustensile qui affiche sur son manche raffiné l’inscription : « Une louche pour les imaginer toutes, une louche pour les raconter, une louche pour les amener tous et dans les preuves les lier. » Yrechush pourra-t-il maîtriser ce grand pouvoir qui l’habite ?

Mais il y avait déjà de quoi préparer le quatrième tome ! La réalité dépassait la fiction, les Mac'Lan et leurs amis commençaient à ne plus pouvoir surenchérir sur les aventures fantasques des homins ordinaires.]]>
Feinigan
<![CDATA[L'enfant sauvage.]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32222/2#206835 Thu, 30 Jun 2022 19:06:11 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206835 A cette remarque de la Zoraï blonde, Tigrousse n'exprima qu'un groulement d'agacement discret. Oui, discret, car si la fyros trouvait Ja-Zun Gei très jolie, elle la trouvait aussi effrayante. Son masque dont les cornes semblaient avoir été arrachées imposait crainte et respect. Mais la jeune sauvageonne n'avait pas la tête au travail. D'ailleurs... falait-il encore qu'elle travaille pour les antekamis? ne devrait-elle pas migrer vers une autre tribu? Mais laquelle?

Gia'Suki.... Gia'Suki.... Elle ne pensait qu'à elle! Et si... elle avait été enlevée?
Et si finalement ses ennemis l'avaient capturée? La trykette devait savoir! elle etait forcement au courant. Le temps passait et pas une seule nouvelle au camps. Pei-Jeng Pingi ne semblait pas plus affecté que çà à la disparition de la Zoraï. Tigrousse ressentait egalement de l'ignorance de la part de la cheffe de la tribu à son egard.

Alors qu'il pleuvait sans cesse, elle se decida!
"-Lor...Lyn..."
Elle brisa un pact pour la capitale des lacs et disparue.

Au téléporteur Kami de Fair-Haven, elle ne pouvait rien distinguer tant la pluie tombée mais c'etait à son avantage car elle pouvait approcher sans etre sentie ni vue. Cachée entre 2 messabs qui faisaient des aller-retour jusqu'à l'étable, elle pu s'approcher sans inquieter les gardes.
Elle se glissa derriere l'imposante structure karavaniere à l'entrée de la capitale et elle l'aperçu comme prévu! Lorlyn, au bar.
Le manque de Gookies et la rage lui fit prendre cette décision sans même réfléchir: Elle sortit ses dagues et fonça sur la trykette, profitant du vacarme de la pluie frappant le ponton pour créer la surprise. D'un saut elle franchit les marches menant au bar et ses deux lames croisées sous la gorge de la trykette eurent l'effet esconté.
"-Gia...Su...ki!"
La trykette hurla en premier reflexe puis elle tenta de comprendre l'air menaçant du jeune varinx à deux pattes.
"-Je ne sais pas où elle est mon amie! Elle m'a promis d'aller voir d'autres tribus! Les chorogoos!"
Ca n'etait pas la réponse qu'elle attendait. Tigrousse tremblait de manque, de rage et d'incompréhension. Elle répéta avec une articulation incertaine, le parlé homin lui été toujours quasiment impossible, mais la réponse était identique à la premiere. La Trykette, elle, tremblait de peur, les dagues lui brulaient la gorge. La Fyros laissa alors un souvenir d'elle en décroisant lentement ses dagues afin d'y faire une coupure significative à sa concurrente.
Lorlyn compris dans le regard de la sauvageonne qu'elle annonçait des retrouvailles prochainement...
La pluie cessa de tomber mais Tigrousse avait deja enclenché son pact pour le bosquet de l'ombre...]]>
Tigrousse
<![CDATA[Apparences trompeuses]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32216/1#206773 Tue, 21 Jun 2022 16:55:43 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206773
Un bruit. Mac'Duncan se relève, aux aguets. Quelqu’un s’approche, mais ce n’est pas le patron. C’est une homine, une zoraïe, dans une armure toute blanche et bizarre, peut-être tryker. Ce n’est pas l’un des uniformes du coin. Elle a son casque, il ne sait pas qui c’est, si c’est une simple voyageuse ou quelqu’un qui en veut à ce qu’il surveille. L’homine s’arrête, le regarde, regarde la zoraïe qui dort derrière lui.

Mac'Duncan tente de se faire plus impressionnant qu’il ne l’est, son épée brandie :
— Y’a rien pour toi ici ! Passe ton chemin !

Elle fait un pas vers lui. Le tryker ne se dégonfle pas, tout en se repassant les consignes en boucle dans sa tête :
— Je ne veux pas me battre ! Va-t’en, c’est tout !

Peine perdue. L’homine sort une grande hache et le charge. Mac'Duncan n’attends pas de voir si c’est de l’esbroufe et fuit avant qu’elle arrive sur lui. Mais quelques mètres plus loin, il se rend compte qu’elle ne l’a pas suivi. Que faire ? Aller chercher du secours au Cercle Noir ? Le temps de faire l’aller-retour, Jena sait ce que cette fille aura fait. Il revient sur ses pas, restant à distance prudente.

L’autre est penchée sur l’Initiée, et avant que le tryker ne soit à portée de voix, voilà qu’elle la prend dans ses bras et la soulève ! C’est pas bon, ça, pas bon du tout ! Kenny Mac'Duncan crie :
— Laisse-la ! Elle est sous la protection du Cercle Noir !!! Et ils vont venir te dégommer si tu la touches !

L’autre lui répond par un feulement de rage. Elle pose son fardeau, se tourne vers le tryker qui continue à crier pour qu’elle parte, elle prend ses amplis…

Le sort touche le tryker, qui sent soudain ses paupières devenir lourdes… très lourdes. Impossible de résister. Quelques instants plus tard, il ronfle dans l’herbe.

Quand il se réveille, un peu désorienté, il cherche son adversaire, paniqué. Plus personne… Si, là-bas ! Une silhouette au loin ! Le tryker se relève et court pour se rapprocher. Il ne sait pas encore ce qu’il doit faire, mais une chose est certaine : le patron ne va pas être content.

C’est bien elle. La kidnappeuse. Elle porte l’Initiée dans ses bras, avançant lentement en contournant la Souche Flétrie. Mac'Duncan ralentit : il ne faut pas qu’elle le repère. Il se glisse d’arbre en arbre. Parfois la zoraïe blanche pose l’Initiée et se débarrasse des carnivores sur la route, mais ce n’est jamais assez long pour que le tryker puisse reprendre l’homine. Et puis même si elle n’a pas l’air lourde, c’est une zoraïe et lui-même n’est pas grand, ce serait une sacrée galère de la porter.

D’un côté, il faudrait prévenir le patron. De l’autre, il est à peu près sûr que ce qui intéressera le patron, c’est de savoir QUI ose intervenir. Kenny ne peut pas s’arrêter pour écrire un izam ni faire l’aller-retour au Cercle, le mieux est de voir où cette fille se rend ; ensuite, ils récupèreront l’Initiée. Heureusement le chemin est dégagé par cette folle furieuse. Il reste à distance pour ne pas se faire repérer. Les choses se compliquent quand ils sortent du couvert des arbres ; alors Mac'Duncan se glisse derrière les wombaïs et les bodocs, tout ce qui est assez gros pour le cacher.

L’homine fait un long arrêt à l’Atelier de Gu-Qin. Un izam s’envole. Pas bon, ça. Et la zone est trop à découvert. Quand enfin elle repart, Mac'Duncan court jusqu’à Pecho Cuinio qui traine toujours de ce côté. Il lui explique l’affaire en quelques mots, demandant au matis de faire passer le message au Cercle. Mais ce faisant il manque perdre de vue les deux homines. Il fonce pour les rattraper ; elles n’ont pas pu aller dans tant de direction que ça. Là ! Elles descendent la colline. Le tryker manque marcher sur la queue d’un gingo dans sa précipitation, l’évite de justesse, dévale la pente, se rends compte qu’il se rapproche trop, s’arrête un peu brutalement contre un faneng… miracle, ni le gingo ni l’homine casquée ne l’ont repéré. La filature reprend.

Soudain le tryker sent une grande douleur le traverser et vole dans les airs. Quand il retombe, il voit un grand kitin relever son dard.
— Ho, Pankom… Coucou…

Derniers mots avant de sentir l’appel de Jena. Il s’abandonne sans honte à l’étreinte de la Déesse, sachant que nul autre qu’elle ne viendra le secourir ici.

Il se réveille près du téléporteur de Zora. Un peu groggy, il saute sur ses pieds, salue les karavaniers et les remercie avec un grand sourire, puis réfléchit rapidement.

Si c’est une zoraïe, elle passera par Min Cho. Et sinon, il faudra chercher chez les Antekamis. Mais pas tout seul : avec le patron. Les Antekamis sont un peu trop énervés ces temps, surtout avec les trykers.

Zoraïs ou Antekamis : une de ces deux options, c’est ce qui parait le plus probable. Donc Mac'Duncan fonce dans Zora, file prendre un mektoub à New Horizon et se retrouve à Min Cho. Là, il se pose derrière l’étable. Il n’y a plus qu’à attendre pour voir quelle hypothèse est la bonne.

Il attend… Il attend… rien…

Il se demande soudain à partir de combien de temps il peut se dire qu’elle ne passera pas par Min Cho. Et si Pankom les avait eus aussi ? Et si…

L’attente devient inconfortable, mais en l’absence d’instructions, il n’a pas de meilleure idée. Soudain il voit passer un drôle de truc. Un gubani ? Sortant de Min Cho ? Avec un truc blanc dessus ?

Il court derrière pour mieux voir. Oui, c’est l’homine montée sur ce gubani ! Pourquoi seule et dans ce sens, mystère, mais il en conclue qu’elle va chercher la zoraïe. Il ne peut pas suivre un gubani qui court, il ne sait pas ce qu’elle va bien pouvoir faire ensuite… Il pense soudain au vortex. Tout en se rongeant les ongles, il essaie de peser les alternatives :
— Soit elle l’emmène dans les lacs… Soit elle la ramène ici… Et le patron qui n’est pas là…

C’est un pari dont l’enjeu est la satisfaction ou la colère du boss.
— Bon. Que ce soit la Théocratie ou les lacs, c’est déjà pas mal pour elle.

Il décide de continuer à attendre là. Personne ne fait attention à lui derrière cette étable, le poste d’observation est idéal.

Et il attend… Il attend… rien…

Elles ont dû aller dans les Lacs.

Il est à deux doigts de partir, quand il voit une troupe passer les portes de Min cho. Le gubani, sur lequel l’Initiée s’accroche ; l’homine casquée qui le mène ; un zoraï avec de grandes cornes et un drôle de tatouage en bande ; et un tryker aux cheveux violets et avec un habit bizarre. Ça en fait du monde. Sa protégée semble s’être réveillée, même si elle a cet air hagard de ceux qui ont trop chevauché le dragon.

Mac'Duncan se remet en filature, encore plus précautionneux qu’avant. Il y a trois fois plus de paires d’yeux pour le repérer à présent ; mais les homins n’imaginent pas qu’ils peuvent être suivis et ne font pas attention. Ils prennent des chemins de traverse, et le tryker manque perdre leur trace, mais il les retrouve dans la zone entre Hoi Cho et Zora.

Ils rentrent dans la capitale. Le gubani est laissé à l’étable, la guerrière-mage reprend l’Initiée dans ses bras. À voir comment la zoraïe droguée se laisse aller dans les bras de sa kidnappeuse, Mac'Duncan se dit qu’elles doivent se connaître et s’apprécier. C’est bien. Ça veut dire qu’ils ne lui feront pas de mal.

Il les voient disparaitre dans un grand bâtiment. Il s’approche nonchalamment, demande au gardien en bas de la rampe :
— C’est quoi ce bâtiment ?
— Ici ? C’est l’endroit où on trouve quasiment toutes les shizus zoraïes.

Il n’ose pas poser plus de questions. Pas question d’attirer l’attention. Il va se poser un peu plus loin pour rédiger son izam, racontant tout ce qu’il a observé, la description des homins. Dommage que la kidnappeuse n’aie pas enlevé son casque. Celui aux cheveux violets, il l’a vu la veille au bar d’Avendale, mais il n’est pas certain de son nom. Le dernier, il ne le connait pas.

Il reçoit la réponse peu de temps après. Laconique, écrit avec brusquerie :
— Reviens immédiatement.

Il peut presque voir le masque du patron, l’air exaspéré, l’insulte qu’il a dû dire à haute voix sans prendre le temps de l’écrire. Un sourire se dessine sur les lèvres du tryker. Bon, il va se faire engueuler, ce n’est pas drôle, et le boss ne sera vraiment pas content d’avoir perdu l’Initié dans ces circonstances, mais au moins il va avoir de nouvelles instructions ensuite, et il sait que le patron va tout résoudre. Et puis il ne s'est pas si mal débrouillé.]]>
Macduncan
<![CDATA["... le vent va souffler, le vent va souffler, hissez la voile, hissez la voile..."]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32214/2#206769 Mon, 20 Jun 2022 18:17:53 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206769 J'espère vous voir sur l'écorce.]]> Oura <![CDATA[Un mariage haut en couleurs]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32184/8#206716 Fri, 10 Jun 2022 21:10:43 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206716
En faisant attention à ne pas faire grincer certaines lames de parquet, il s’approche du bureau. Le plateau est vide, et les divers compartiments sont probablement verrouillés, encore plus probablement piégés. Pas d’info à glaner de ce côté-là, la cheffe reste la cheffe. Mais Ba’Rakha n’est pas là pour ça. Il sort une feuille de sa poche : le vélin est un peu froissé et frotté par endroits, et il y a une tâche dans un coin, mais le texte reste lisible même pour qui n’aurait pas eu l’occasion de le voir à de multiples reprises. Le Tryker relit une dernière fois le message qu’il a griffonné dessus, puis il pose la feuille à plat au milieu du bureau. Il la lisse soigneusement, surtout le coin qui s’obstine à rebiquer, et repart avec le même luxe de précautions qu’à l’aller, le sourire aux lèvres.

Derrière lui, bien en évidence en travers du faire-part, en noir sur le violet et le vert, les mots :

Ça donne des idées, hein

Il n’a pas signé, pas la peine, la cheffe comprendra.]]>
Barakha
<![CDATA[un tryker ravi en vaut deux]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32199/1#206712 Thu, 09 Jun 2022 21:11:19 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206712 — Enfin, chef… c’est qu’un tryker ! En plus celui là, il a les genoux qui tremblent dès qu’un izam le regarde. On lui fait croire qu’on va le vendre comme esclave aux antekamis, qu’il servira de cobaye avant de mourir dans la goo.
— Et ?
— Et puis on le relâche, quelque part dans les primes racines, voilà.
— je veux dire, Qui paye pour ça? et combien? Et ça nous rapporte quoi?
— C’est personnel. Mais je vais faire en sorte qu’il y ait la somme habituelle pour ce genre de travail. De ma poche.
— Et ça cause une guerre avec la fédération si l’on découvre que ça vient de chez nous? Je me répète, Lyren : HORS DE QUESTION !!
— enfin, Xyrius… Personne n’en saura rien, on s’en sort toujours ! On le cagoule et dit des mots en taki !
— dey, dey, et dey. Ce n’est vraiment pas le moment. Si tu veux faire ça, tu t’en occupes toute seule. Et si ça nous cause le moindre trouble, je t’affecte à une tour de garde !
— ça ne causera aucun trouble, pfff…
— Tant que tu t’obstine à refuser mes méthodes pour que les homins qu’on enlève ne puissent pas parler… Il n’y a pas trois solutions ! On leur coupe la langue et on brule les lèvres, et on les empêche de se faire ramener par n’importe quelle puissance pendant assez longtemps. Là, t’es tranquille !
— Enfin, il peut toujours écrire…
— ney, mais si après un traitement pareil, il raconte que c’est nous, il sait qu’il passera un moment encore pire si on le re-chope…
— Moi ce que j’en dis, c’est qu’on fait tellement peu d’enlèvements ces derniers temps que nos homins vont perdre la main.
— Il faut que tu comprennes. J’ai d’autres plans, autrement plus importants. Enlever un nabot pour se marrer, c’est vraiment pas le moment. Maintenant, retourne écouter ce qui se passe dans les capitales.
— ney, ney, chef…]]>
Lyren
<![CDATA[Recueil de poésie matis]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/13748/56#206575 Wed, 18 May 2022 12:10:22 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206575 First her tongue
then her nibbling
then her clawing]]>
Canillia
<![CDATA[Journal de Lorlyn O’Barrel]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32171/1#206563 Tue, 17 May 2022 16:04:11 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206563

Journal de Lorlyn O’Barrel





Je commence un journal. Je crois que c’est le moment d’en commencer un. Il se passe beaucoup de choses d’un coup, et quelque chose me dit que ce n’est que le début…
Pour des raisons évidentes, les deux jours suivants ont été écrits après les évènements. Vous comprendrez pourquoi ! Enfin, je dis vous, mais je suis la seule à lire ce journal, hihi !


Dua, Medis 14 (15/05/2022)



Nikuya a débarquée au bar, elle n’avait pas l’air bien du tout. Elle voulait parler à Haokan, mais il n’était pas là, et comme je ne savais pas comment faire pour l’aider, j’ai décidé d’aller le chercher ! Sous les protestations de Niku, j’ai déchiré un pacte et j’ai fouillé tout Zora en criant son nom, mais pasmoyen de le trouver… Ne perdant pas espoir, je me suis rendu à Min-Cho et me suis soudain rappelée du camp des Antekamis, qui se trouvait juste à côté… Haokan et Nikuya ont souvent affaire à Giasuki, cheffe des Antekamis, et je me suis dis qu’ils étaient peut-être encore en train de se battre ! Byrh à la main, j’ai rejoins le camp ennemi tout en criant le nom du Zorai. Malheureusement, la tribu m’a entendue et m’a attaquée ! J’ai vite fini la tête dans la sciure, et les Kamis m’ont ramenées à Fairhaven. Mais… j’étais persuadée d’avoir aperçue deux silhouettes au loin... Il fallait que j’y retourne. J’ai fais un détour au bar pour voir s’il y avait Hao, mais aussi pour me faire soigner, parce que j’avais mal partout ! Le groupe au bar n’avaient pas l’air de comprendre pourquoi je l’ai cherché chez les Antekamis, mais bon, je n’avais pas de temps à perdre et je suis directement allée à Min-Cho. Je devais aider Niku, pas question de la laisser comme ça !

Puis... Je me suis fais à nouveau avoir par les Antekamis. Seulement, cette fois, Giasuki était dans le coin, est, alertée par mes cris appelant Haokan, m’a capturée. Elle était très en colère, car elle venait de se battre contre Hao et Nikuya, et que à cause de ça elle a perdu son enfant. J’étais triste pour elle, mais sachant de quoi elle était capable, j’avais surtout peur : j’étais attachée devant le camp ennemi, et Giasuki m’a dit que je ferai un bon sujet d’expérimentation…


Tria, Thermis, 3 (16/05/2022)


Lylanea m’a trouvée par hasard ! Je lui ai demandé de l’aide, mais Giasuki l’a attaquée et elle a fini dans la sciure… Avec un peu de chance, elle allait revenir à temps avec des renforts ! Mais Giasuki avait une autre idée en tête : me faire traverser la « ceinture pourpre »… Elle me dit que si je réussi, je rencontrerais Gami. Giasuki me dit que Gami, c’est « la Pourpre, la Grande Chasseresse. », ou bien la Goo, comme nous, on l’appelle. J’ai fortement protesté, mais elle m’a embarquée de force sur son épaule, et je n’ai rien pu faire ! L’Antekami m’expliqua les règles : je devais courir en ligne droite… et espérer survivre. Ils appellent ça le baptême pourpre. Une Fyros, Tigrousse, allait le passer en même temps que moi. Enfin elle, s’était volontaire… ! Je ne voulais pas y aller, mais Giasuki m’a menacée de me donner un baiser pourpre, un truc avec beaucoup moins de chance de survie… Les secours n’arrivant pas, je n’ai pas eu le choix. J’ai pris mon courage à deux mains et ai compté jusqu’à trois avant de tracer ma route à travers la Goo.

J’ai survécu. D’après Giasuki, Gami m’a épargnée. Mais...pourquoi ? Elle m’a également fait remarqué, après que j’ai demandé à vite sortir de cet endroit contaminé, que la Goo ne m’attaquait plus. Puis… elle m’a demandé quelque chose d’étrange. Si j’avais de la famille chez les Chlorogoo ! Quel idée ! Mais… Je ne connais pas mes parents. Ce n’est pas impossible… En tout cas, Giasuki avait l’air très sûre d’elle.
J’ai repensé à mon enquête sur les kamis, et je me suis dis que c’était l’occasion de demander l’avis d’un Antekami pour voir leur points de vue… Pourquoi ils n’aiment pas les Kamis, eux qui sont si choupis ? Giasuki m’a répondu qu’ils privent son peuple de leur liberté et leur volent leur visages. Elle m’a expliqué que la théocratie, ça veut dire que c’est la religion qui impose sa volonté… Et aussi que les Kamis ont choisit de prendre une forme toute choupis pour nous tromper… ! Je n’avais jamais pensé à ça… ! En plus, j’ai fais remarqué que malgré mes recherches, je ne trouvais pas vraiment d’informations sur les Kamis, à part les commandements. Et ça, c’est louche ! J’étais de plus en plus sceptique : il faudra que je me renseigne encore plus… !

L’Antekami me remit de force sur son épaule, et me dit qu’on allait rendre hommage à l’Esprit du Bosquet de l’Ombre. Une fois arrivées, je découvre une Zorai assise dans la Goo. Giasuki l’a appelé Gami… Mais Gami, c’était pas censé être de la Goo ? Là, c’était une Zorai… ? Je n’ai pas compris, mais bon… J’étais surtout curieuse de savoir ce qu’il allait se passer. Je me posais plein de questions. J’ai été encore plus surprise quand Giasuki a dit à « Gami » que je ressemblais à Reitzak ! Elle pense que Reitzak est de ma famille ? Pourquoi ? A part que c’est une Tryker… Je ne vois pas le rapport avec moi ! « Gami » a dit que j’avais quelque chose. Comment ça quelque chose ? J’avais bien de la Byrh dans mon sac, mais c’est tout… ! Puis, elle conseilla à la Cheffe des Antekamis de m’emmener voir les Chlorogoo pour en savoir plus. Giasuki a négocié notre protection, à Tigrousse et moi dans le sanctuaire Pourpre, car il y a des Homins à ma recherche. Mais pourquoi ? Personne ne va m’attaquer, ce sont mes amis ! Ils sont gentils ! Enfin bon, pas sûre qu’il y ait de logique.
Oh, et là, il s’est passé un truc trop bien ! On m’a fait goûter un Gookie ! Au début, je ne voulais pas y toucher, mais comme j’avais les pieds dans la Goo sans effets secondaire et que les autres Antekamis allaient très bien après en avoir mangé… Et puis, Giasuki a dit que ça allait me faire penser par moi-même...! J’y ai goûté, puis l’ai dévoré ! C’était tellement bon ! Je me sentais tellement bien ! Je ne m’étais jamais sentie aussi bien de toute ma vie ! J’aurai pu faire le tour d’Atys en courant ! Je me suis mise à entendre des voix bizarres qui disaient des trucs incompréhensibles, c’était trop drôle hihi ! Les Gookies, c’est trop la vie !
Et là, Gia m’a libérée ! En fait, elle est gentille Gia ! Elle a dit que la prochaine fois que je viendrais, on ira chercher des réponses chez les Chlorogoo ! J’ai hâte !
Pour fêter ça, j’ai sorti une Byrh, puis en aient offert une GRATUITEMENT pour chacun mes trois nouveaux amis ! Youhouuuu !

Après, je leur aient dit lorandoy, et j’ai foncé au bar !

Vive les lacs !

Vive le bar !

Vive la Byrh !

Vive les Gookies !
]]>
Lorlyn
<![CDATA[The warrior and the little]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32126/2#206375 Sun, 17 Apr 2022 15:33:21 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206375 The steps are cadenced, the rhythm sustained. She has no choice but to follow

The embrace of the Burning Desert is strong, both are suffocating.
The warrior wishes he could take off his helmet, but could the child see his face?
The little one would like to have some water, but will she dare to interrupt the walk?

A silence settled since the departure, well at ease he sees nothing coming...
"I want water!", ordered the little one.

The walk ends, an Arana a little farther stops also and observes them.

A gourd comes out of the bag and nestled in the little hands, empties itself at great speed.
The warrior takes it back and sends it back, half empty, from where it came from.
The little one is angry. She grumbles and sulks. Him, he remains mute.

"Fiuuuu... this little one will have to learn quickly..."]]>
Waryor
<![CDATA[disparition de Filirae Aylia]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32111/4#206353 Wed, 06 Apr 2022 09:19:19 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206353 Canillia se tient droite devant les Filirai Tapco et Aylia.

<< Ne suis heureuse que Flilirae Aylia se soit échappée.
Toutefois, pour laver ma honte de n'être en rien responsable de cet heureux dénouement,
Ne me dois de Lye Préenter Na...>>

Tapco interrompt l'homine:

<<SUFFIT!
Arrêtez Lye de Lye complaire dans votre culpabilité Serae Nindën.

Les Pistes que Lye avez suivi étaient les bonnes.
Lye ne pouviez pas connaitre tous les passages secrets de cette demeure.>>

_<<Sil...
Mais, N'aurais dus...>>

_<<SUFFIT! Lye dis-Ne...
Il convient maintenant de penser à notre réponse.

Le Filira Ordre Alkiane vient d’être gravement insulté.

Chaque Maison du Royaume doit se souvenir que Le Filira Ordre Alkiane ne se laissera jamais insulté sans réagir.

Notre vengeance doit être comme la manifestation de la colère de notre Mère Jena>>


Canillia approuve d'un signe de Tête.
Du coin de l'oeil,
Elle observe l'ancienne Herënae qui avec le regard froid d'un prédateur se tient fière à coté de Filira Tapco.]]>
Canillia
<![CDATA[En quête de perfection]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/8580/10#206350 Tue, 05 Apr 2022 20:38:10 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206350 Si elle ralentissait, ils la rattraperaient. Elle serait à nouveau séquestrée dans ce sinistre petit camp isolé qui était devenu sa demeure d’infortune depuis… elle ne savait plus combien de temps.

Arriverait-elle trop tard ? Les prétendantes s’étaient-elles déjà présentées sans elle ? Le Karan Stevano avait-il déjà choisi laquelle sera la future épouse du Karin Aniro, celle qui sera la future Reine ? Un frisson de rage hérissa sa peau sale à cette pensée. Ce privilège lui revenait de droit !

Des craquements secs la poussèrent à jeter un œil derrière elle. Elle s’attendait à voir surgir le deuxième gardien matis, celui qu’elle n’avait pu qu’estourbir après qu’il soit entré sous la hutte, alerté par l’étrange couinement de son comparse. Celui-ci, juste avant qu’il s’écroule, avait été pris soudainement de sueurs froides, son visage blafard avait viré au verdâtre et sa respiration était devenue anormalement sifflante. Un cri bref, puis plus rien. Juste un corps sans intérêt affalé sur le sol, la bave aux lèvres. Bien mal lui en avait pris de sous-estimer à ce point une Alkiane !

Fausse alerte, ce n’était pas l’autre gardien mais des herbivores dérangés par sa course folle.
Reportant son regard vers l’horizon, Aylia di Valecio s’accorda enfin de ralentir sa course : au loin, la silhouette familière d’une paisible cité se découpait sur le fond étoilé. Des arbres maisons. La sécurité.

Ce fut avec un air digne et un port princier que la Noble matis entra dans Avalae, toisant de haut les gardes et les passants qui s’étonnaient trop peu discrètement du contraste saisissant entre sa démarche altière mais claudicante, sa blanche tenue Kara Vestini de haute qualité en guenilles et ses pieds délicats nus et écorchés.
Tandis qu’elle rejoignait le hall de l’Ordre Alkiane, le regard dur et déterminé, elle se jurait que le Matis qui était la cause de tout ceci et qu’elle avait fini par reconnaître le paierait très cher… et sa Maison aussi. Ainsi que celle qui, issue de son sang, espérait ardemment être choisie comme future Karae...]]>
Aylia
<![CDATA[L'autre Sève]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32024/17#206290 Wed, 30 Mar 2022 09:46:05 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206290 Vao impassible regarde fixement la Matis,
Le Zoraï prends la bouteille N°10 l'ouvre et sent le contenu.

"Jolie travaille..."

Canillia sourit discrètement.

"Je ne suis pas vraiment surpris par ta cachoterie.
Mais, je ne comprends pas pourquoi tu me révèles ta trahison maintenant."


La Matis jette un regard vers Lyssan qui essaye de disparaitre dans un coin.

_"n'y vois aucune bravade,
J'avais besoin d’expérimenter.
Suivre tes protocoles ne me suffisait plus.
j'avais besoin d'échantillons pour tester les produits de sevrage."


Vao, un regard étrange, redirige son attention sur les deux autres flacons.

"que comptes tu faire de la Sève Noire?"

_"Rien, tu avait raison quand tu soutenais que ce produit n'est rien et que seul compte la légende.
Les versions imparfaites permettent, par la dépendance induite, d'établir un contrôle absolut sur les troupes...

Quant à la version parfaite, tu n'en as jamais pris, je crois."


Vao acquiesce d'un signe de tête.

Canillia continue :
" Alors, je n'ai aucun projet immédiat pour ces produits.
Ils viennent seulement grossir la palette des outils à ma disposition."


_"expliques moi ce que sont les deux autres flacons, jeune homine"

_"le flacon sans étiquette est un palliatif aux effets du manque.
    il supprime les effets du manque.
    Il ne supprime pas les Psychoses.
    Les effets boostant s'atténuent,
    Cela permet de tenir en attendant la prochaine dose.
    cela reste toutefois inconfortable pour le sujet.
    il est notablement plus simple et moins couteux à fabriquer.

Celui avec l'étiquette, permet de se libérer complètement l'emprise de la Sève Noire.
    Ce traitement est malheureusement long et douloureux.
    Il permet de supprimer presque toutes les traces de la Sève.
    Les psychoses induites peuvent persister dans certain cas.
    Il faut ajouter et raffiner des matières rares à la recette de base pour le réaliser.
    Le protocole pour le réaliser est long et délicat"


Le vieux Zoraï soupir.

Canillia pousse un cahier tout neuf et des gants en peau de najab vers le maitre Alchimiste.

"Ceci est pour toi, c'est la seule copie du compte rendu de mes recherches et des protocoles de réalisation des différents produits."

Vao tends une main vers le cahier, La Matis l'arrête:

"je te déconseille d'en feuilleté les pages sans ces gants..."

l'homin sourit amusé, enfile les gants et feuillette le document.

"je te remercie...
mais, tu comprendras que ce manquement à La parole donnée marque la fin notre collaboration."


_"oui, cela est juste.
je te laisse la propriété de ce laboratoire...
et de tout ce qui y est attaché"


Canillia sourit à un Lyssan subitement mal à l'aise.]]>
Canillia
<![CDATA[Au bord du monde]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32110/1#206251 Mon, 28 Mar 2022 11:06:39 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206251
Elle avait une compassion infinie pour la douleur que Len Fai-Cu devait vivre. Elle aurait aimé pouvoir le réconforter de quelques mots habiles, mais tout ce qu’elle trouvait était maladroit.

À quoi bon… elle se donnait encore trop d’importance. Elle n’était qu’une initiée parmi d’autres, la moins remarquable et la plus gauche qui soit, et le chasseur ne devait même pas savoir son nom. Quel bien pouvaient lui faire les mots d’une inconnue ?

Pauvre homin. Elle ne pouvait qu’imaginer sa souffrance, qu’elle imaginait immense. Croire voir un chemin vers l’Illumination, ouvert par l’Amour ; suivre cet amour, loin des siens, loin de sa culture, renier ses croyances, pour se mettre à son service et l’adorer. Puis voir cet amour nous piétiner aux pieds, nous abandonner sur le bord du chemin, pour suivre ses propres objectifs, bien loin de la recherche de l’Illumination.

Elle ne pouvait qu’imaginer, mais elle avait suffisamment été abandonnée au fil de sa vie pour se douter à quel point le chasseur devait se sentir mal.

Elle ne trouvait pas les mots, elle avait peur de se tromper encore. Après un certain temps à retourner le problème dans sa tête, elle prit une autre voie.

Sortant de son sac des fils et des graines qu’elle avait acheté à Zora avant de partir, elle se mit à l’ouvrage. Ciseler les graines la mettait dans un état méditatif. Inscrire les glyphes dessus était un travail de fourmi et tout en le faisant, elle récitait le mantra de la Paix, son préféré.

Après quelques heures, le chapelet était prêt. Cela ne valait pas le travail des meilleurs artisans et un instant, Ylang eut honte de sa production. Mais l’objet comptait moins que le message qu’il transmettait. Elle le glissa dans une pochette, trouvant enfin les mots pour l’accompagner.
Lettre à Len Fai-Cu
Woha Len Fai-Cu,

Ce qui est arrivé l’autre soir avec Sève était terrible. Mes prières t’accompagnent à travers ce chapelet, afin que la paix puisse de nouveau bénir ta shizu. Ma-Duk nous entraîne parfois sur des chemins tortueux ; la confiance qu’on lui porte est souvent la seule façon de traverser les épreuves.

Elle signa puis confia le petit paquet à un izam.

Elle espérait que l’ancien Maître de la Goo ne retournerait pas vers les siens à la suite de la trahison de Sève. Il semblait être un homin de bien… Mais on prenait souvent les pires décisions en croyant bien faire. Cela avait été le cas des deux amants lors de la soirée, avec un ensemble de mauvais choix menant à ce moment terrible.

Contemplant le ciel sombre, les kitins à ses pieds et les champs de goo au loin, elle médita un long moment, cherchant comment rassurer ses proches sur sa dernière décision.

Pour la Théocratie… Personne ne se rendrait compte de son absence, elle en était certaine. Il n’était pas nécessaire d’envoyer un message pour dire qu’elle se retirait des affaires publiques.

Son fils était déjà au courant ; elle lui enverrait plus tard un petit mot pour lui indiquer où la trouver. Sa dernière conversation avec lui tournait dans sa tête. Maintenant que l’horreur de ses révélations s’apaisait, elle devait reconnaître qu’il semblait aller mieux. C’est dire à quel point, avant cela, il allait mal… Son fils, nélaï et satisfait de l’être ! Elle s’inquiétait un peu du mal qu’il pourrait faire et recevoir s’il révélait son hérésie. Il ne semblait pas prosélyte… moins que quand il essayait d’être le meilleur kamiste au monde. Au moins, cela lui permettrait probablement d’accepter le lieu où elle avait décidé de faire sa retraite, sans rugir et sans tenter de la dissuader d’y rester.

« Nos chemins sont contraints par la Pourpre, le Feu et le Vide », avait-il déclaré. Elle ne pouvait pas lui donner tort. C’était peut-être le plus douloureux : il avait raison. Jusqu’à Sève qui abandonnait ce qu’elle tenait pour suivre son rêve de conquête, oubliant que sans soutien solide, on ne s’élevait pas bien haut. Même elle, bien que bénie des Kamis, laissait le Vide emplir sa vie et ouvrait la voie à la Pourpre.

Ylang Hao se sentait vraiment orgueilleuse de s'être pensée capable d’assister Sève dans son travail. Maintenant qu’elle avait vu le vrai masque de la Sage, elle préférait en rester le plus loin possible. L’Élue des Kamis choisissait probablement la bonne voie pour convaincre les zorai-goo de la rejoindre, mais Ylang Hao était certaine de ne pas apprécier « où » tous ces gens se rejoindraient : dans un monde où seuls les forts avaient le droit de vivre, où les faibles étaient écrasés et soumis, où l’amour n’était qu’un prétexte pour souffrir.

Elle ne faisait probablement pas mieux en restant attachée à Nikuya et Jazzy, qui étaient eux-mêmes adeptes de la douleur. Elle frissonna en repensant à la façon dont ils l’avaient piégé « pour son bien » la dernière fois… Les meilleures intentions du monde… Elle les aimait et s’éloigner d’eux était difficile, encore plus difficile que de s’éloigner de la Théocratie, mais elle ne voulait pas de leur façon de voir la vie. Elle devait parcourir sa propre voie, trouver la paix en affrontant la souffrance à sa façon.

Ils ne comprendraient jamais ce genre de choix, ne voyant que le danger dans lequel elle se mettait. C’est ce qui rendait la lettre si difficile à écrire. Enfin, elle se décida, laissant de côté tout ce qui pouvait les faire tempêter. Plus tard, ils viendraient, ils trouveraient les arguments pour la faire plier et renoncer, une fois qu’ils auraient compris. Cela lui laissait tout de même un peu de temps. Elle savait qu’elle ferait probablement encore beaucoup d’aller-retour entre leurs mondes et le sien, mais chaque fois qu’elle trouvait la force de suivre son cœur, elle avançait un peu plus vers l’Illumination.


Lettre à Nikuya
Woha kai'bini,

Je me suis enfin décidée à suivre une voie qui m’appelle depuis longtemps. Je suis partie en ermitage, prenant la robe des moniales kamistes. Tout va bien.

Mes prières t’accompagnent.

Lettre à Jazzy
Woha Mayumé'laï,

Les rumeurs t’apprendront peut-être avant moi que j’ai décidé de consacrer ma vie à la prière, loin du monde. Je vais bien, et tu restes le bienvenu si tu as envie de venir me voir, mais tu trouveras probablement mon quotidien vite ennuyant.

Mes prières t’accompagnent.
]]>
Ylanghao
<![CDATA[journal de AELYNE fille de Pom et d'un inconnu]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31780/21#206226 Thu, 24 Mar 2022 09:13:17 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206226 Lettres à mon enfant.]]> Peatpom <![CDATA[lexique]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32104/1#206225 Thu, 24 Mar 2022 08:49:09 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206225 Tyll (langue tryker:

A
    al : et
    an : ne...pas , non (marque la négation)
    annios : (be annios = du moins)
    an-taal : pas-grand = petit
    anlor : pas bien, mauvais, vaurien (dans le contexte)
B
    ba : le, la
    bai : les
    bayl : foyer, famille (pluriel = bayli)
D
    det : il, elle, lui
    detem : son, sa, ses
    deyem : leur
    dolh : faire
    doy (pour lordoy) : jour (pour bonjour)
    doy-neli : jour futur, demain
    doyi : jours
E
    ehm : où. par exemple: "Ehm syln-ela-sul?" => "Où étais-tu?"
    elys : comme
    eny : mais
G
    Gaalhi : sève
K
    kard : proteger, garder
    kardmel : armure
    ken : que
L
    Lean : enfant
    Lim : loin
    Lyf : vivre
    Lyfal : vie
    Lochi : Lacs
M
    mat : avoir
N
    nair : préfixe témoignant le respect
    Neel : besoin
    nhor : noir
    Nios : plus
    ny : cher, chéri(e)
O
    o : de
    ol : ou
S
    Seel : voir
    syln : être
    sul : tu, te
    sulem : ton, ta, tes
T
    tala : ami, camarade, frère
    talai : amis, camarades (la finale « i » marque le pluriel)
    tali : amie, camarade, sœur
    tey : par
    toll : tous
V
    ver-lor : très bien, super
Y
    y : je, moi
    ys : on, nous
Fyrk (langue fyros)
    retchyx : nom de la hache à deux mains (haute qualité) des Fyros.
    orskos : insulte désignant les Matis
Taki (langue Zoraï)
K
    Kwaï : Masqué ou par extension Zoraï (S'utilise comme marque de respect et de reconnaissance de son interlocuteur en tant que Zoraï)
Marund (langue des Maraudeurs)
B
    Banarc : Salut
E
    Ëk : je
    ës : serais

K
    -Kan : signe de respect pour une homine (Typhanix-Kan)
    -Kono : signe de respect pour un homin (accours-Kono)
    Ko : que
L
    Jae Ëserhumih : les êtres faible, (les non Maraudeurs)

M
    Merënham : vouloir

T
    Talorulï : voyez

U
    Uku : vous

vous pouvez lire aussi:

Journal de AELYNE fille de Pom et d'un inconnu

liens exterieurs

]]>
Peatpom
<![CDATA[Hay laï, wang nélaï]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32090/1#206187 Wed, 16 Mar 2022 19:56:30 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206187
Elle aurait dû se téléporter loin, dès la première attaque de Gia’suki. Mais il y avait les Drakanis, qui étaient de bons guerriers, et en particulier Jazzy. Il y avait les gardes des lacs. Il y avait d’autres trykers, et même Nizyros. Beaucoup de gens pour faire face à une Antekamie seule, même enragée. Et puis, où fuir ? Gia’suki semblait d’humeur à « s’amuser », elle l’avait prise comme cible prioritaire… elle la retrouverait, si Ylang Hao brisait un pacte. La décision la plus raisonnable, et à laquelle elle avait tenté de se tenir, était de supporter les coups le temps que ses alliés fassent tomber la guerrière.

Mais il y avait une chose de certaine : elle ne s’était jamais habituée aux coups, elle trouvait toujours ça aussi effroyable, et sentait ses résolutions se fissurer tandis que Gia’suki s’acharnait.

Puis, dans un des moments de répit, Jazzy avait osé dire que l’Antekamie ne la toucherait plus. Comme si un quelconque miracle allait opérer et qu’il pouvait l’arrêter par la seule force de sa volonté, avant que l’Antekamie arrive à frapper l’Initiée. Ylang Hao faisait confiance à Jazzy pour qu’elle ne reste pas entre les mains de son ennemie, qu’elle ne puisse pas nuire exagérément, mais elle n'acceptait pas qu'il puisse prétendre ça : l’Antekamie était trop rapide et brutale. Elle lui en avait fait la remontrance, et avait alors vu le tryker changer, montrer une autre facette de sa personnalité qu’elle n’appréciait guère… cela n’avait duré qu’un bref moment et Ylang Hao avait préféré reculer : qu’il affirme ce qu’il veut, mais elle ne voulait pas être la cible de son ire. Gia’suki lui suffisait largement.

Ils étaient partis pour Avendale, et comme de juste, l’Antekamie était là aussi. En la voyant se précipiter sur elle, Ylang Hao avait donc paniqué, d’autant que tous les Drakanis n’étaient pas arrivés, et avait ainsi fait le mauvais choix : fuir dans la Loria.

Elle avait couru un long moment, utilisant le peu qu’il lui restait de réflexion au milieu de son affolement pour éviter la plupart des prédateurs, sans échapper à quelques coups de dents pour autant. Un instant, elle avait cru avoir semé Gia’suki, et peut-être les Drakanis aussi. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour les accepter, mais ces trykers combattifs la mettait mal à l’aise et peut-être que la « mauvaise direction » s’appuyait aussi sur ce genre d’argument inconscient.

Résultat, Gia’suki l’avait rattrapé seule et loin de tout secours.

La guerrière avait pu jouer avec sa proie. Ylang Hao avait essayé de résister, mais que pouvait-elle faire ? Elle avait dû se plier à la volonté de Gia’suki, avaler le poison et subir son baiser.

Puis Jazzy était arrivé, Gia’suki l’avait lâché. Ylang Hao savait qu’à ce stade, l’Antekamie avait fini de s'amuser avec elle pour quelque temps, elle connaissait assez les pratiques antekamies. La kamiste était restée prostrée dans le sable un bon moment, avant de parvenir à se relever et à soigner Jazzy, jusqu’à ce que les autres Drakanis arrivent à leur tour. Le combat s’était déporté, mais Ylang Hao n’avait pas eu la force de les suivre. Elle s’était trainée jusqu’à la foreuse de la Forteresse du Tourbillon, à la recherche de la rassurante présence kamie. Le trépan oscillait et faisait vibrer le sol sans lui apporter de réconfort.

Perdue dans son désespoir, l’Initiée priait pour trouver comment s’en sortir. Il n’y avait plus de place dans son esprit pour son amour ou ses proches, seul l’impératif de se mettre en sécurité lui martelait les tempes. Loin de la Pourpre, loin des Antekamis, loin de Gia’suki. Elle s’était relevée avec une idée fixe en tête : demander protection au kami de la Loria.

Elle ne l’avait pas atteint. Cet Altar était réservé aux grands guerriers, et seule, elle n’avait aucune chance d’y arriver. À un moment, Jazzy l’avait à nouveau retrouvé, mais sa présence n’était plus qu’un fantôme dans le brouillard cérébral où la zoraïe se démenait. Grâce à lui, elle avait pu aller plus loin, mais étant incapable de suivre un plan complexe, les kinchers avaient eu raison d’eux.

Elle s’était relevée au vortex des Plages d’Abondances. Pourquoi là ? Sans doute un signe des kamis. Elle avait passé le vortex, toujours accompagné du tryker qui n’osait plus rien dire et qu’elle ne voyait pas vraiment. Le dessein de Ma-Duk lui avait alors semblé évident : puisqu’elle avait échoué à rejoindre le kami dans la lumière des lacs, alors elle devait demander au kami dans l’ombre des primes.

C’était reparti pour une longue course désordonnée. Si Jazzy n’avait pas été là, elle n’y serait jamais arrivée, et même comme ça, elle était trop perdue pour être suffisamment efficace. Il s’en était fallu de peu qu’ils ne meurent encore tous les deux. Jazzy essayait de la ramener à la raison, mais elle n’entendait rien. Ma-Duk voulait le kami de la Fosse aux Épreuves, cela avait du sens, et elle se soumettait à sa demande ; rien ne pouvait l’en détourner.

Jazzy l’avait laissé au téléporteur, après une pseudo-discussion où il aurait aussi bien pu s’adresser à un mur, tandis qu’elle tentait de se concentrer pour lui donner les réponses qu’il accepterait.

Elle n’avait pas l’intention de bouger de là, pas avant d’avoir repris son équilibre. Pourtant il y avait aussi le détail de ce que Gia’suki lui avait fait prendre. Ce n’était pas une drogue, elle en aurait ressenti les effets sinon ; son état était uniquement imputable à son épuisement et sa terreur.

Elle savait très bien ce que c’était. Elle en avait eu une bonne idée dans la Loria, à présent elle en était sûre, et cela la rendait vraiment malade d’angoisse.

Elle devait rentrer dans la Jungle. Tao Sian lui avait montré comment traiter le Fléau, elle pouvait s’en sortir si elle retournait chez elle rapidement. Mais Jen Laï était si loin ! Pas question de prendre un pacte dans cet état, elle ne pouvait pas mettre les Kamis en danger. Pas question non plus de passer par le Bosquet de l’Ombre, pour rien au monde. Quant aux autres chemins, ils étaient à peine moins effrayants. Il n’y avait cependant pas d’autre option.

Elle aurait pu envoyer un izam à Haokan ou Nikuya pour leur demander de l’aide, ou même à Jazzy s’il n’était pas définitivement fâché. Mais elle ne voulait pas qu’ils sachent. Elle leur avait fait assez de mal comme ça.

Avec un soupir, après une nuit à prier, elle se releva et se mit en route.]]>
Ylanghao
<![CDATA[Les fables de Feinigan]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31745/9#206144 Fri, 11 Mar 2022 23:36:28 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206144 — Ça ne sert à rien que je reste ici. Ce n’est pas là qu’est ma vie.
— Ta vie elle n’est nulle part ! Elle est là où tu le décides !
— Yui ben là, je décide qu’elle est dans les lacs.
— Mais et moi ?
— Toi tu fais ce que tu veux. Je ne me risquerais pas à te donner des directives. Par contre je rends l’appartement à la fin du mois, donc tu devras trouver un autre endroit où stocker tes affaires.
— C’est parce que j’ai le double des clés, c’est ça ? Tu crois qu’un nouvel appart va m’empêcher de soutirer les suivantes au gardien aussi ?
— Comme si c’était des clés, tes trucs… Et je sais très bien que tu vas revenir squatter dès que tu en auras envie, baka.
— Ho, en fait, c’est une invitation ?
— Une invitation à m’aider à transporter mes affaires.

[…]

— Dis… tous ces habits… tu ne les mets plus.
— C’est des souvenirs.
— C’est du volume à transporter. Tu ne veux pas les donner aux réfugiés de la Jungle, plutôt ?
— *Soupir* Je t’ai déjà donné plein de choses.
— Là, c’est parce qu’il faut traverser les primes avec ce bazar. C’est pragmatique.
— Ukio, ukio. Ça va, je vais faire du tri. Né, lâche ces chaussures !
— Haha, mais je les reconnais… un de nos premiers contrats… Héhé… Aie ! T’étais pas obligé de me bousculer ! Ça va, je ne te touche plus à tes tenues. Hooooo où as-tu trouvé ce soutien-gorge ?
— À la roue. Tu as raison, je ne vais pas le garder, lui. Mets-le dans le sac des trucs à donner.
— Naaaan celui-là je le garde, je n’en avais pas comme ça. Je connais quelqu’un sur qui ça sera parfait.
— Si tu l’emmènes à la grosse, je te jure que je te découpe en tranche.

Un long silence.

— Fei ? Il s’est encore passé quelque chose ?
— An. Enfin, rien de neuf.
— On va changer d’air, ça te fera du bien.
— Ouais… mais bon, les lacs ? Tu détestes la région.
— Tu es interdit de séjour dans le désert, et je ne me sens vraiment pas prêt à survivre au pays matis. Donc, les lacs. De toute façon, je déteste toutes les villes, et tous les gens qui y sont. Alors là-bas ou ailleurs…
— La source cachée alors ?
— Né. Arrête de discuter et emballe les affaires !]]>
Feinigan
<![CDATA[The hidden amber cubes]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32078/1#206138 Wed, 09 Mar 2022 10:19:52 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206138
One of them, particularly, appears to be quite old! Could it be a variation, or perhaps an earlier source, of the legends we know today? I have transcribed its contents here as accurately as possible.

The creature that sleeps below Atys


What I have hidden away in this amber cube, and what you’re about to find out, is a story that in times long gone was passed down from generation to generation, across all of hominkind.

It was told that very deep underground, far below the deepest known tunnels of Atys where no homin has ever set foot, there exists the most beautiful paradise you can imagine. Lush forests with trees that no homin has ever seen before and giant lakes with water as clear as the sky on a summer day. Caves of such grand scale that the plants glowing on the ceiling appear as numerous stars as bright as the sun. Here sleeps the Creator of Atys, the source of its life.

When Atys was still dark and gray, when nothing was alive, when darkness was everywhere, from the heavens the Creator, the Life Giver, appeared. Wings larger than a Botoga tree, fearsome eyes that glow brightly in the darkness, a skin covered in scales of the darkest color, and claws the shape of a Bothaya. His breath, green as poisonous Yelk gas, spread to every corner of every tunnel down below; to every mountain top up high. The Sap started flowing through Atys.

From the seeds that were contained in the Sap, an enormous tree started growing. Its roots deep below the surface, its highest branches higher than the sky. The tree became the lands that provide us food, from it flowed the rivers and the water we drink.
From the seeds that were contained in the Sap, new plants were formed. From the smallest bushes in the desert to the highest trees in the forests.
From the seeds that were contained in the Sap, new creatures were born. Creatures we care for, and creatures that scare us. Creatures that have walked across all of Atys long before us.

The plants flourished and the creatures procreated, the Creator had used nearly all of his power. He went far below the deepest known tunnels, to the roots of Atys. He went to sleep.

Were anyone to awaken Him from this sleep, an uncontrollable rage would overtake His mind, bringing death and darkness. The destruction of Atys and all of the life it harbors.

Whether or not this story is true, nobody will ever really know. As for where the homins came from, who or what the Karavan and the Kami claim to be, and how the Kitins came into existence, those are all stories for another time.


I wonder who the previous owner of this apartment could have been!]]>
Kaetemi
<![CDATA[album photo]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32064/3#206125 Sun, 06 Mar 2022 19:08:06 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206125 Dorothee <![CDATA[Une demi fiole]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32069/1#206111 Thu, 03 Mar 2022 13:46:08 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206111 La sciure se déroba instantanément. Osrik tombait dans la crevasse qui se formait sous
ses pieds.
La chute était interminable, il heurtait les racines à mesure qu'il était aspiré par le sol de ce qu'il identifia tout d'abord comme les primes racines.
Il sentait la planète battre, ses racines mouvantes autour de lui, et cette descente qui n'en finissait pas.
Il laissa ses mains caresser les fines branches dans sa chute plutôt que de chercher à s’agripper, sans toutefois s’en étonner.
Le moment, singulier, s’imposait comme une évidence. Il était là parce qu’il y était.
Un instant, il se demanda à quoi pouvait ressembler le cœur d’Atys.
Bientôt les racines disparurent, si bien qu'il n'évaluait plus sa vitesse. Elle lui semblait bien moindre, ce qui était tout même reposant.
Son dos heurta une immense plaque grise, froide, brillante, sale d'une fine couche de mousse.
Elle se déforma sous l'impact, légèrement, avant qu'il ne la transperce. C'était la première d'une très longue série.
Il était maintenant propulsé dans des fractales de ses plaques qui s’enchevêtraient, et qui dessinaient autour de lui une gigantesque boule, à l'infini, comme une planète dont il allait bientôt rejoindre, de toute évidence, le centre.
Un dédale de panneaux gris, reflétant une lumière qui venait de nulle part et dont il transperçait chaque étage à toute allure, les traversant comme s'ils disparaissaient à son contact.
Il se trouva un moment étourdi par la vitesse et les formes à l'infini.

La chute prit fin brusquement pour le plonger dans un liquide opaque, poisseux mais doux.
Un liquide qu'il respirait, qui pénétrait chacun de ses pores.

Là, au milieu du vide à la fois épais et délicat Elle lui apparue.
D'abord sous forme de lueur imperceptible, puis, s'approchant, de plus en plus intense. Une chimère hominoïde.
"Tu n'es pas prêt."
La voix en prise directe avec sa graine de vie lui semblait faite de toute la bienveillance de la création.
"Tu es encore un enfant, tu ne peux pas trouver ce que ton esprit n'est pas prêt à recevoir."

Une seconde ou un an passa, son regard perdu et hypnotisé par la Lumière.

« Maintenant que tu es là, regarde »
Autour de lui trois faisceaux gigantesques apparurent comme d'immenses colonnes étincelantes qui s’enfonçaient et s'élevaient à l'infini, dégageant une puissance sans mesure, et une douce chaleur apaisante.

"Vois Sané, Naie et Meriae. Ce sont les piliers de ce monde, sur eux repose Ma Création et en leur sein le Repos.
"Tu les as vus si souvent sans jamais les reconnaître."

Doucement, rassuré par la Voix, Osrik bougea ses membres, dans un lente nage, pour se rapprocher d'un des rayons qui l'attiraient.

"Tu ne peux pas en atteindre un sans trouver les deux autres, et tu ne peux en trouver un sans guide."

Osrik songea:
- qui est le guide ?

"An, Maiur et d’autres que tu ne connais pas pourraient. Mais, trop impétueux, tu ne les a jamais cultivés."

A ces mots les trois faisceaux disparurent.
Le liquide se fit de plus en plus opaque tandis qu’une myriade de poussières noires se formaient autour de lui, s’agglomérant les unes aux autres pour former de petites entités qui s’approchaient doucement de lui. Dangereusement surtout, cela ne faisait pas le moindre doute.
Il pensa être dévoré par les esprits perdus. Pour en devenir un.
La chimère blanche vira au rouge, se disloqua en une centaine de petites sphères qui prenaient place autour de lui.
Des yeux, cette fois malveillants, là pour assister à son agonie.

La terreur s’emparait de tout son être; se matérialisant dans un spasme d’une violence inouïe qui aurait pû faire exploser chacun de ses membres. Ses hurlements restaient muet. De toutes ses forces il hurlait, une épouvante palpable, réelle, s'incarnait dans l'eau tout autour de lui. Pas le moindre son ne sortait.

Alors qu’il voyait les premiers agrégats toucher ses chairs l'entité réapparu pour venir l’envelopper dans une bulle de lumière. Elle le transporta à la surface à travers un tunnel fait d’une couleur qui n’existe pas sur Atys, jusqu’à le projeter au-dessus de la surface.
Lorsque la bulle disparu son corps n’était plus qu’un amas nuageux noir, flottant à une hauteur de Zorai et demi au dessus du sol.
Baissant son regard il aperçut Nikuya, Erenkyl et Mazeyum, penchés sur son corps inerte.
Erenkyl dagues en mains, les yeux fous, prêt à fondre sur le Zorai, soufflant mâchoires serrés :

- S’il meurt… tu souffriras tellement... fils de cute
- S’il meurt nous serons deux et tu seras seul, assena Nikuya.
- Oh ! tu te bouge ! Mazeyum ! Fais ton boulot ! criait le Tryker, serrant ses dagues de toutes ses forces
- Je n’ai rien à faire Erenkyl, ton Maître voyage, il est en train de se lier à quelque chose qui nous dépasse tous.
- Laisse-le travailler Kai’Bini, ponctua Nikuya.

Il observa la scène un instant, détaché. Il entendait les pulsations de la planète, de plus en plus forte, assourdissante, puis une voix.
« maintenant »

Il vit les yeux de son cadavre s'ouvrir et aspirer l'amas noir conscient qu'il était devenu.

Il était allongé dans l'herbe, le regard sur le Masque de Mazeyum.
il resta interdit un instant, se demandant ce que le grand Zorai faisait là.

- Alors ?

Osrik garda le silence de longues minutes

- Observe, Nikuya, comme le tour de l’œil s’est coloré de noir, c’est un signe que la sève noire est profondément implantée dans l’organisme.

La jeune Zorai se pencha sur le visage Maraudeur :
- Cela va durer longtemps ?

- Elle va probablement faire effet quelques jours, mais il devrait déjà pouvoir recommencer à parler… Je ne connais aucun drogué qui soit à son avantage en pleine crise. Enfin, bon…

- Comme c’est étrange, murmura Nikuya, fascinée.

Osrik, oubliant la présence de l’Alchimiste et de ses deux acolytes, se leva, défaillant sous le coup de l’ivresse, pour tituber jusqu’à son appartement

-Je dois te revoir tous les jours Osrik, pendant au moins une semaine

- Y retourner … la trouver ….]]>
Osrik
<![CDATA[La Lettre]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32068/1#206107 Tue, 01 Mar 2022 22:16:16 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206107
- Y pense que c'est le meilleur choix pour sul, ny-amn
- ney, tu as raison, et puis d'autres opportunités arriveront bientôt ...
- Oy, Lykos finira bien par reconnaître et marier sa fille illégitime, et sul connais déjà bien sa mère, un avantage certain.
- Certes, mais une fois qu'on entendra parler d'elle, les fyros finiront bien par faire le rapprochement, il n'a pas été très discret ; rien qu'au nom ...
- oh, tu sais, ça fait tant de cycles que je me balade parmi eux, et aucun n'a encore compris qui j'étais réellement. Enfin, à part toi, bien entendu.


Les deux fyros se blottirent l'un l'autre, et il serait fort malpoli de notre part de rester plus longtemps avec eux ...


Au petit matin, alors que les premiers raspals n'étaient pas encore réveillé, le feu n'était plus que braises dormantes, dans lequel on pouvait apercevoir quelques fragments de la lettre brûlée, où on déchiffrait encore les mots "ma", " prétendante ", "Aniro", " candidature".]]>
Husyrech
<![CDATA[Présentation des prétendantes]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32059/3#206058 Mon, 21 Feb 2022 21:43:31 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/206058 Tous savaient qu'Eleanide avait quitté depuis longtemps la forêt en allant vers le désert. Certains Karavaniers la toléraient, d'autres lui avaient tourné le dos. Pourtant, elle avait encore des amis à Yrkanis, des souvenirs, un passé qui ne la quittaient pas. Elle y avait vécu tant d'années qu'à chaque événement important pour la forêt, elle essayait d'être présente.

Un jour elle croisa Feinigan qui lui dit "hey la couturière , tu vas aller voir les prétendantes ? "
- prétendantes, du karan , il va encore se marier, ce vieux fou ?
- non du futur karin
- oh il va se marier ...euh... c'est quoi déjà son nom à ce jeune ? bref , non tu sais je ne suis pas bien vu en forêt ces temps-ci. Mais tu as piqué ma curiosité, je me demande quelle tenue elles vont porter. Tu crois qu'elles auront de jolies robes comme celle de Lea ?....
- tu es chanceuse avec ta peau blanche, tu peux passer pour une matisse. Mais, moi je suis ni noble, ni matis et pourtant je trépigne d'aller leur montrer qui je suis
- je risque d'être reconnue et refoulée..."
Elea cogita et se dit qu'elle irait camoufflée. Connaissant par coeur les uses et coutumes des matis, elle enfila une tenue d'apparât beige très matisse et posa une perruque et un chapeau tryker pour cacher le plus possible son visage. Elle s'arma de tickets de sort de trouble d'esprit qu'elle jeterait sur les homins qui pourraient la reconnaître.

Elle visita la 1ère noble matisse à la Rotoa non loin d'Avalae. La jeune matisse blonde était de nature, à priori, gourmande, douce, accueillante, et ouverte d'esprit. Elle parla de sa connaissance de la faune, de la flore et son intérêt pour la transmission des connaissances. Elle échangea même quelques mots de politesse avec Eleanide qui s'était présentée comme une jeune couturière et qui n'avait donc aucun intérêt. Eleanide, pour la remercier, lui proposa ses services de couturière afin de charmer davantage le jeune karin. Mais, la noble déclina l'offre en expliquant qu'elle attachait plus d'importance au contenu qu'au contenant. L'ayant fait avec tact , Eleanide ne fut pas blessée.

Elea se rendit ensuite à Yrkanis et entrevue une jeune noble matisse rouquine. Et là, catastrophe, Eleanide remarqua aussitôt sa tenue: une vestini verte. Eleanide était choquée de voir ce faux pas: la jeune noble portait la tenue officielle de mariage. Comment cette jeune matisse qui disait connaître les coutumes et se disait de haute noblesse , comment cette jeune ... qui traitait avec dédain les non nobles et les non titrés pouvait elle ignorer cette coutume ancestrale? Cette jeune noble tentait de faire croire qu'elle était sûre d'elle en évitant parfois les réponses et en parlant de sa passion pour le parfum. Etonnament elle ne s'intéressait qu'aux nobles matis et avait même maltraitée une homine officier de guilde. Courrait elle après le karim ou cherchait elle plutôt un mari pour voyager ?

Elea alla consulter la dernère noble, un joli minoi aux cheveux noirs. Elle semblait plus mûre que la précédente, plus sûre d'elle aussi mais quelque chose sonnait faux. Elle tenait important de voyager, de transmettre les coutumes et de convertir les non croyants. Elea était lasse de ce discours qu'lle avait maintes fois entendu.

Elea retenait des trois homines qu'elles voulaient voyager. L'une voulait transmettre la connaissance matisse; l'autre convertir tous à la Karavane et la dernière insistait sur le fait d'aller en Lacs pour répendre la parole de Jena. A chaque fois, Elea serra les poings et toussa. Aucune ne parlait d'amour ou de sincérité quand on leur posait la question "en quoi allez vous l'aider?" Elea songeait si jeune et déjà si formatée ...]]>
Eleanide
<![CDATA[Pour quelques frippos]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31470/20#205859 Fri, 04 Feb 2022 20:05:23 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/205859
À croire que la théocratie s'était encore affolée pour pas grand chose, se disait Eeri. Ou plutôt, l'agitation récente chez les Antekami, l'empoisonnement de Jazzy par Gia'suki, la présence à Zora de ce Vao, tout semblait détourner l'attention des zorais. C'était un mal pour un bien pour la fyrette, elle pouvait se faire oublier. Sa présence à Zora ne semblait même plus émouvoir qui que ce soit, alors qu'elle avait essayé de venir en aide à Jazzy.

Quand aux drakani... Eeri se lassait doucement de l'incontrôlable et désespérante attirance de sa cheffe pour les gookies de Gia'suki. Ce qu'elle pouvait dire ne changeait rien. Ce qu'elle avait pu tracer sur ce morceau de parchemin, les relations entre les uns et les autres, tout se révélait plus compliqué à démêler et à modérer que prévu. C'était décidément une manie chez les drakani, fourrer leur nez là ou il ne faut pas, au grand dam d'Eolinius qui s'efforçait tant bien que mal de les garder dans un chemin moins tortueux. On ne change pas la nature des homins si facilement, de toute façon. Un gingo reste un gingo, et un yubo n'accouchera pas d'un shalah. Quoi que, ça pourrait être un défi de plus pour Mazé'Yum?

Mazé'Yum, tiens. Tout ça fut une aventure intéressante, au final.
Elle allait de nouveau avoir besoin de lui, pour quelque chose de bien différent. Plus question d'envoyer des bombes de goo sur des frippos et de travailler à des filtres.
Mais c'était une toute autre histoire. Une histoire de voyage, un très long voyage. Un voyage pour lequel il allait leur falloir des alliés partout, des supports inattendus. D'après Barmie Dingle, qu'Azazor et Eeri avaient rencontré quelques jours auparavant, il en allait de leur survie même.

Une toute autre histoire...



((( ...que vous pourrez lire ici )))]]>
Eeri
<![CDATA[Le prisonnier volontaire / Lettre à destination Sève]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/32015/2#205775 Mon, 24 Jan 2022 14:47:29 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/205775

Sage Sève,

J'ai malheureusement rompu ma promesse et quitté Zora, malgré ce que nous avions convenu vous et moi. Les gardes de la cité ont en effet laissé entrer Nikuya, qui a tenté une seconde fois de m'assassiner.

Ainsi s'achève donc ma détention. Sachez que si, par mon départ, je vais soulager les habitants et la garde de Zora de mon inquiétante présence, j'ai pour ma part beaucoup apprécié ces quelques saisons passées en compagnie des vôtres.

Si certaines des rares personnes avec qui j'ai sympathisé questionnent mon départ, convainquez-les de ne pas me chercher. Il en va de leur sécurité.

Merci pour votre confiance et votre accueil.

Vao
]]>
Kigan
<![CDATA[paya-lo]]> https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=topic/view/31959/7#205755 Sat, 22 Jan 2022 00:12:41 +0000 ROLEPLAY https://app.ryzom.com:443/app_forum/index.php?page=post/view/205755
Lui dire en chemin, voilà tout. Lorsque les nouvelles terres sont suffisamment loin derrière eux pour que rebrousser chemin ne soit plus une option.

Et comme si il ne s'en doutait pas !! Bon, il faut dire qu'ils en tenaient une sacrée couche, ce soir là. Les réserves de Lydix avaient bien diminuées, aussi. Mais quand même, une soirée pareille, on s'en souvient. Du réveil aussi. Surtout du réveil.

Lui dire en chemin, simplement. Azazor, mon p'tit fyros, ce dont tu te doutes, eh bien, c'est vrai. En plus, bon, il te ressemble. Un peu. T'façon, ça ressemble à rien au début, un bébé fyros. Quoi, tu ne te doutais de rien?

C'était possible, qu'il ne s'en doutasse pas. Il passait le plus clair de son temps à peaufiner ses cartes, tandis qu'elle s'occupait de l'aspect logistique. Il ne posait pas de questions lorsqu'ils se rencontraient pour faire un point, et pour leur entrainement. Traverser le couloir brulé, de nuit, sans aucun vêtement, tout en étudiant l'aptitude des kitins à les repérer, et en améliorant leur aptitudes à leur passer entre les mandibules. C'était, la plupart du temps, encore un petit peu douloureux.

Lui dire en chemin. Il est de toi, tu le savais. Tu n'es même pas venu le voir, parce que tu avais peur d'en avoir la confirmation, et de devoir assumer. Tu aurais pu, les appartements Thesos ne sont pas bien loin du bar.

En voilà une bonne solution. Ou alors, ne rien dire, jamais, du moins pas avant leur retour. C'était peut-être mieux.

En attendant, préparer. Se préparer, à toute éventualité.

Un mektoub de monte, chacun. Qui ne transportera rien d'autre que sa propre nourriture, en plus des fyros. Ça épargnera l'usure de leurs bottes un moment. Lorsque les mektoubs ne pourront plus avancer, il s'agira d'en faire un bon repas. Une armure lourde, des outils, une pioche. Quelques armes, de quoi fabriquer des amplificateurs et bijoux, ou des vêtements de bonne qualité. De la viande séchée, quelques fioles d'ocyx. Il va falloir rationner, et la shooki est trop volumineuse pour être emportée. Sauf peut-être un tonneau pour les premieres semaines. Rencontrer ce ranger, aussi.

Entre temps, écrire. Laisser un journal, le journal de sa vie de fyrette. Elle reviendra, afin de raconter, de vive voix. Elle reviendra. On ne sait jamais.

Laisser aussi une lettre, dans l'éventualité.
Une lettre, la plus importante de toutes. Une lettre destinée à sa fille disparue des années auparavant, et dont elle avait toujours remis les recherches à plus tard. Par peur de découvrir une vérité peut-être insoutenable, ou par fuite. Il n'y avait de toute façon que peu d'espoir. Toute sa vie, la fyrette avait oscillé entre ce sentiment d'impuissance, de deuil et de culpabilité, et cette espérance, cette certitude qu'un jour l'inimaginable se produirait.

Écrire. Et en attendant, fuir.]]>
Eeri