ROLEPLAY


Un évènement princier

Feinigan courait de partout et s'amusait comme un fou. Organiser un mariage (ou du moins une recherche de mariée), c'était presque aussi amusant que d'arnaquer les clampins de Fairhaven ou de taquiner les homins louches dans les Primes. Choisir les tissus des robes valait bien une chasse au Dragon, et trouver un discours d'ouverture à la hauteur des exigences matisses était presque au même niveau que de comprendre les délires des trytonnistes. Ouais, c'était la fête !

Il espérait que de nombreuses homines et homins viendraient se mettre en scène dans l'espoir de recevoir un baiser du Prince Aniro. Avec un peu de chance, ce dernier tomberait amoureux d'une trykette, et alors le mariage pourrait se faire chez Ba'Naer, et ce serait alors une façon somptueuse d'avoir enfin la tournée promise par le barman.

Mais même sans ça, ce serait un grand moment.

Que le Prince ne se déplace pas ne traversa pas un instant l'esprit du tryker. Comment pouvait-on résister à l'appel du destin ? Il serait là, c'était sûr et certain. De toute façon, jamais la bureaucratie matisse n'aurait le temps de vérifier que son évènement était bien officiel et validé par les bonnes personnes. Et au pire, si les gardes débarquaient, il trouverait bien comment les faire participer aux réjouissances.

L'un de ses clients lui signala que sa condition de "poème" était "une plaie".
- Écrire des poèmes, se plaignit le matis, c'est un vrai travail ! Ça ne s'invente pas comme ça ! À quoi va ressembler ma prétendante si elle ne trouve rien à dire ?

Feinigan réfléchit un instant avant de trouver la solution. Un aller-retour plus tard, il revenait avec une grosse sacoche pleine de parchemins.
- J'ai un client qui était prolifique en poèmes. Jusque là, je ne voyais pas trop ce que je pouvais en faire...

Les deux se mirent à éplucher le tas de papier, y allant de divers commentaires qui auraient fait rougir de honte et de désespoir l'auteur original. Trop sombre, trop dépressif, trop mystique, trop bizarre, trop long, trop compliqué, trop ceci ou cela ; mais dans le lot, il y en avait quand même quelques uns qui pouvaient s'adapter ou se détourner pour l'occasion présente.

Le client en garda un pour lui en échange d'une somme rondelette. Après son départ, Feinigan consulta la sélection d'un regard pensif.
- Et une nouvelle façon de me faire des dappers... Rien n'arrête le commerce, même pas l'amour !

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