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Chroniques de la Première Croisade

II - Mourir pour renaître


Pü courrait à toute vitesse sur la sciure du désert refroidie par la nuit noire, fuyant pour sa vie. Il avait déjà combattu des gingos alpha au cœur de la jungle, mais rien de comparable à la créature affamée qui le poursuivait. Sentant son haleine fétide se rapprocher, il se risqua à jeter un coup d’œil en arrière. C’est alors qu’il vit le gigantesque varinx noir lui bondir dessus, la gueule grande ouverte. Le zoraï esquiva son attaque d’une roulade expérimentée et dégaina sa lance. Le monstre s’était déjà repositionné et s’apprêtait à s’élancer à nouveau. Alors qu’il bondissait, Pü tenta de l’empaler avec son arme. Mais d’un coup de patte habile, il projeta la lance au loin qui alla se planter dans le sol meuble. L’enfant tenta d’esquiver à nouveau l’attaque, sans succès. L’énorme mâchoire de la bête se referma avec violence sur sa tête nue. Elle le secouait comme une vulgaire poupée de chiffon, alors qu’il se débattait et hurlait à la mort, sentant les dents du prédateur lui arracher le crâne.

- Pü, réveille-toi, tu dois lutter !

Le jeune zoraï s’extirpait de son cauchemar. Il s’était redressé et sa mère le tenait par les épaules. Recouvert de sueur, il porta instinctivement sa main au niveau de sa graine de vie. Une petite excroissance rigide était en train de perforer son os et sa chair au niveau de son front. Pü attendait ce jour depuis longtemps, et malgré les avertissements de ses proches, la douleur qui lui fendait en ce moment même le crâne était bien plus terrible que ce à quoi il s’attendait. Il repoussa sa mère et se leva en vitesse. Chancelant dans sa chambre, il s’aida du mur pour atteindre la porte et rejoindre la pièce centrale. Son père et son frère, déjà réveillés, étaient en train de revêtir leur tenue cérémonielle. Pü lu dans leur regard la confiance qui lui portaient. Il devait faire face, comme eux l’avaient fait en leur temps. Pourtant il le sentait, aux yeux de son père, il ne serait jamais que l’Ombre de son frère. Mais malgré cela, il savait le mérite qu’il y avait à porter ce titre. Le rôle qu’il aurait à jouer dans un futur proche serait fondamental. Oui, il serait l’Ombre du futur Masque Noir, et il devait en être fier. Car tout comme on ne peut entendre le silence sans le bruit, on ne peut voir la lumière sans l’ombre. Se concentrant sur cette idée, il régula sa démarche et essaya de chasser la douleur. Il fut pourtant traversé par un déchirement suraigu. Il s’écroula sur la table familiale et glissa sur le sol dur.

- Niï, relève ton frère ! Ensuite, va sonner le gong et… , cria sa mère avant que son mari ne l’interrompe.

- Ne fais rien Niï. Pü doit réussir l’épreuve seul, et tu le sais mieux que quiconque Looï. Aucune aide, même minime, ne doit lui être apportée.

Sa femme s’apprêtait à intervenir lorsque le jeune zoraï se releva.

- Père a raison mère, je dois y arriver seul. Ayez foi en moi, je saurais rendre honneur à notre nom.

Pü prononça ces quelques mots en serrant les dents, plissant les yeux pour réussir à se maitriser. Il sortit de la hutte sans regarder sa famille, et ramassa sur le seuil le seau sacré qui chaque jour était vidé et rempli de son eau, en prévention du grand moment. Se déshabillant, il se versa le contenu du récipient sur la tête, comme le voulait la tradition. En temps normal, la morsure de l’eau glacée lui aurait probablement parue insupportable. Mais alors que la brûlure de la pousse lui meurtrissait le visage, la sensation du liquide gelé fût presque salvatrice. Nu comme un nouveau-né et lavé de ses impuretés, il était enfin prêt à renaître durant le rituel. Mais fallait-il encore qu’il survive jusqu’à là.

Pü titubait en direction de l’endroit le plus sous-terrain de la souche, la place cérémoniale, s’aidant du décor pour progresser. Son affliction l’empêchait de contrôler parfaitement ses pas sur les allées tortueuses du village. Heureusement, il en connaissait tous les recoins, et savait éviter instinctivement les racines qui s’entremêlaient sous ses pieds. Il aurait pu s’y déplacer les yeux fermés, guidé par les dénivelés, l’odeur caractéristique de chacune des huttes, les cris nocturnes des volatiles qui s’étaient installés dans certaines niches végétales du plafond d’écorce, et l’écho envoûtant émit des puits d’abysses qui s’enfonçaient en direction des primes racines. S’il chérissait habituellement les promenades nocturnes, la traversée lui semblait infiniment longue, ponctuée d’impulsions de douleur qui partaient de son crâne et fendaient tout son être. L’une d’entre elle fut particulièrement déchirante. Ses jambes l’abandonnèrent au moment où il empruntait un escalier creusé qui menait au palier intermédiaire du village. Il dévala une grande pente, arrachant quelques racines au passage, et s’écrasa sur le sol de lichens froid. Il mordit son poing pour camoufler ses hurlements. Par chance, le gong n’avait pas encore sonné, et les villageois dormaient toujours. Personne ne serait en mesure de découvrir l’état pitoyable dans lequel il se trouvait.

En pleine crise de folie, Pü sentait les articulations de sa mâchoire se distendre, certaines de ses dents se déchausser et la peau de ses joues se fissurer, alors qu’il parvenait à enfoncer l’entièreté de son poing dans sa bouche. De sa main libre, il s’arracha une touffe cheveux, à sang. Ses yeux se révulsaient tandis qu’il convulsait sur le sol. Comment pouvait-il supporter une telle douleur ? C’était inconcevable, il n’y avait aucune chance qu’il y réchappe. Laissant de funestes pensées voiler sa raison, il s’apprêtait à abandonner. C’est alors qu’il le vit. Un Kami de la jungle était penché sur son corps. Ses grands yeux blancs habituellement vides ne l'étaient plus. Pü y lut la honte. Quelle misérable image était-il en train de donner à Ma-Duk ? Il salissait le nom de ses ancêtres. D’ordinaire d’un calme mesuré, le jeune zoraï éprouva une féroce colère envers lui-même. Il arracha furieusement son poing de sa gorge, emportant quelques dents sur le coup, et ne put s’empêcher d’expulser une nausée. Lorsqu’il se redressa, le Kami avait disparu. L’avait-il rêvé, ou était-ce un avertissement du Grand Masque ? Le regard de Ma-Duk pesait dorénavant sur lui, il le sentait. Pü cracha de la bile et du sang et reprit sa descente.

Il était quasiment arrivé à destination quand il entendit le gong tinter et vit les premières lumières s’allumer au cœur des huttes maintenant situées bien au-dessus de lui. Finalement parvenu sur la grande place, il s’agenouilla sur l’un de ses bords, difficilement, tant son corps était parcouru de terribles spasmes. Dans les profondeurs de la souche, la lumière se faisait plus rare, et le froid des primes racines remontait à la surface. La place cérémoniale était une large zone circulaire d’environ vingt mètres de diamètre, recouverte de copeaux d’écorces et totalement vide, hormis le gigantesque totem qui trônait en son centre. La structure était un impressionnant pylône de bois intégralement recouvert de masques zoraïs embaumés. Seuls les membres de la tribu ayant toute leur vie respecté les préceptes du Culte Noir de Ma-Duk pouvaient espérer apparaître sur le totem à leur mort. Survivre seul à la pousse du masque était l’un de ces préceptes. Il s’attarda sur chacun des visages, invoquant le nom de ses héros, et cherchant dans leur regard un moyen de diminuer son supplice. Il avait déjà répété sa prière un grand nombre de fois lorsque le premier membre de la tribu le rejoignit sur la place, alors que l’excroissance acérée commençait à transpercer ses arcades. Aveuglé par les céphalées et la sueur acide qui perlait dans ses yeux, le jeune zoraï ne réussit pas à distinguer le nouveau venu. Il dut attendre qu’il parle.

- Ne sois pas la cause d’un nouveau déshonneur fils. Si je t’entraîne tous les jours depuis que tu sais tenir une dague en main, je ne t’ai pas seulement appris à combattre.

C’était Ke’val, le frère de son père le Masque Noir, mais aussi son Ombre, à qui Pü devrait succéder un jour. Pü bénit la présence de son oncle. Il s’était arrangé pour arriver le premier sur la place et avait prodigué son conseil dissimulé à voix basse, pour ne pas risquer de se faire entendre. Le jeune zoraï devait seul surmonter cette épreuve. Toute aide acceptée serait considérée comme un acte de faiblesse et l’empêcherait à jamais de devenir un Guerrier Noir et d’espérer rejoindre un jour l’éternel totem aux visages. Comprenant le message caché de son oncle, Pü se mit en tailleur et ferma les yeux.

« Les Guerrier Noirs absorbent leur souffrance et s’ouvrent à la douleur. »

« Comme pour l’os, l’esprit devient plus solide une fois brisé. »

« Ma-Duk nous offre l'ultime douleur pour que toutes les peines du monde n'atteignent jamais ses soldats. »

Le jeune zoraï murmurait ces phrases à répétition en se concentrant sur sa graine de vie, foyer de son tourment. Comme lui avait appris son oncle, il n’essayait plus de lutter, laissant les vagues de douleur se propager de son front aux extrémités de son corps. Était-ce le secret ? Accepter la douleur comme une amie ? Ne faire qu’un avec ? Oui, c’était cela. Mourir pour renaître. Pü raffermit ses appuis et planta violemment ses doigts dans le sol pour se maintenir bien droit. Rouvrant les yeux, il s’attarda une dernière fois sur les masques de ces aïeux.

« Ne m’aidez pas à fuir ma douleur, offrez-moi la vôtre. Je la chérirais. »

À ces mots, ses ancêtres s’animèrent. Pü les vit s’extirper de leur prison de bois, tomber lourdement sur le sol et lui foncer dessus en hurlant. Un à un, ils plongèrent dans son front. Laissant la douleur le consumer, Pü perdait toute notion de réalité. Alors que ses yeux se fermaient, peut-être pour la dernière fois, il vit les grands yeux blancs du Kami noir, posé au sommet du totem. Pü y lut de la fierté et tomba en transe.

Autour de lui, toute sa tribu commençait à arriver des hauteurs du village, descendant les marches dans un silence religieux. Ils se placèrent progressivement en demi-cercle sur l’arc opposé à celui sur lequel Pü s’était agenouillé. La dernière arrivée fût Grand-Mère Bä-Bä, soutenue par la mère de Pü. La vieille dame était la seule autorisée à rejoindre l’autre demi-cercle. Se plaçant entre le petit être et le grand totem, elle leva sa main flétrie. Celle-ci contenait son jeu de dés. À son geste, toutes les lumières du village, pourtant déjà bien sombre, fusèrent dans sa paume. La petite boule de lumière, devenue rouge, captait l’attention de tous les zoraïs, qui bien qu’étant habitués, ne le lassaient jamais de cet ensorcelant spectacle. Elle souffla sur le petit astre, qui s’envola jusqu’au totem. Celui-ci s’embrassa instantanément et les orifices vides des masques s’illuminèrent. Grand-Mère Bä-Bä entama alors le rituel que chacun des présents avaient vécus dans leur enfance. Elle psalmodia de sombres incantations durant les heures qui suivirent en remuant ses mains d’une manière étrange, tandis que ses enfants fredonnaient en cœur des chants liturgiques. Au plus profond des ténèbres de l’immense souche, les ombres dansaient en cadence. Au loin dans la jungle, on pouvait apercevoir une lueur rouge sang se propager depuis l’énorme arbre-ciel mort, et deviner de sinistres murmures dans la plainte du vent. La Souche Maudite, comme on l’appelait, portait bien son nom pour les ignorants. Le spectacle hypnotisant ne semblait jamais s’arrêter, et aucun des zoraïs ne se seraient risqués à l’interrompre. Infatigables, ils fixaient le jeune enfant, toujours en transe, qui interrompait de temps à autre la monotonie du rituel avec des cris inconscients étouffés.

Un hurlant abîme crépusculaire étincelait devant les yeux de Pü. En avant, il vit le Kami noir filer à vive allure, et le suivit. Dans le vide bouillonnant qu’ils traversaient, un développement et une accélération du vague système tonal annonçait un paroxysme indescriptible et orgasmique. C’est alors qu’il l’entendit. L’explosion monstrueuse des chants liturgiques de ses ancêtres, qui concentraient dans leur sonorité immaculée toute l’effervescence primitive, fondamentale, du Grand Masque, qui couve derrière chaque fragment de matière. Jaillissant en réverbérations rythmiques qui pénètrent atténuées dans tous les niveaux d’être, et conférant partout sur Atys et par-delà sa canopée une terrible signification. Ma-Duk lui parlait, et le kami l’emmenait le retrouver dans les profondeurs du monde.

Mais tout cela disparut en un instant.

Pü se réveilla, transpirant, haletant, les sens désordonnés. Il ne savait pas où il était, ni pourquoi son corps souffrait d’une telle affliction. Autour de lui, d’étranges brumes se rapprochaient doucement. Instinctivement, il chercha son arme à la ceinture, qu’il ne trouva pas. Il se mit en position défensive, alors que ses sens retrouvaient progressivement leur place. Un corps s’échappa alors des brumes, et Pü réussit à distinguer son visage. Jamais il ne se lasserait de la beauté de sa mère. Meurtris de toute part, il s’apprêtait à se jeter dans ses bras, espérant trouver l’apaisement. Mais celle-ci l’en empêchât et prit la parole d’une voix qui peinait à voiler son émotion.

- Pü Fu-Tao, tu as réussi avec succès ton passage à l’âge adulte. Mais cette épreuve n’était que la première. Laisse-nous savoir, souhaites-tu devenir un Guerrier Noir de Ma-Duk ?

Le jeune zoraï, qui avait enfin repris ses esprits, passa pour la première fois ses mains sur son masque. Il était ferme et chaud. Malgré la douleur encore vive, il fut stupéfait de réussir à sentir les moindres circonvolutions de ses doigts. Son nouveau visage était beaucoup plus sensible que l’ancien. Voyant que sa réponse se faisait attendre et lisant le désordre émotionnel dans les yeux de sa mère, il affirma sans surprise.

- Oui, je le souhaite.

- Alors accepte ton nouvel équipement, dit sa mère.

Ke’val vint poser à ses pieds une amure légère, une paire d’amplificateurs magiques, une lance, une épée courte, une dague et un petit bouclier. Pü lut la fierté dans ses yeux. Il y a quelques années, son fils n’avait pas réussi l’épreuve de la pousse du masque. Rendu fou par la douleur, Grand-mère Bä-Bä avait dû intervenir et interrompre la cérémonie. Par ce fait, son cousin s’était interdit un futur glorieux. Pü fut très triste d’apprendre sa disparition quelque temps après, surtout lorsqu’il essaya d’en comprendre les circonstances. Et lui, son père l’aurait-il éliminé s’il avait échoué ce soir ? Chassant ces tristes pensées de son esprit, il s’équipa rapidement en silence puis porta à nouveau le regard sur sa mère.

- Voici ta stance de Daïsha, prends en soin, dit-elle. Nous sommes actuellement soixante-quatorze, et deux naissances sont à prévoir d’ici les prochains mois. Tu devras donc faire don de soixante-seize offrandes à la tribu. Tu peux y aller.

- Merci, mère, répondit-il la voix tremblotante.

Pü ne put alors s’empêcher d’écarter ses bras. Il devait enlacer sa mère. Mais surgissant de nulle part, son père s’interposa en lui attrapant le poignet.

- C’est une mauvaise idée Pü. Tu n’as pas besoin du réconfort de ta mère en cet instant. Tu dois surmonter ces épreuves seul, et trouver en toi la force pour… , dit-il sèchement avant de se faire interrompre sévèrement par sa femme.

- Sang Fu-Tao ! Le jour où tu réussiras à m’empêcher de serrer dans mes bras l’un de mes fils n’est pas encore arrivé. Jamais nous n’avons vu une performance aussi remarque, tu le sais aussi bien que moi. Alors satisfais-toi-en, car je te déconseille d’intervenir.

Le Masque Noir jeta un regard froid à sa femme, mais lui obéit sans rien dire, lâchant le poignet de son fils. Looï se jeta dans les bras de Pü qui la serra aussi puissamment qu’il put. Son masque frôla celui de sa mère, et le contact pourtant imperceptible lui procura des sensations jusqu’alors inconnues.

- Ce visage te va si bien, mon fils, murmura-t-elle. J’ai foi en toi, nous avons tous foi en toi, tu nous reviendras victorieux, je l’ai vu. Mais je t’en prie Pü, je te demande une seule chose : ne deviens pas un être assoiffé de sang. Fais-le pour Ma-Duk, mais jamais pour assouvir ton propre plaisir. N’oublie jamais. Tu peux devenir un grand soldat et rester mon gentil trésor bien-aimé.

Secoué par ces nouvelles sensations, ses paroles, et l’idée de l’abandonner si longtemps, Pü desserra son emprise et s’élança sans un mot vers les escaliers de la grande place. Il ne devait pas se retourner, il ne pourrait pas le supporter. Il gravit alors à toute hâte les niveaux du village, passa la grande et inquiétante brèche déchirée qui servait d’ouverture et qui faisait fuir les curieux, et disparu dans l’orée de jungle. Oubliant pour la première fois sa souffrance physique, il fonçait sans s’arrêter à la lumière des astres maudits de Jena, qui éclairaient sa route au travers de la cime des grands arbres. Il ne savait même pas où il se dirigeait, bouleversé par ce dernier moment passé avec sa mère. Arrivant au bout de ses limites, il s’écroula sur le sol feuillu et humide et se mit à hurler de douleur.

Son père savait. Ce moment de tendresse privilégié était une mauvaise idée, il avait eu raison. La douleur, ce n’était pas son masque, c’était son cœur.



Notes HRP :
- Ce texte est une fiction et n'a pas pour volonté de porter atteinte à l'univers de Ryzom. Si vous avez des doutes quant à ce qui est vrai ou faux, possible ou impossible, contactez l'équipe d'animation ou faites un tour sur le wiki https://fr.wiki.ryzom.com/wiki/Accueil.
- Vous trouverez au fur et à mesure de l'écriture des chapitres les versions illustrées ici https://drive.google.com/drive/folders/1aQrEhvrzECARbHwdTcxh6zq4o DU72Dz3?usp=sharing.
- Quant à l'aventure narrant la découverte du recueil contenant cette histoire, c'est ici https://app.ryzom.com/app_forum/index.php?page=topic/view/28654/3 #3
- Merci à Drumel et Namcha pour m’avoir transmis les informations qu’il me manquait à propos du masque zoraï et de sa pousse.

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Lyghan, Gardien du Culte Noir. Dernière victime de Kiriga et première victime de Ki'yumé, il emporta dans sa mort les secrets des Rôdeurs d'Atys.
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