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Les Mera - ROLEPLAY - Ryzom Community ForumHomeGuest

ROLEPLAY


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#1 [fr] 

Babouk ajouta un peu de sel et quelques herbes aromatiques à la soupe. Elle prit une louche et versa la soupe d’izam dans un bol avant de l’emporter avec précaution dans la chambre de Vekariel. Elle poussa doucement la porte pour ne pas faire de bruit, il dormait. La jeune homine posa le bol et une cuillère sur la table de chevet de son oncle. Rebroussant chemin, elle fit craquer le bois du plancher.

-Valyae.
-Ser Veka, je pars.
-Nec reste. Raconte-moi ta journée.

Le Matis s’assis et calla un deuxième oreiller derrière son dos, le visage plus blanc que blanc, les yeux cernés. Il prit le bol de soupe et la goûta.

-Tu l’as trop épicé.
-C’est pour chasser le mal mon oncle! Je ne sais même pas ce que vous avez.
-Inutile de gâcher la nourriture avec du piquant, cela ne me rends guère service. Ta journée Valyae.
-Je suis allée chasser avec les Seri dans les primes racines! Dit fièrement la jeune fyros sous le regard concerné de son tuteur.
-Dans les primes racines?! Babouk, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi enfin! Qui diable a permis que tu y ailles de toute façon!
-Mé j’étais avec Ser Nilstilar!
-Et ALORS?!
-Ben il y avait Filira Zagh, Markanjio et Ser Tapco…même si je l’aime pas trop lui. Babouk repensait à la fois ou Tapco était venu l'agacer Naveruss et elle à Thesos et se mis à faire la tronche, perdue dans ses pensées. Vekariel se calma.
-Ah quand même, vous étiez plusieurs donc, pourquoi n’as-tu pas commencé par là. Le matis prit une cuillèrée de soupe en attendant la réponse.
-J’essaie mon oncle, mais vous ne me laissez pas en placer une!
-Ne sois pas si insolente.
-On est allé chasser donc!
-Valyae, comment cela se fait que les Alkianes t’adressent la parole?
-Ben je sais pas, parce que je leur parle en premier je suppose.
-Tu parles beaucoup mon coeur, méfie-toi.
-Ben alors quoi? Faut plus que je parle aux gens? Comment est-ce que je fais partie de la meute si j’ai pas le droit de parler!
-Je ne te dis pas de ne pas parler, je veux que tu saches quand tenir ta langue. Tu es naturellement très loquace mon enfant mais les Matis ne sont pas des fyros tu m’entends? Tu dois faire attention à la quantité d’information que tu partages sachant que ce tu reçoit est partiellement faux. Tu dois apprendre à lire entre les lignes et reconnaitre le probable de l’improbable. Vekariel grimaça et se força à manger la moitié de sa soupe.
-D’accord mon oncle.
-Tu as le droit de mentir…à tout le monde sauf aux membres de notre maison.
-C’est pas beau de mentir.
-Peut-être mais la loyauté envers les tiens est plus importante que la vérité.
-Est-ce que vous mentez-vous aussi?
-Sil mais pas par plaisir Valyae.
-Vous m’avez déjà menti?
-Nec.
-Vous mentez là.

L’homin se recoucha, fatigué mais sourit à la petite qui n’était plus si petite.
-C’est de ça dont je te parle Valyae. Je veux que tu sois prudente, tu ne peux faire confiance à personne.
-Vous voulez que je refasse une soupe sans piquant?
-Nec mon varini, je n’ai pas faim. Tu es une bonne petite, va faire tes devoirs de mathématiques maintenant, tu pourras faire de la peinture quand tu les aura fini.
-Davae naia mon oncle.
-Davae naia Valyae.

#2 [fr] 

Bellini je te hais.

Tu passes tes journées à ne rien faire.
Paresseux. Bon à rien…
Jena t’a tout donné et tu gaspilles ce cadeau. La beauté, la force, la jeunesse.

La santé.

Tout est facile pour toi, tu peux tout faire.
Sauf que tu ne fais rien.

Si j’avais ta vigueur Bellini…

Tu me dégoûtes.

#3 [fr] 

Pris de violents spasmes, l'homin luttait contre l’envie de vomir et d’hurler. Il sentait son corps se briser, son esprit se déchirer. Baeline posait des compresses sur son front en sueur, cherchait dans sa médication quelque chose qui pourrait au moins réduire la douleur. Elle lui donna une forte dose de calmants et réessaya d'appeler Bellini au secours, mais n’obtint pas de réponse.

-Tu perds ton temps Valyae... Murmura t’il.

Son rythme cardiaque était instable, son corps brûlait.

Baeline ne savait plus quoi faire mais détestait l’idée que son oncle puisse mourir seul si elle le quittait pour aller chercher de l’aide. La médication engourdit l'homin, qui commença à se calmer. La maladie l’avait dévoré depuis tout jeune, elle lui avait émacié le visage, pâlit plus blanc que blanc et volé son existence.

Sur la commode, une petite soucoupe vide. Quelques traces de sève et d’une matière visqueuse.

-Prie Jena avec moi, Valyae.

Il fini par s’endormir, une main dans les cheveux roux indomptable de sa pupille. Elle ferma les yeux.

Bellini. J’ai fais ce sacrifice pour nous.
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